23 mars 2011

Orage et Désespoir de Lucie DURBIANO

 

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Orage et Désespoir de Lucie DURBIANO

Edition Gallimard Jeunesse - Collection Bayou

2006

124 p.

En quelques mots : Orage et Désespoir sont deux sœurs, très différentes l’une de l’autre, mais aussi très attachées l’une à l’autre. L’histoire commence lorsqu’elles vont passer quelques jours chez leur père, au bord de la mer. Elles retrouvent deux amis, Pierre et Martin. Ce qui aurait pu être des vacances tranquilles se transforme en une aventure presque cauchemardesque. D’abord, un vendeur de glace qui meurt sur la plage sous leurs yeux, puis la rencontre avec un homme ténébreux qui semble avoir un secret et enfin Désespoir qui disparait !Martin, Pierre et Orage partent alors à sa recherche jusqu’à l’île aux mortes, cette île maudite d’où personne ne revient…

 

Ce qu'en dit l'auteur : "Au début, c'est l'histoire simple de quatre adolescents à la plage. J'avais envie de m'intéresser à l'adolescence. Aux sentiments ambigus que l'on éprouve, à ce désir violent de faire ses propres expériences. Coûte que coûte. Au fil de l'écriture et du dessin, l'histoire devenait une véritable aventure. Elle devenait aussi de plus en plus personnelle. Même s'il reste léger, il y a dans ce récit des choses graves et souterraines. Les personnages ont leur vie propre avec leurs passés et leurs émotions. C'est ce qui me plaît, que tout se mélange, l'humour, les sentiments, le mystère." _ Lucie Durbiano.

 

Mon avis :

Cette BD est une jolie surprise! Le trait de crayon de Lucie Durbiano est original et agréable, il m'a plu instantanément. Et pour ce qui est de l'histoire, elle est vraiment entrainante. Par son suspense, elle nous invite à tourner les pages très vite! On s'attend tout d'abord à suivre une romance et une histoire d'amitié entre adolescents puis on se retrouve très vite confronté à des évènements surnaturels. Commence alors une enquête qui m'a fait penser à celles menées par le Club des Cinq (on a aussi droit à un sympathique clin d'oeil à Tintin). En définitive, une très bonne lecture!

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14 mars 2011

Le liseur de Bernhard SCHLINK

 

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Le liseur de Bernhard SCHLINK

Edition Gallimard - Collection Du monde entier

1996

201 p.

 

4ème de couverture :

      A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

 

Mon avis : etoile_jaune

J'ai lu ce roman quasiment d'une seule traite. Sûrement parce que la Seconde Guerre Mondiale est un sujet qui me passionne. L'auteur aborde une des facettes - ou plutôt une des conséquences - de cette guerre, qui est la fois importante, essentielle et pourtant trop peu abordée.

Après la guerre, Hanna poursuit sa vie tranquillement. Ce n'est que de nombreuses années plus tard que le passé ressurgit et qu'elle est jugée pour sa collaboration avec les nazis. Car Hanna faisait partie des SS, des gardiennes dans les camps de concentration. Son procès se passe très mal et elle est condamnée à  la détention à perpétuité. Pourquoi? Parce qu'elle n'a jamais voulu mentir sur ces actes passés et qu'elle faisait parti des moins "méchants" parmi les "méchants" (dit de façon tout à fait primaire, je le conçois). Sa naïveté, sa maladresse à manier les mots et son honnêté ont été faciles à utiliser contre elle, et elle fut accusée de tout, même de ce qu'elle n'avait - peut-être - pas commis.

L'auteur a réussi à créer une femme attachante - notamment grâce à son secret qui se dévoile au dernier tiers du livre et qui éclaire beaucoup de choses de la vie d'Hanna-. C'est pourquoi on oublie parfois les atrocités qu'elle a commises ou tout au moins laissées faire, et on se surprend à espérer que tout ira dorénavant mieux pour elle. Car le but ici n'est pas de condamner sans comprendre, mais bien de mettre en lumière la culpabilité qu'on ressentit certaines personnes quant à leur participation à un des plus grands drames de l'Histoire. Avec cette question que Hanna pose à plusieurs reprises au juge et qui laisse un goût amer sur les lèvres : à ma place, qu'auriez-vous fait? Ne jamais oublier que tout n'est pas blanc ou noir, que certains n'ont pas forcément choisi leur camp, que si des monstruosités se sont passées sous leurs yeux et qu'ils n'ont rien fait, c'est qu'ils n'en avaient peut-être pas les moyens, et que de cette guerre ils ne s'en remettrons peut-être jamais car la culpabilité est un des pires sentiments que l'on puisse ressentir.

Avec Le liseur, Bernhard Schlink remet les choses à sa place et nous fait un peu relativiser ces évènements afin que nous ne soyons plus aussi catégoriques sur le sujet. Il ne faut pas coller la même étiquette à toutes les personnes d'un mouvement commun ; il y a les meneurs, les suiveurs et ceux qui se trouvent là par un mauvais calcul et qui, coincés dans cette masse, ne peuvent plus s'en dépêtrer.

L'histoire entre Michaël et Hanna, qui constitue la première partie du roman principalement et qui explique l'importance du procès aux yeux de Michaël, m'a moins touché car j'ai du mal à concevoir une histoire d'amour entre deux personnes ayant une aussi grande différence d'âge. Le fait que Hanna ne ressente pas la moindre gène à entretenir une relation avec un mineur m'a un peu troublé, je ne le comprends pas.

Hanna ne se remettra jamais de cette sombre période de sa vie et je pense que je me remettrai  que difficilement de cette lecture, dans le sens où elle a eu un grand impact sur moi.

Le liseur n'est pas un best-seller pour rien.

 

Citation :

"Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités? Pourquoi le souvenir d'années de mariage heureux est-il gâché lorsque l'on découvre que, pendant tout ce temps-là, l'autre avait un amant? Parce qu'on ne saurait être heureux dans une situation pareille? Mais on était heureux! Parfois le souvenir n'est déjà plus fidèle au bonheur quand la fin fut douloureuse. Parce que le bonheur n'est pas vrai s'il ne dure pas éternellement? Parce que ne peut finir douloureusement que ce qui était douloureux, inconsciemment et sans qu'on le sût?" p. 41.

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08 mars 2011

Peindre le vent de Pam MUNOZ RYAN

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Peindre le vent de Pam MUNOZ RYAN

Edition Actes Sud Junior - Collection Ado

2009

223 p.

      Maya est une jeune fille d’une douzaine d’années environ, qui vit recluse chez sa grand-mère paternelle, sévère et acariâtre.  De sa mère, elle n’a pour souvenir qu’une photo et des petits chevaux en plastique qui la font rêver. A la mort brutale de sa grand-mère, elle est recueillie par son grand-père maternel ainsi que par sa grande tante Vi et son grand oncle Fig. C’est alors qu’une toute nouvelle vie s’offre à elle. Celle-ci lui fait un peu peur aux premiers abords puis Maya s’en habitue petit à petit avec délice. La vieille maison de sa grand-mère est remplacée par les grands espaces du Wyoming, et ses leçons de maths et de français par des leçons d’équitation. Maya fait la connaissance de Payton, son cousin un peu turbulent, et apprend doucement à vivre comme une vraie Limner. Elle découvrira enfin des détails sur ses parents - leur vie, leurs passions- et aura la chance de croiser des « chevaux-fantômes », dont la belle Artemisia que sa mère avait eu la chance de monter avant qu’elle ne retourne à l’état sauvage…

 

Mon avis :

Si tout ce qui a un rapport, de près ou de loin, avec les chevaux vous rebute, il est inutile de vous lancer dans ce roman! Mais je pense que la simple vue de la couverture vous aurait déjà dissuadé à feuilleter ses pages ou à lire cette chronique! Pour ma part, je trouve  que la couverture est magnifique avec ce majestueux cheval qui représente sans nul doute Artémisia (je ne vais pas insister là-dessus, vous savez à quel point je craque pour les couvertures de la collection Ado d'Actes Sud Junior!).

Rien que le titre, que j'ai trouvé poétique et intriguant, m'a donné envie de découvrir ce roman qui, il faut le souligner, est peu connu. Je n'ai pas été déçue, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'une très belle histoire, émouvante et juste. La fin est si belle.

A noter que les chevaux de l'histoire porte des noms en référence à des peintres (le nom de famille pour les mâles et le prénom pour les femelles). J'ai trouvé l'idée originale et cela m'a plu d'aller à la fin du livre pour apprendre davantage sur les peintres cités.

Je respecte le choix de l'éditeur en mettant ce roman dans la catégorie des "romans ados" mais je me demande s'il ne pourrait pas déjà etre lu par des plus jeunes. Je m'explique : l'héroïne, Maya, a 11-12 ans, donc les jeunes entre 10 et 13 ans s'identifiront plus facilement à ce personnage contrairement aux ados  qui liront cette histoire avec détachement (tout comme moi). De plus, ce roman se lit très bien, sans difficulté. Je conseille donc à tous les amateurs de chevaux de lire cette histoire, qu'ils soient très jeunes, jeunes ou moins jeunes!

 

Quelques citations :

"-Regarde autour de toi. Ici, dans toute cette immensité, chaque chose compte et a de la présence. Quand les chevaux courent contre le vent, avec leurs queues et leurs crinières qui volent, je trouve qu'ils ressemblent à une succession de coups de pinceau de toutes les couleurs. Je les considère comme les artistes qui travaillent à embellir cette immense toile du plein air." Tante Vi, p. 131.

"Maya abandonna les rênes sur le pommeau de la selle et ouvrit les bras comme des ailes. Tout à coup, c'était comme si le sol s'était enfoncé et qu'elle ne galopait plus sur la terre mais entre des étoiles chamarrées, de plus en plus vite. Le temps était suspendu. Rien de ce qui était arrivé auparavant ou qui arriverait plus tard ne comptait. Elle tendit le visage vers le ciel. Elle était le cheval, les étoiles et le vent." p. 216.

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01 mars 2011

Gros pipi d'Emile JADOUL

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Gros pipi d'Emile JADOUL
Edition Ecole des Loisirs - Collection Pastel
2010
26 p.

      Léon le petit pingouin a souvent envie de faire pipi la nuit. Alors il appelle son papa et sa maman car, dans le noir, ça fait un peu peur de sortir de son lit tout seul. Papa et Maman sont fatigués, à force de se lever toutes les nuits pour leur bébé pingouin. Et si pour une fois, Léon allait aux toilettes tout seul comme un grand?
Une belle histoire avec une chute très drôle! Les illustrations sont magnifiques, un vrai coup de cœur! Ce livre aidera les enfants à grandir, à devenir courageux et à oser quitter leur lit protecteur sans l'aide de papa et maman lorsqu'il faut aller au petit coin de toute urgence!

Mon avis :

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