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Oublie les mille et une nuits de Marco VARVELLO

Edition Bayard Jeunesse - Coll. MilléZime

2009

271 p.

4ème de couverture :

      "D'origine pakistanaise, Salima est une jeune musulmane parfaitement intégrée à son pays, l'Angleterre. Au sein de sa famille et au lycée, elle a su trouver l'équilibre entre le respect des traditions et la vie moderne d'une fille de son âge. Aussi, quand ses parents lui annoncent qu'ils iront avec sa petite soeur Shazia au Pakistan, ne se doute-elle de rien. Son grand-père est à l'article de la mort, et une dernière visite s'impose. Mais très vite Salima va comprendre la vraie raison de ce voyage : ses parents ont décidé de la marier avec un lointain cousin, sans lui demander son avis..."

 

Mon avis :

Une histoire poignante qui nous touche comme si elle avait été un véritable témoignage.

Ce livre commence par un prologue nous rappelant que les mariages arrangés peuvent se produire partout, même dans les milieux les plus respectables (en apparence). Il se termine par un hommage à des femmes et des hommes qui se sont battus, parfois jusqu'à la mort, pour faire reconnaître leurs droits et atteindre la liberté de s'aimer au delà des préjugés de leur entourage.

De très bons ingrédients : une jeune fille tiraillée par les traditions et sa vie d'aujourd'hui ; un père qui a deux visages - celui de l'homme qui s'adapte tant bien que mal à sa vie en Angleterre et celui de l'homme qui retourne dans son pays d'origine et reprend les habitudes de ses ancêtres - ; une mère au bord du désespoir de voir sa fille vivre ce qu'elle a elle-même vécu mais qui reste passive comme son rôle l'exige ; et un futur mari qui a toujours vécu au Pakistan, subissant un mariage arrangé sans se poser trop de question et avec pour seul soucis l'honneur.

Le point fort de ce roman, je crois, est le fait qu'on ait deux points de vue : celui de Salima mais aussi celui de Rashid, son cousin et futur époux.

Ce roman est très bien écrit.

 

Quelques citations :

"Elle entendit pour la énième fois un moustique plonger en piqué vers son oreille droite, avec cet insupportable vrombissement qui irritait les nerfs bien avant la peau." p. 14.

"Illusions du printemps anglais, si splendide lorsque le soleil a le courage de se montrer ; si fragile, comme ce matin-là, dès qu'un groupe de nuages gonflés de pluie apparaît à l'horizon." p. 17.