1984

 

Auteur : George ORWELL
Editions : Gallimard
Collection : Folio
Date de parution : 2012
(Première édition : 1949)
407 p.

 

Le Saviez-vous? 1984 est considéré comme une référence de la dystopie et de la science-fiction en général. En 2005, il fait parti de la liste du magazine Times des 100 meilleurs romans et nouvelles dans la langue anglaise, de 1923 à nos jours. Source

 

→ Roman reçu dans le cadre du swap "So British", merci à Méli du blog Bazar de la Littérature.

 

4ème de couverture :

"De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

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 Le Blog de Nina

 

Mon Avis : ♥♥♥

La première remarque qui me vient à l'esprit en refermant 1984 est : "comment vais-je parler de ce livre?". Difficile pour moi de dire que c'est un coup de coeur même si j'ai pleinement conscience d'avoir un chef d'oeuvre entre les mains. Durant toute la lecture du roman, on se sent oppréssé, angoissé, observé même tant on y croit ; et dès le départ on a le présentiment que cela ne peut que finir mal. Qu'il n'y aura pas de message d'espoir au bout...

C'est effrayant de se dire que le monde dans lequel vit le personnage principal, Winston, pourrait tout à fait exister puisque George Orwell s'est inspiré de régimes totalitaires authentiques, tels que le stalinisme et le nazisme, pour construire son roman. On peut dire que cet auteur est un génie et que son roman est un avertissement, ni plus ni moins.

"Big Brother is watching you."

Ce roman peut marquer chaque lecteur d'une manière différente. Certains s'arrêteront sur les descriptions de cette société de la surveillance, d'autres sur le tableau des réductions des libertés, ou d'autres encore sur les manifestations obligatoires de haine, etc. Je crois que personnellement, c'est l'appauvrissement de la langue qui m'a le plus bousculé. Dans la logique des choses, une langue vivante évolue et s'enrichit au fil du temps. Ici, le principe est de supprimer le plus de mots possibles de l'ancienne langue, jugés inutiles, pour en créer une nouvelle appelée le novlangue. Le langage est alors réduit à une fonction strictement informative et permet au Parti de contrôler la pensée. Il me semble que si j'avais vécu dans cette société et que j'avais possédé le cran nécéssaire, j'aurais écrit tous les mots supprimés dans un journal pour qu'on n'oublie pas leur beauté...

Je ne vais surprendre personne avec cette conclusion : même si ce roman est difficile (on ressort de cette lecture aussi brisé que peut l'être Winston), il faut le lire.

"La guerre, c'est la paix.
La liberté, c'est l'esclavage.
L'ignorance, c'est la force."

© Eloo 02/2014