nous étions faits pour être heureux

Nous étions faits pour être heureux de Véronique OLMI
Editions Albin Michel. 2012. 229 p.

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4ème de couverture :

      "Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d'enfance dont il n'a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l'auteur de Bord de mer, Le Premier amour et Cet été-là, décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Je dois bien avouer que j'ai trouvé la première moitié du roman très décevante : l'auteur privilégie sa prose à son histoire... Conclusion, la plume est belle mais il ne se passe rien. L'auteur installe la situation et présente ses personnages pendant plus de 70 pages (sur 229) : nous avons droit à un style contemplatif et à un texte monotone qui semble sans fin. J'ai très honnêtement bien failli abandonner par manque d'intérêt.

Et puis finalement je me dis que j'ai eu raison de persévérer car la seconde partie s'est révélée être bien meilleure. Nous découvrons le fameux secret de Serge : il s'agit là d'une histoire dans l'histoire, bien plus intéressante que la principale - à mon humble avis.
Les personnages principaux, Serge & Suzanne, m'ont semblé froids et inaccessibles, et ce qu'ils vivent ensemble m'a laissé de marbre. Par contre, j'ai été touché par le jeune Sergio, et j'ai réussi à me glisser dans sa peau pour mieux comprendre ses déductions parfois hasardeuses, ses souffrances.

J'étais curieuse de savoir quelle serait la place du piano dans ce roman. Après lecture, je me suis demandée si je devais être déçue ou non. Le piano prend sa place petit à petit au fil de la narration jusqu'à devenir quasiment omniprésent. Néanmoins, j'ai trouvé qu'il s'agissait plus d'un outil qui sert l'histoire qu'un réel hommage à l'instrument, ce que j'attendais peut-être davantage. 

Finalement un avis en demi-teinte : une fin qui m'a plu mais qui est entâchée par le début...

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-> En bref :
#non : un démarrage trop long, des personnages pas plus attachants que ça...
#oui : une seconde partie qui relève le niveau lorsque le passé de Serge se dévoile.

© Eloo 07/2013