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Auteur Stefan ZWEIG Editions Le Livre de Poche Date de parution 2010 (1ère édition : 1927) 158 p. 

→ Lu sur l'application Glose.

 

4ème de couverture :

      "Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

 

Mon Avis : ♥♥♥Une très bonne lecture!

Lorsque j'avais lu la nouvelle Le Joueur d'échecs, la plume de Stefan Zweig m'avait envoûté, et j'ai saisi l'occasion de redécouvrir cette belle sensation avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig reste dans le même schéma : le point de départ de sa nouvelle se situe dans le présent puis il utilise un prétexte, ici un évènement "scandaleux", pour remonter le temps et nous raconter une histoire. La construction est somme toute très classique, mais les mots employés vous transportent et font toute la différence.

La thématique abordée dans cette nouvelle est la dangerosité des jeux d'argent ; il ne s'agit pas d'un sujet qui me passionne particulièrement, c'est pourquoi j'ai préféré Le Joueur d'échecs à cette nouvelle. Néanmoins, je me suis laissée porter par les péripéties. Par la rencontre inattendue des deux personnages. Par la main tendue qui ne voulait finalement pas le support de celle qui l'attrape. Par les quelques illusions et surtout les nombreuses désillusions.

Stefan Zweig nous décrit le tumulte de la vie et nous prouve qu'une vie peut basculer en quelques heures à peine. Il nous démontre également l'importance de l'absence de jugement lorsque l'on ne connait pas les tenants et aboutissants. Concernant la prose, j'ai particulièrement aimé le fait que les éléments naturels soient en parfaite symbiose avec les émotions des personnages.

"Et, comme un reflet de mon propre allégement moral, le paysage brillait autour de nous, complètement apaisé : la mer qui, la veille, se gonflait de colère, était si calme, silencieuse et limpide que l'on voyait briller de loin, très blanc, le moindre galet sous les petits flots ourlant le rivage."

On sort toujours grandi d'un livre écrit par Stefan Zweig. Je pense qu'il est bon de s'occtroyer une petite parenthèse dans sa vie de lecteur pour découvrir son grand talent.

 

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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme sur la Fnac.com

© Eloo 05/2016