tallulah

Les Mésaventures de Tallulah Casey de Louise RENNISON

Edition Gallimard Jeunesse. 2011. 347 p.

 

4ème de couverture :

      "Tallulah Casey, quatorze ans et demi, trop grande, gros genoux et pas de poitrine, a été admise en stage d’été à Dother Hall, la fameuse école d’arts du spectacle, perdue en pleine campagne dans le Yorkshire. Faute de place au dortoir, Tallulah est hébergée chez les Dobbin, un couple « cato-écolo » épris de nature et parents d’insupportables petits jumeaux. Heureusement, Tallulah se fait vite une bande de copines et si, oh catastrophe, il n’y a pas de garçons à Dother Hall, le village en est truffé ! Il y a les frères Hinchcliff, tombeurs et membres d’un groupe rock, Alex, fils du patron du pub, sublime mais trop vieux, Charlie, Phil, Jack et Ben, élèves à la pension militaire voisine."

 

Mon avis : x

(procédons par étape)

Pourquoi je l'ai choisi :

  • à cause des critiques positives que j'ai pu lire sur la blogosphère.
  • "Tallulah" est un prénom que j'aime beaucoup. Il me fait penser à la magnifique chanson d'Indochine (quoi tu connais pas?! Vas voir par là-bas!)
  • la chouette sur la couverture m'a plu.

Contexte : Il s'agit là de ma première rencontre avec l'auteur Louise Rennison. Je connais la célèbre Georgia Nicolson que de nom... et de réputation! Je ne demandais qu'à rire...

Pourquoi je n'ai absolument pas aimé : Dès le début, une impression tout à fait mitigée, puis c'est carrément la dégringolade! Je m'attendais à rire à gorge déployée et ce roman a à peine réussi à m'arracher quelques sourires.

Vite lu, vite oublié. Je voulais d'abord vous dire que ça se lit point barre, mais en fait il m'a carrément déçu.

Et puis d'abord quelles mésaventures? Nous avons affaire à une jeune fille caricaturale dont les seules préoccupations sont : sa poitrine qui refuse de pousser, les garçons qu'elle n'a jamais embrassés et ses genoux protubérants. En clair, il ne se passe rien. J'espère que l'auteur est consciente que les ados n'ont pas uniquement ce genre de réflexions dans la vie!

Le stage d'été de Tallulah au prestigieux conservatoire d'art dramatique Dother Hall aurait pu se réveler très drôle, mais c'est désolant et tout tombe à plat. Déjà, on peut se demander par quel miracle Tallulah réussi t-elle à y être admise alors qu'elle peine à mettre un pied devant l'autre. Peut-être parce que Dother Hall n'est pas si prestigieux que ça? Ce conservatoire se révèle être du grand n'importe quoi, avec des professeurs qui semblent arriver tout droit d'un monde parallèle. 

Et encore, tout ça aurait pu être digérable si la traduction n'avait pas été execrable :

  • pour moi, "m'exclamé-je" (p. 152 mais c'est sembable dans tout le roman) fait mal aux oreilles et aux yeux. C'est bien joli d'utiliser du présent durant toute l'histoire, mais ce n'est pas agréable à la lecture du tout. Utiliser le passé aurait mille fois mieux convenu ("m'exclamais-je", tout de suite ça va mieux, non?)
  • Quand il est dit "je manque me faire écrabouiller" (p. 153), à mon humble avis, il manque un "de" quelque part.
  • "nos pieds saigne..." (p. 193), ... et mes yeux aussi! Je vous laisse chercher l'erreur... ou plutôt la monstruosité. Correcteur, c'est tout un métier!!

Et c'est comme ça tout le roman, mais je vais m'arrêter sur ces trois exemples.

Finalement, le seul mini point positif : "Les Hauts de Hurlevent" a tellement été cité tout au long du roman que maintenant j'ai envie de le lire!

Je crois qu'il est facile de deviner qui de Tallulah ou de moi a vécu la pire des mésaventures... En conclusion, un très mauvais choix de lecture. Selon moi, à éviter!