ElooBooks, chroniques livresques!

22 août 2016

Mes Lectures • Août 2016 (en vidéo)

 

I'm back! Je vous retrouve enfin sur Youtube après 3 mois d'absence (je vous explique très brièvement le pourquoi du comment en début de vidéo). Voici donc de trèèèèès anciennes lectures, dont vous avez peut-être déjà lu mes avis sur le blog... C'est parti!

✿ Les Livres cités* :

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Source des tempêtes
I.R.L.

*Tous les titres sont des liens affiliés sur lesquels je touche un (petit) pourcentage quand vous achetez. Ces liens sont sûrs et vous redirigeront vers le site Fnac.com. En achetant via ces liens, vous apportez votre soutien à mon travail et je vous en remercie. Il n'y a AUCUNE obligation, si vous ne souhaitez pas les utiliser, cela ne pose aucun souci ! Sentez-vous à l'aise de faire ce que bon vous semble ! ;)

© Eloo 08/2016

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18 août 2016

Un Avion sans elle

 

un avion sans elle

Auteur Michel BUSSI Editions Presses de la Cité Date de parution 2013 / 532 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

"Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité du nourrisson de trois mois, unique rescapé d'un crash d'avion, que les médias ont baptisé Libellule? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour elle..."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Après avoir eu un grand coup de coeur pour le roman Nymphéas noirs que j'avais lu/écouté sous le format d'un livre audio, j'avais très envie de poursuivre ma découverte des polars de Michel Bussi. Cet auteur publie un nouveau livre chaque année, j'avais donc le choix, et celui-ci s'est porté sur Un Avion sans elle qui, en réalité, m'intriguait depuis un moment.

Oh libellule,
Toi, t'as les ailes fragiles
Moi, moi j'ai la carlingue froissée... ♫
Extrait de Comme un avion sans aile, Charlélie Couture (1981)

Globalement, je dois dire que j'ai beaucoup aimé ma lecture. Michel Bussi possède une écriture fluide et pose là une intrigue très addictive. Difficile en effet de lâcher ce roman car comprendre ce qu'il s'est vraiment passé le soir du 23 décembre 1980 devient une nécessité. La construction du roman est très rythmée puisque tout se joue en une seule journée, 18 ans plus tard, le 2 octobre 1998. On suit principalement les pensées de Marc, un des personnages principaux, tandis qu'il tente de recoller les morceaux, avec l'aide du journal écrit par le détective privé qui s'est penché sur l'affaire. L'étau se resserre alors petit à petit, et tandis que les heures de cette longue journée semblent s'accélérer, j'ai tourné les pages de plus en plus vite.

Je dois dire qu'arrivée aux deux tiers du roman, j'ai deviné où l'auteur voulait nous emmener. Je ne suis toutefois pas déçue car certains rebondissements m'ont surpris ; de plus, même si je me doutais de la fin, j'étais tout de même bien contente que l'auteur m'explique tout le cheminement. Car finalement je me basais avant tout sur mon instinct et j'aurais bien été incapable d'aligner des preuves.

Mon bémol, celui qui m'empêche d'être aussi enthousiaste que pour Nymphéas noirs, relève tout de même de la fin où j'ai ressenti un sentiment d'inachevé. J'ai eu la nette impression qu'il manquait un passage entier entre les deux derniers chapitres (le dernier étant une sorte de prologue), et que l'auteur Michel Bussi ne prenait pas la peine de tout nous expliquer. Du coup, la fin m'a semblé un peu abrupte, il me manquait quelque chose, et je me suis dit que de la part de l'auteur, c'était un peu facile de nous laisser comme ça, avec des cadavres sur les bras! Comprenne qui pourra, je n'en dirais évidemment pas plus pour éviter tout spoiler...

Malgré ce dernier point, je conseille ce roman à tous, amateurs de polar ou non ; je trouve qu'il s'agit d'une lecture idéale pour l'été puisqu'elle allie détente et suspense.

 

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Un Avion sans elle sur la Fnac.com

© Eloo 08/2016

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01 août 2016

La Petite princesse

 

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Auteur Frances H. BURNETT Editions Gallimard Collection Folio junior
Date de parution 1999 (1ère édition : 1891) / 284 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

      "Sara Crewe, fille unique et choyée d'un riche Anglais installé aux Indes, vient parfaire son éducation dans un pensionnat à Londres. Sa générosité, son intelligence et ses talents de conteuse lui valent quelques amitiés fidèles... et de solides rancunes. Le jour de l'anniversaire de Sara, une fête somptueuse se prépare à la pension. Mais un homme vêtu de noir se présente, porteur d'une terrible nouvelle qui va changer la vie de la fillette."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Suite à des demandes successives de la part de jeunes lectrices, j'ai acheté la série BD Princesse Sarah (8 tomes) pour compléter le fonds de la médiathèque où je travaille. Les illustrations m'ont tout de suite emballé mais j'ai toutefois décidé de prendre mon mal en patience et de lire dans un premier temps le roman original, La Petite princesse de Frances H. Burnett. Ce roman publié pour la première fois en 1888 est un classique de la littérature jeunesse anglaise et je suis absolument ravie de cette découverte.

J'accroche totalement à cette manière de raconter des histoires et je me disais pendant ma lecture que j'aurais adoré écrire moi-même ce type de roman. Je peux tout à fait concevoir que l'on puisse aujourd'hui trouver ce style un peu vieillot et très "à la mode anglaise du 19ème", mais personnellement je suis totalement sous le charme. Les personnages sont caricaturaux juste comme il faut et l'intrigue suit son cours sans dévier de sa route. Comme toujours dans les romans jeunesse écrits à cette époque, il y a une morale et la bonté triomphe sur la méchanceté

Arrêtons-nous quelques instants sur les différents personnages. Sara est l'archétype même de l'enfant parfaite : intelligente, gentille, serviable, à l'écoute des autres. Qu'elle soit princesse ou mendiante, elle reste égale à elle-même. Elle a trois amies très chères : Ermengarde, une jeune fille boulotte et pas très futée, Lottie, une petite fille capricieuse et Becky, une bonne famélique sans éducation. A l'inverse, quelques personnages lui mènent la vie dure : la jeune Lavinia qui est jalouse et méchante, et Miss Minchin, la directrice du pensionnat, une femme interessée et sans coeur qui dévoile sa vraie et cruelle nature lorsque Sara se retrouve sans le sou. Heureusement, le bienfaiteur de Sara ne tardera pas à faire son apparition, il s'agit du monsieur Indien, un homme riche, bon et généreux. Ajoutez à cela les personnages secondaires, la parfaite famille anglaise qui vit à côté du pensionnat ou encore la boulangère qui a la main sur le coeur. Comme je vous le disais plus haut, les personnages sont un brin stéréotypés ; encore une fois, c'est normal pour un roman de cette époque et cela ne m'a pas du tout gêné. Les enfants de cette histoire sont terriblement attachants et au pire moment de l'histoire, on espère que tout ira au mieux pour eux.

Après ce long pavé sur les personnages qui sont à mon sens ce qu'il y a de plus intéressant dans ce roman - à travers eux, on peut percevoir une analyse de la haute société anglaise, quoiqu'un peu idéalisée, de la part de Frances H. Burnett -, je vais m'arrêter là.
Je vous recommande de découvrir La Petite princesse, une très jolie histoire.

 

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La Petite princesse sur la Fnac.com

© Eloo 08/2016

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25 juillet 2016

I.R.L.

 

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Auteur Agnès MAROT Editions Gulf Stream Collection Electrogène Date de parution 2016 / 444 p.

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Gulf Stream.

 

4ème de couverture :

      "Je lève la main jusqu'à mon visage, laisse échapper un cri. A chacun de mes doigts, à chacune de mes phalanges, un filin brille sous le soleil timide qui pénètre dans la pièce. Je traverse la paroi aussi facilement qu'on soulève un rideau, les mains déjà tendues en avant. Au moment où mes doigts se posent sur le pavé tactile où brillent des boutons multicolores, je suspends mon geste, pétrifiée par l'angoisse. Je m'appelle Chloé Blanche et j'ai grandi à Life City. Comme tous les habitants, j'ignorais que nous étions filmés en permanence. J'ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers de foyers. J'ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de City Life, IRL. J'ignorais surtout à quel point nous étions manipulés. Puis j'ai rencontré Hilmi, le nouveau à la peau caramel. Le garçon qui faisait battre mon coeur, mais que ceux qui tirent les ficelles ne me destinaient pas. C'est ainsi que j'ai découvert ce que nous étions, à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Il y a quelques mois maintenant, j'avais reçu des e-mails très intrigants de la part de la maison d'édition Gulf Stream. A la fois menaçants, inquiétants et avertissants... Il s'agissait d'un teasing réussi! J'étais alors très impatiente de lire ce nouveau roman d'Agnès Marot, qui me permettait du même coup de découvrir sa plume.

"Ouvre les yeux. Regarde ton environnement, essaie de comprendre comment il fonctionne".

Ce roman traite de nombreux sujets qui portent à réflexion : les dérives possibles des nouvelles technologies, l'enfermement dû aux écrans, la liberté de soi et des autres, le libre arbitre, les apparences, les inégalités sociales, la fan attitude, et j'en passe. Pour cela, je tire mon chapeau à l'auteur qui a su capter l'attention de ses lecteurs sur des thématiques sérieuses et ô combien d'actualité, tout en proposant une histoire divertissante.

L'auteur a fait le choix ambitieux de mélanger les temporalités tout au long de son roman. Un choix tout à fait louable, mais qui m'a fait un peu perdre le fil au début. Se situer sur l'échelle du temps à chaque chapitre, voire à chaque paragraphe, demande une certaine concentration (pour info, lire une partie de ce roman dans un aéroport n'est pas chose aisée, j'ai testé pour vous^^). De plus, cela diminue grandement le suspense de l'intrigue. Cela ne constituera pas une gêne pour tous les lecteurs, mais personnellement je pense que cela a eu une incidence sur mon rythme de lecture. J'ai eu l'impression de savoir à l'avance ce qui allait se passer les pages suivantes et du coup j'ai manqué d'empressement pour arriver à la fin.

J'ai été très lente pendant ma lecture, clairement. Pour la raison évoquée plus haut et peut-être aussi parce que je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. Je les ai trouvés intéressants mais c'était comme si je les observais de loin, allez savoir pourquoi. Chloé a toutefois su me toucher à l'approche du dénouement final. Pour finir, une courte phrase sur la plume d'Agnès Marot, qui ne m'a pas forcément fait vibrer, mais qui a le mérite d'être facile et agréable à lire.

 

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© Eloo 07/2016

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01 juillet 2016

Le Livre de l'Enigme (I) : Source des tempêtes

 

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Auteur Nathalie DAU Editions Les Moutons électriques Date de parution 2016 / 443 p.

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Les Moutons électriques.
J'ai lu ce roman en lecture commune avec Lanylabooks.

 

4ème de couverture :

      "Les ténèbres ont un cœur de lumière.
Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Lorsque la maison d'édition Les Moutons électriques m'a proposé de découvrir ce roman, j'ai immédiatemment été séduite par les quelques extraits qu'elle m'avait joint à son e-mail. J'ai donc accepté de reçevoir Source des tempêtes en service presse, ce qui me permettait par ailleurs de me plonger dans un nouvel univers de fantasy. Je dois avouer que cela m'avait manqué.

Je suis admirative du travail d'écriture de Nathalie Dau et notamment de ses tournures de phrases. Elles sont toutes empreintes d'émotions ; elles sont justes et belles. Je me suis surprise à marquer des pages pour garder en mémoire quelques citations, ce qui ne m'arrive que très rarement.

Le fait que le personnage principal ne soit pas le "héros" de l'histoire permet une approche tout à fait originale et bienvenue. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, l'intrigue qui se met en place au fur et à mesure des pages est complexe et intéressante. La thématique du conflit entre les croyances ancestrales et les nouvelles religions n'est pas innovante mais elle a tout de même su me convaincre. 

Arrivé à mi-parcours, j'ai trouvé que le récit s'essouflait un peu. J'avais envie d'en savoir plus sur l'Enigme de Namuh et le rôle à jouer des protagonistes mais le tout reste assez flou jusqu'à la fin de ce premier tome. De plus, certaines relations assez malsaines m'ont un peu gêné pendant ma lecture. Elles m'ont fait penser à celles que l'on peut suivre dans la série Game of Thrones mais apparemment cela me dérange moins sur écran qu'entre les lignes d'un roman.

Globalement, j'ai passé un bon moment avec Source des tempêtes et je lirai la suite avec plaisir. J'espère que le second tome relancera l'intrigue et nous offrira des éclaircissements.

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© Eloo 07/2016

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27 mai 2016

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

 

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Auteur Stefan ZWEIG Editions Le Livre de Poche Date de parution 2010 (1ère édition : 1927) 158 p. 

→ Lu sur l'application Glose.

 

4ème de couverture :

      "Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Lorsque j'avais lu la nouvelle Le Joueur d'échecs, la plume de Stefan Zweig m'avait envoûté, et j'ai saisi l'occasion de redécouvrir cette belle sensation avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig reste dans le même schéma : le point de départ de sa nouvelle se situe dans le présent puis il utilise un prétexte, ici un évènement "scandaleux", pour remonter le temps et nous raconter une histoire. La construction est somme toute très classique, mais les mots employés vous transportent et font toute la différence.

La thématique abordée dans cette nouvelle est la dangerosité des jeux d'argent ; il ne s'agit pas d'un sujet qui me passionne particulièrement, c'est pourquoi j'ai préféré Le Joueur d'échecs à cette nouvelle. Néanmoins, je me suis laissée porter par les péripéties. Par la rencontre inattendue des deux personnages. Par la main tendue qui ne voulait finalement pas le support de celle qui l'attrape. Par les quelques illusions et surtout les nombreuses désillusions.

Stefan Zweig nous décrit le tumulte de la vie et nous prouve qu'une vie peut basculer en quelques heures à peine. Il nous démontre également l'importance de l'absence de jugement lorsque l'on ne connait pas les tenants et aboutissants. Concernant la prose, j'ai particulièrement aimé le fait que les éléments naturels soient en parfaite symbiose avec les émotions des personnages.

"Et, comme un reflet de mon propre allégement moral, le paysage brillait autour de nous, complètement apaisé : la mer qui, la veille, se gonflait de colère, était si calme, silencieuse et limpide que l'on voyait briller de loin, très blanc, le moindre galet sous les petits flots ourlant le rivage."

On sort toujours grandi d'un livre écrit par Stefan Zweig. Je pense qu'il est bon de s'occtroyer une petite parenthèse dans sa vie de lecteur pour découvrir son grand talent.

 

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25 mai 2016

Book Haul • De belles surprises!

 

Ma lapine est fière de vous présenter mon second Book Haul de l'année! Merci aux maisons d'édition qui ont su cerner mes goûts et me proposer des partenariats sur mesure. Je sens que mes prochaines lectures me réservent de belles surprises...

 

✿ Les Livres cités* :
Nymphéas noirs
Le Livre des Baltimore
Moi, migrant clandestin de 15 ans
Source des tempêtes
Paranoïa
I.R.L.
Hugo de la nuit
Quoi qu'il arrive
Memorex 
La Grande rivière
L'Abeille noire

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19 mai 2016

Le Livre des Baltimore

 

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Auteur Joël DICKER Raconté par Thibault de Montalembert 
Editions Audiolib Date de parution 2015 / 14h32 (476 p.)

→ Ce livre audio m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Audiolib.

 

4ème de couverture :

      "Jusqu'au jour du Drame, les Goldman se divisaient en deux branches : les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Marcus Goldman, l'écrivain de La Vérité sur l'affaire Harry Québert, est un Goldman de Montclair, une famille modeste qui vit chichement dans une banlieue de New York. Rien à voir avec les Goldman-de-Baltimore, prospères à souhait, emblématiques de l'Amérique hupée, et à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Puis ce fut le Drame. Au gré de ses souvenirs de jeunesse, Marcus va tenter de décrypter cette famille apparement comblée par la vie, et qui le fascinait trop pour qu'il puisse percevoir les indices précurseurs du désastre. Au risque de découvrir les racines enfouies de ses propres illusions."

 

Mon Avis :♥♥♥

J'étais impatiente de découvrir la plume de Joël Dicker, heureux lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2012. Je n'ai pas lu La Vérité sur l'affaire Harry Québert, et c'est Audiolib qui m'a donné l'opportunité de découvrir Le Livre des Baltimore, en livre audio. Ces deux romans partagent le même personnage principal, ils peuvent toutefois se lire indépendamment l'un de l'autre.

L'écriture de cet auteur est très agréable, quoique très (trop?) narrative, ce qui rend le déroulement du récit un peu longuet. J'ai trouvé que Joël Dicker se repétait beaucoup et qu'il ne laissait que très peu de place aux dialogues. A mon sens, il aurait pu "élaguer" son récit davantage pour le rendre plus dynamique. Il voulait peut-être ménager l'effet de surprise mais pour ma part, cela n'a pas eu l'effet excompté, j'ai surtout eu le sentiment désagréable que le roman tirait en longueur.

J'ai beaucoup réfléchi à mon rapport avec ce livre, à ce que j'ai ressenti. Beaucoup de personnes m'ont dit qu'elles avaient adoré Le Livre des Baltimore, et ça n'a pas été mon cas. J'en suis finalement arrivée à la conclusion que je n'apprécie pas les drames contemporains ; je ne m'y sens pas à l'aise, tout simplement. Plus j'avancais dans l'histoire, et plus il était douloureux pour moi de poursuivre ma lecture. On sait dès les premières pages que cela finira mal et je redoutais d'arriver à ce moment clé du roman.

La lecture est pour moi avant tout une façon de m'évader, de me détendre, de rêver... Ce roman-là ne m'a procuré que des émotions négatives. Il est définitivement trop ancré dans la triste réalité. Il me suffit de lire le journal, d'écouter la radio ou de regarder le journal de 20h pour entendre parler d'un drame tel que celui-là. Et je n'ai pas envie de retrouver cela dans mes lectures.

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Le Livre des Baltimore sur la Fnac.com

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15 mai 2016

J'étais au Salon du Livre de Genève!

 

      (Flash Back) Lorsque j'étais en classe de première, j'ai eu l'opportunité de participer à un voyage scolaire linguistique ; destination l'île de Malte pour une semaine. Ça a été une expérience incroyable car j'ai pu rencontrer des jeunes gens de mon âge qui venaient de toute l'Europe. Un soir, nous devions tous dire quelques mots sur une scène face à un public relativement important. Au quotidien, nous nous parlions en anglais mais là, nous devions tous nous exprimer dans notre propre langue. En soit, un exercice plutôt simple et pourtant... J'ai eu un blanc au cerveau. Je nomme ainsi le moment où lorsque vient ton tour de parler aucun son ne sort de ta bouche. Tu ne penses plus à rien et tu ne te rappelles même plus de ton prénom. La grosse angoisse.

 

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Le Lac Alexandrina au réveil, Australie. Stéphan Meier.
Concours du photographe voyageur, exposition au Salon du Livre de Genève.

 

A l'occasion du Salon du Livre de Genève, Margaud m'a proposé de mener une interview avec un auteur. J'ai accepté de relever le défi en posant quelques questions à Melissa Bellevigne ; cela me semblait être une suite logique aux vidéos que nous avions tournées précédemment ensemble pour parler de son premier roman, Paranoïa. J'étais plutôt sereine... Jusqu'au jour J où j'ai ressenti une certaine appréhension. Et si le blanc au cerveau me rattrapait à nouveau? C'est fou mais 10 ans après mon voyage à Malte, j'y pense encore. Alors je me rassure comme je peux. Par exemple, j'avais mon cahier avec toutes mes questions près de moi pendant l'intervention. Juste au cas où. Mais haut les coeurs! Et j'y suis allée. Je suis sortie de ma zone de confort et ça m'a fait du bien. Je crois que c'est très important de dépasser ses peurs. Et pour moi cette petite interview, c'est une grande victoire. Car je sais maintenant que j'en suis tout à fait capable.

 

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Interview de l'auteur Melissa Bellevigne sur la scène Young Adult au Salon du Livre de Genève.

 

Le Salon du Livre de Genève, c'était aussi - et avant tout autre chose - des rencontres. Des rencontres entre booktubers, entre blogueurs, entre lecteurs. Tous nos échanges ont été si enrichissants ; je mesure la chance de faire partie d'une si belle communauté
Ci-dessous quelques images de ce beau week-end :

 

© Eloo 05/2016

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09 mai 2016

Moi, migrant clandestin de 15 ans

 

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Auteur Thierno DIALLO avec la collaboration de Sophie KEPES 
Editions La Nuée Bleue Date de parution 2015 / 184 p.

→ Reportages sur l'histoire de Thierno Diallo ici et .
Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition La Nuée Bleue.

 

4ème de couverture :

      "A quinze ans, seul, j'ai fui la Guinée et traversé les mers. Rescapé des massacres du stade de Conakry en septembre 2009, échappé d'une prison politique, ma mère disparue, je me suis faufilé à travers les barbelés d'une dictature cruelle. Clandestin sur le chemin de l'eldorado européen, ce Graal fantasmé, j'avais le goût du risque et croyais en mon étoile. Athènes, Paris, Strasbourg. Errances et interpellations, solitude et solidarité, absurdités administratives et générosité, rencontres et apprentissages, écriture. Cinq années ont filé, j'ai mûri, perdu pas mal d'illusions, fait naître en moi d'autres rêves et des projets d'avenir, avec au coeur, intacte, mon insubmersible quête de paix. Mais arrive-t-on à vivre en paix, quand on sait que, là-bas, bien loin, inaccessibles, les personnes aimées ne le peuvent pas?"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Autant vous le dire tout de suite, je redoutais le moment où j'allais écrire cette chronique. Je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce témoignage car il est trop important... Et justement parce qu'il est si important, je pense qu'il n'y aura jamais de mots assez forts pour le décrire. Pour décrire ce qu'a vécu Thierno Diallo.

Pendant ma lecture, j'ai repensé à la biographie de Malala, lu quelques semaines auparavant. C'est une chose de comprendre ce qu'il se passe à l'autre bout du monde, c'en est une autre d'admettre ce qu'il se passe à côté de chez soi. Ces deux livres se complètent vraiment bien. Mais il faut bien que j'avoue que le témoignage de Therno Diallo a eu une résonance tout à fait particulière pour moi car le point final de son exil est à Strasbourg, dans ma région. 

J'ai été très touchée par son jeune âge et par toutes les épreuves qu'il a dû endurer seul. Je l'ai trouvé très courageux, malgré les doutes et les peurs, il ne lâche rien. Thierno Diallo est extrêmement intéressant, intelligent, éduqué et cultivé. Il parle déjà un peu le français lorsqu'il arrive en France, car sa maman y tenait beaucoup. Il a cette soif d'apprendre et d'avancer qui je trouve est très inspirante.

Moi, migrant clandestin de 15 ans est divisé en trois partie : la vie de Thierno Diallo dans sa Guinée natale, sa migration puis son installation à Strasbourg. Le tout donne un petit livre avec un grand message de tolérance, d'espoir et de paix. Il nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel on vit. De relativiser, d'avoir moins peur. Il fait beaucoup de bien, croyez-moi, même s'il rend triste aussi.

Thierno Diallo a été pris en charge par une association dès son arrivée à Strasbourg. Commence alors le long combat contre la complexité, la lenteur et surtout l'absurdité de l'administration française. Je crois que c'est ce qui m'a le plus mis en colère. 

"Je connais un jeune qui a trouvé une entreprise pour entrer en apprentissage, mais pour signer le contrat, il lui fallait un titre de séjour. A la préfecture, on lui a dit que pour avoir un titre de séjour, il davait avoir signé un contrat d'apprentissage. Je ne comprends plus rien à ces exigences contradictoires." p. 138

Je ne cesserai jamais de conseiller ce témoignage, reflet du mal-être du monde. Il donne à réfléchir pour en créer un autre, où l'homme donnerait toujours le meilleur de lui-même et vivrait en paix avec ses semblables. Merci Thierno Diallo pour tes mots qui m'ont donné envie de te connaître.

Je m'arrête ici et je laisse conclure Thierno Diallo avec ce second extrait ; le jeune homme commente le terrible naufrage de Lampedusa (il est alors déjà installé à Strasbourg) :

"Après chaque naufrage de migrants en Méditerranée, le grand spectacle des dirigeants européens recommence. Ils courent se recueillir sur les dépouilles. Ils en profitent pour redorer leur image dans les médias. En costume-cravate, ils se montrent au large des côtes, où ne flottent plus que vêtements, chaussures et débris, indices de noyade récente. Ce sont pourtant des êtres humains fuyant la misère, les épidémies et les guerres qui meurent dans ces conditions épouvantables. Mais rapidement, tout le monde passe à autre chose, comme si de simples bougies s'étaignaient, et non des âmes." p.175

 

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Moi, migrant clandestin de 15 ans sur la Fnac.com

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