27 mai 2016

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

 

IMG_3199

Auteur Stefan ZWEIG Editions Le Livre de Poche Date de parution 2010 (1ère édition : 1927) 158 p. 

→ Lu sur l'application Glose.

 

4ème de couverture :

      "Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

 

Mon Avis : ♥♥♥Une très bonne lecture!

Lorsque j'avais lu la nouvelle Le Joueur d'échecs, la plume de Stefan Zweig m'avait envoûté, et j'ai saisi l'occasion de redécouvrir cette belle sensation avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig reste dans le même schéma : le point de départ de sa nouvelle se situe dans le présent puis il utilise un prétexte, ici un évènement "scandaleux", pour remonter le temps et nous raconter une histoire. La construction est somme toute très classique, mais les mots employés vous transportent et font toute la différence.

La thématique abordée dans cette nouvelle est la dangerosité des jeux d'argent ; il ne s'agit pas d'un sujet qui me passionne particulièrement, c'est pourquoi j'ai préféré Le Joueur d'échecs à cette nouvelle. Néanmoins, je me suis laissée porter par les péripéties. Par la rencontre inattendue des deux personnages. Par la main tendue qui ne voulait finalement pas le support de celle qui l'attrape. Par les quelques illusions et surtout les nombreuses désillusions.

Stefan Zweig nous décrit le tumulte de la vie et nous prouve qu'une vie peut basculer en quelques heures à peine. Il nous démontre également l'importance de l'absence de jugement lorsque l'on ne connait pas les tenants et aboutissants. Concernant la prose, j'ai particulièrement aimé le fait que les éléments naturels soient en parfaite symbiose avec les émotions des personnages.

"Et, comme un reflet de mon propre allégement moral, le paysage brillait autour de nous, complètement apaisé : la mer qui, la veille, se gonflait de colère, était si calme, silencieuse et limpide que l'on voyait briller de loin, très blanc, le moindre galet sous les petits flots ourlant le rivage."

On sort toujours grandi d'un livre écrit par Stefan Zweig. Je pense qu'il est bon de s'occtroyer une petite parenthèse dans sa vie de lecteur pour découvrir son grand talent.

 

stefan-zweig-vingt-quatres-heures-vie-dune-fe-L-1

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme sur la Fnac.com

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 07:53 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,


25 mai 2016

Book Haul • De belles surprises!

 

Ma lapine est fière de vous présenter mon second Book Haul de l'année! Merci aux maisons d'édition qui ont su cerner mes goûts et me proposer des partenariats sur mesure. Je sens que mes prochaines lectures me réservent de belles surprises...

 

✿ Les Livres cités* :
Nymphéas noirs
Le Livre des Baltimore
Moi, migrant clandestin de 15 ans
Source des tempêtes
Paranoïa
I.R.L.
Hugo de la nuit
Quoi qu'il arrive
Memorex 
La Grande rivière
L'Abeille noire

*Tous les titres sont des liens affiliés sur lesquels je touche un (petit) pourcentage quand vous achetez. Ces liens sont sûrs et vous redirigeront vers le site Fnac.com. En achetant via ces liens, vous apportez votre soutien à mon travail et je vous en remercie. Il n'y a AUCUNE obligation, si vous ne souhaitez pas les utiliser, cela ne pose aucun souci ! Sentez-vous à l'aise de faire ce que bon vous semble ! ;)

 

IMG_3946

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 09:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

19 mai 2016

Le Livre des Baltimore

 

IMG_3090

Auteur Joël DICKER Raconté par Thibault de Montalembert 
Editions Audiolib Date de parution 2015 / 14h32 (476 p.)

→ Ce livre audio m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Audiolib.

 

4ème de couverture :

      "Jusqu'au jour du Drame, les Goldman se divisaient en deux branches : les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Marcus Goldman, l'écrivain de La Vérité sur l'affaire Harry Québert, est un Goldman de Montclair, une famille modeste qui vit chichement dans une banlieue de New York. Rien à voir avec les Goldman-de-Baltimore, prospères à souhait, emblématiques de l'Amérique hupée, et à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Puis ce fut le Drame. Au gré de ses souvenirs de jeunesse, Marcus va tenter de décrypter cette famille apparement comblée par la vie, et qui le fascinait trop pour qu'il puisse percevoir les indices précurseurs du désastre. Au risque de découvrir les racines enfouies de ses propres illusions."

 

Mon Avis :♥♥♥♥ Une lecture que je ne conseille pas...

J'étais impatiente de découvrir la plume de Joël Dicker, heureux lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2012. Je n'ai pas lu La Vérité sur l'affaire Harry Québert, et c'est Audiolib qui m'a donné l'opportunité de découvrir Le Livre des Baltimore, en livre audio. Ces deux romans partagent le même personnage principal, ils peuvent toutefois se lire indépendamment l'un de l'autre.

L'écriture de cet auteur est très agréable, quoique très (trop?) narrative, ce qui rend le déroulement du récit un peu longuet. J'ai trouvé que Joël Dicker se repétait beaucoup et qu'il ne laissait que très peu de place aux dialogues. A mon sens, il aurait pu "élaguer" son récit davantage pour le rendre plus dynamique. Il voulait peut-être ménager l'effet de surprise mais pour ma part, cela n'a pas eu l'effet excompté, j'ai surtout eu le sentiment désagréable que le roman tirait en longueur.

J'ai beaucoup réfléchi à mon rapport avec ce livre, à ce que j'ai ressenti. Beaucoup de personnes m'ont dit qu'elles avaient adoré Le Livre des Baltimore, et ça n'a pas été mon cas. J'en suis finalement arrivée à la conclusion que je n'apprécie pas les drames contemporains ; je ne m'y sens pas à l'aise, tout simplement. Plus j'avancais dans l'histoire, et plus il était douloureux pour moi de poursuivre ma lecture. On sait dès les premières pages que cela finira mal et je redoutais d'arriver à ce moment clé du roman.

La lecture est pour moi avant tout une façon de m'évader, de me détendre, de rêver... Ce roman-là ne m'a procuré que des émotions négatives. Il est définitivement trop ancré dans la triste réalité. Il me suffit de lire le journal, d'écouter la radio ou de regarder le journal de 20h pour entendre parler d'un drame tel que celui-là. Et je n'ai pas envie de retrouver cela dans mes lectures.

le livre des baltimore

Le Livre des Baltimore sur la Fnac.com

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 11:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

15 mai 2016

J'étais au Salon du Livre de Genève!

 

      (Flash Back) Lorsque j'étais en classe de première, j'ai eu l'opportunité de participer à un voyage scolaire linguistique ; destination l'île de Malte pour une semaine. Ça a été une expérience incroyable car j'ai pu rencontrer des jeunes gens de mon âge qui venaient de toute l'Europe. Un soir, nous devions tous dire quelques mots sur une scène face à un public relativement important. Au quotidien, nous nous parlions en anglais mais là, nous devions tous nous exprimer dans notre propre langue. En soit, un exercice plutôt simple et pourtant... J'ai eu un blanc au cerveau. Je nomme ainsi le moment où lorsque vient ton tour de parler aucun son ne sort de ta bouche. Tu ne penses plus à rien et tu ne te rappelles même plus de ton prénom. La grosse angoisse.

 

lake_alexandrina_0
Le Lac Alexandrina au réveil, Australie. Stéphan Meier.
Concours du photographe voyageur, exposition au Salon du Livre de Genève.

 

A l'occasion du Salon du Livre de Genève, Margaud m'a proposé de mener une interview avec un auteur. J'ai accepté de relever le défi en posant quelques questions à Melissa Bellevigne ; cela me semblait être une suite logique aux vidéos que nous avions tournées précédemment ensemble pour parler de son premier roman, Paranoïa. J'étais plutôt sereine... Jusqu'au jour J où j'ai ressenti une certaine appréhension. Et si le blanc au cerveau me rattrapait à nouveau? C'est fou mais 10 ans après mon voyage à Malte, j'y pense encore. Alors je me rassure comme je peux. Par exemple, j'avais mon cahier avec toutes mes questions près de moi pendant l'intervention. Juste au cas où. Mais haut les coeurs! Et j'y suis allée. Je suis sortie de ma zone de confort et ça m'a fait du bien. Je crois que c'est très important de dépasser ses peurs. Et pour moi cette petite interview, c'est une grande victoire. Car je sais maintenant que j'en suis tout à fait capable.

 

IMG_3188
Interview de l'auteur Melissa Bellevigne sur la scène Young Adult au Salon du Livre de Genève.

 

Le Salon du Livre de Genève, c'était aussi - et avant tout autre chose - des rencontres. Des rencontres entre booktubers, entre blogueurs, entre lecteurs. Tous nos échanges ont été si enrichissants ; je mesure la chance de faire partie d'une si belle communauté
Ci-dessous quelques images de ce beau week-end :

 

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 20:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

09 mai 2016

Moi, migrant clandestin de 15 ans

 

IMG_3112 

Auteur Thierno DIALLO avec la collaboration de Sophie KEPES 
Editions La Nuée Bleue Date de parution 2015 / 184 p.

→ Reportages sur l'histoire de Thierno Diallo ici et .
Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition La Nuée Bleue.

 

4ème de couverture :

      "A quinze ans, seul, j'ai fui la Guinée et traversé les mers. Rescapé des massacres du stade de Conakry en septembre 2009, échappé d'une prison politique, ma mère disparue, je me suis faufilé à travers les barbelés d'une dictature cruelle. Clandestin sur le chemin de l'eldorado européen, ce Graal fantasmé, j'avais le goût du risque et croyais en mon étoile. Athènes, Paris, Strasbourg. Errances et interpellations, solitude et solidarité, absurdités administratives et générosité, rencontres et apprentissages, écriture. Cinq années ont filé, j'ai mûri, perdu pas mal d'illusions, fait naître en moi d'autres rêves et des projets d'avenir, avec au coeur, intacte, mon insubmersible quête de paix. Mais arrive-t-on à vivre en paix, quand on sait que, là-bas, bien loin, inaccessibles, les personnes aimées ne le peuvent pas?"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Autant vous le dire tout de suite, je redoutais le moment où j'allais écrire cette chronique. Je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce témoignage car il est trop important... Et justement parce qu'il est si important, je pense qu'il n'y aura jamais de mots assez forts pour le décrire. Pour décrire ce qu'a vécu Thierno Diallo.

Pendant ma lecture, j'ai repensé à la biographie de Malala, lu quelques semaines auparavant. C'est une chose de comprendre ce qu'il se passe à l'autre bout du monde, c'en est une autre d'admettre ce qu'il se passe à côté de chez soi. Ces deux livres se complètent vraiment bien. Mais il faut bien que j'avoue que le témoignage de Therno Diallo a eu une résonance tout à fait particulière pour moi car le point final de son exil est à Strasbourg, dans ma région. 

J'ai été très touchée par son jeune âge et par toutes les épreuves qu'il a dû endurer seul. Je l'ai trouvé très courageux, malgré les doutes et les peurs, il ne lâche rien. Thierno Diallo est extrêmement intéressant, intelligent, éduqué et cultivé. Il parle déjà un peu le français lorsqu'il arrive en France, car sa maman y tenait beaucoup. Il a cette soif d'apprendre et d'avancer qui je trouve est très inspirante.

Moi, migrant clandestin de 15 ans est divisé en trois partie : la vie de Thierno Diallo dans sa Guinée natale, sa migration puis son installation à Strasbourg. Le tout donne un petit livre avec un grand message de tolérance, d'espoir et de paix. Il nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel on vit. De relativiser, d'avoir moins peur. Il fait beaucoup de bien, croyez-moi, même s'il rend triste aussi.

Thierno Diallo a été pris en charge par une association dès son arrivée à Strasbourg. Commence alors le long combat contre la complexité, la lenteur et surtout l'absurdité de l'administration française. Je crois que c'est ce qui m'a le plus mis en colère. 

"Je connais un jeune qui a trouvé une entreprise pour entrer en apprentissage, mais pour signer le contrat, il lui fallait un titre de séjour. A la préfecture, on lui a dit que pour avoir un titre de séjour, il davait avoir signé un contrat d'apprentissage. Je ne comprends plus rien à ces exigences contradictoires." p. 138

Je ne cesserai jamais de conseiller ce témoignage, reflet du mal-être du monde. Il donne à réfléchir pour en créer un autre, où l'homme donnerait toujours le meilleur de lui-même et vivrait en paix avec ses semblables. Merci Thierno Diallo pour tes mots qui m'ont donné envie de te connaître.

Je m'arrête ici et je laisse conclure Thierno Diallo avec ce second extrait ; le jeune homme commente le terrible naufrage de Lampedusa (il est alors déjà installé à Strasbourg) :

"Après chaque naufrage de migrants en Méditerranée, le grand spectacle des dirigeants européens recommence. Ils courent se recueillir sur les dépouilles. Ils en profitent pour redorer leur image dans les médias. En costume-cravate, ils se montrent au large des côtes, où ne flottent plus que vêtements, chaussures et débris, indices de noyade récente. Ce sont pourtant des êtres humains fuyant la misère, les épidémies et les guerres qui meurent dans ces conditions épouvantables. Mais rapidement, tout le monde passe à autre chose, comme si de simples bougies s'étaignaient, et non des âmes." p.175

 

moi-migrant_1

Moi, migrant clandestin de 15 ans sur la Fnac.com

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 08:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

04 mai 2016

Mes Lectures • Avril 2016

 

 

Voici donc mes trois dernières lectures... Les plus perspicaces d'entre vous auront peut-être remarqué l'absence de ce format de vidéo en mars. Il faut dire que mon rythme de lecture s'est fortement réduit ces dernières semaines. En cause : un livre qui ne me correspondait pas + mon incapacité à l'abandonner. Je l'ai tellement traîné jusqu'à arriver enfin à la dernière page que je ressens désormais une certaine frustration (quelle perte de temps!), et surtout l'envie irrépressible de lire, lire, lire! Ce qui finalement est une très bonne chose ;)

✿ Les Livres cités* :

Paranoïa
Moi, migrant clandestin de 15 ans
Le Livre des Baltimore

*Tous les titres sont des liens affiliés sur lesquels je touche un (petit) pourcentage quand vous achetez. Ces liens sont sûrs et vous redirigeront vers le site Fnac.com. En achetant via ces liens, vous apportez votre soutien à mon travail et je vous en remercie. Il n'y a AUCUNE obligation, si vous ne souhaitez pas les utiliser, cela ne pose aucun souci ! Sentez-vous à l'aise de faire ce que bon vous semble ! ;)

© Eloo 05/2016

Posté par Eloo aime lire à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :