peindre_le_vent

Peindre le vent de Pam MUNOZ RYAN

Edition Actes Sud Junior - Collection Ado

2009

223 p.

      Maya est une jeune fille d’une douzaine d’années environ, qui vit recluse chez sa grand-mère paternelle, sévère et acariâtre.  De sa mère, elle n’a pour souvenir qu’une photo et des petits chevaux en plastique qui la font rêver. A la mort brutale de sa grand-mère, elle est recueillie par son grand-père maternel ainsi que par sa grande tante Vi et son grand oncle Fig. C’est alors qu’une toute nouvelle vie s’offre à elle. Celle-ci lui fait un peu peur aux premiers abords puis Maya s’en habitue petit à petit avec délice. La vieille maison de sa grand-mère est remplacée par les grands espaces du Wyoming, et ses leçons de maths et de français par des leçons d’équitation. Maya fait la connaissance de Payton, son cousin un peu turbulent, et apprend doucement à vivre comme une vraie Limner. Elle découvrira enfin des détails sur ses parents - leur vie, leurs passions- et aura la chance de croiser des « chevaux-fantômes », dont la belle Artemisia que sa mère avait eu la chance de monter avant qu’elle ne retourne à l’état sauvage…

 

Mon avis :

Si tout ce qui a un rapport, de près ou de loin, avec les chevaux vous rebute, il est inutile de vous lancer dans ce roman! Mais je pense que la simple vue de la couverture vous aurait déjà dissuadé à feuilleter ses pages ou à lire cette chronique! Pour ma part, je trouve  que la couverture est magnifique avec ce majestueux cheval qui représente sans nul doute Artémisia (je ne vais pas insister là-dessus, vous savez à quel point je craque pour les couvertures de la collection Ado d'Actes Sud Junior!).

Rien que le titre, que j'ai trouvé poétique et intriguant, m'a donné envie de découvrir ce roman qui, il faut le souligner, est peu connu. Je n'ai pas été déçue, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'une très belle histoire, émouvante et juste. La fin est si belle.

A noter que les chevaux de l'histoire porte des noms en référence à des peintres (le nom de famille pour les mâles et le prénom pour les femelles). J'ai trouvé l'idée originale et cela m'a plu d'aller à la fin du livre pour apprendre davantage sur les peintres cités.

Je respecte le choix de l'éditeur en mettant ce roman dans la catégorie des "romans ados" mais je me demande s'il ne pourrait pas déjà etre lu par des plus jeunes. Je m'explique : l'héroïne, Maya, a 11-12 ans, donc les jeunes entre 10 et 13 ans s'identifiront plus facilement à ce personnage contrairement aux ados  qui liront cette histoire avec détachement (tout comme moi). De plus, ce roman se lit très bien, sans difficulté. Je conseille donc à tous les amateurs de chevaux de lire cette histoire, qu'ils soient très jeunes, jeunes ou moins jeunes!

 

Quelques citations :

"-Regarde autour de toi. Ici, dans toute cette immensité, chaque chose compte et a de la présence. Quand les chevaux courent contre le vent, avec leurs queues et leurs crinières qui volent, je trouve qu'ils ressemblent à une succession de coups de pinceau de toutes les couleurs. Je les considère comme les artistes qui travaillent à embellir cette immense toile du plein air." Tante Vi, p. 131.

"Maya abandonna les rênes sur le pommeau de la selle et ouvrit les bras comme des ailes. Tout à coup, c'était comme si le sol s'était enfoncé et qu'elle ne galopait plus sur la terre mais entre des étoiles chamarrées, de plus en plus vite. Le temps était suspendu. Rien de ce qui était arrivé auparavant ou qui arriverait plus tard ne comptait. Elle tendit le visage vers le ciel. Elle était le cheval, les étoiles et le vent." p. 216.