un avion sans elle

Auteur Michel BUSSI Editions Presses de la Cité Date de parution 2013 / 532 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

"Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité du nourrisson de trois mois, unique rescapé d'un crash d'avion, que les médias ont baptisé Libellule? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour elle..."

 

Mon Avis : ♥♥♥Une bonne lecture mais...

Après avoir eu un grand coup de coeur pour le roman Nymphéas noirs que j'avais lu/écouté sous le format d'un livre audio, j'avais très envie de poursuivre ma découverte des polars de Michel Bussi. Cet auteur publie un nouveau livre chaque année, j'avais donc le choix, et celui-ci s'est porté sur Un Avion sans elle qui, en réalité, m'intriguait depuis un moment.

Oh libellule,
Toi, t'as les ailes fragiles
Moi, moi j'ai la carlingue froissée... ♫
Extrait de Comme un avion sans aile, Charlélie Couture (1981)

Globalement, je dois dire que j'ai beaucoup aimé ma lecture. Michel Bussi possède une écriture fluide et pose là une intrigue très addictive. Difficile en effet de lâcher ce roman car comprendre ce qu'il s'est vraiment passé le soir du 23 décembre 1980 devient une nécessité. La construction du roman est très rythmée puisque tout se joue en une seule journée, 18 ans plus tard, le 2 octobre 1998. On suit principalement les pensées de Marc, un des personnages principaux, tandis qu'il tente de recoller les morceaux, avec l'aide du journal écrit par le détective privé qui s'est penché sur l'affaire. L'étau se resserre alors petit à petit, et tandis que les heures de cette longue journée semblent s'accélérer, j'ai tourné les pages de plus en plus vite.

Je dois dire qu'arrivée aux deux tiers du roman, j'ai deviné où l'auteur voulait nous emmener. Je ne suis toutefois pas déçue car certains rebondissements m'ont surpris ; de plus, même si je me doutais de la fin, j'étais tout de même bien contente que l'auteur m'explique tout le cheminement. Car finalement je me basais avant tout sur mon instinct et j'aurais bien été incapable d'aligner des preuves.

Mon bémol, celui qui m'empêche d'être aussi enthousiaste que pour Nymphéas noirs, relève tout de même de la fin où j'ai ressenti un sentiment d'inachevé. J'ai eu la nette impression qu'il manquait un passage entier entre les deux derniers chapitres (le dernier étant une sorte de prologue), et que l'auteur Michel Bussi ne prenait pas la peine de tout nous expliquer. Du coup, la fin m'a semblé un peu abrupte, il me manquait quelque chose, et je me suis dit que de la part de l'auteur, c'était un peu facile de nous laisser comme ça, avec des cadavres sur les bras! Comprenne qui pourra, je n'en dirais évidemment pas plus pour éviter tout spoiler...

Malgré ce dernier point, je conseille ce roman à tous, amateurs de polar ou non ; je trouve qu'il s'agit d'une lecture idéale pour l'été puisqu'elle allie détente et suspense.

 

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© Eloo 08/2016