Ce mois de mars m'a offert des moments d'émotions intenses, notamment avec le roman Ces rêves qu'on piétine qui m'a marqué à jamais. Dans l'ensemble, je suis ravie des lectures que j'ai pu faire pendant ces trente et un jours, même si je me suis régulièrement laissée distraire par des sessions de jeux en ligne et par des soirées films. Mais ainsi va la vie!

 

J'ai lu... Les Passants de Lisbonne.

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J'ai lu ce roman dans le cadre d'un club des lecteurs organisé à la médiathèque où je travaille. Une lectrice en a parlé avec tant de joie et d'émotion dans la voix que j'ai eu envie de le lire moi aussi. Les Passants de Lisbonne est un roman qui parle d'amour et de deuil. Il est tout à la fois triste et beau. 

Je cite : "Parler de lui au présent, c'était le ranger encore du côté des vivants. Et s'il était vivant, alors je n'étais pas tout à fait morte."

J'ai pris beaucoup de recul en lisant ce livre, j'ai observé les deux personnages de loin, comme s'il était nécessaire que je me protège. Ceci étant dit, Les Passant de Lisbonne m'a offert un moment suspendu dans le temps, une petite parenthèse dans ma vie de lectrice. La plume de Philippe Besson est si belle qu'elle réchauffe les coeurs, même lorsque certains passages décrits sont douloureux. J'espère vraiment avoir l'occasion de lire d'autres romans de cet auteur.

Les Passants de Lisbonne / Philippe Besson. Editions Julliard. 2016. 192 p.

 

J'ai lu... Ces rêves qu'on piétine.

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Ces rêves qu'on piétine est un roman passionnant sur la Seconde guerre mondiale. Il a aussi été un choc. Une claque. Peut-être bien les deux. J'ai eu le coeur au bord des lèvres et des larmes au coin des yeux à la lecture d'un chapitre tout particulier, que je tairai pour ne rien vous dévoiler.

J'ai parfois l'impression de me faire du mal, mais en même temps, je ressens toujours le besoin de lire, encore et encore, des romans sur cette période historique. Parmi tous ceux que j'ai pu lire, celui-ci sort vraiment du lot et je vous le conseille évidemment. Il est dur, poignant, incompréhensible parfois, mais nécessaire.

On entre dans l'intimité de Magda Goebbels, et elle nous partage ses états d'âme. Elle a l'air si humaine... Mais si c'était réellement le cas, comment a t-elle pu sacrifier ainsi ses enfants? Incompréhensible, vous dis-je. Ces rêves qu'on piétine n'apporte pas vraiment de réponse à cela, mais rien que pour avancer main dans la main avec la petite Ava durantt les derniers jours avant l'effondrement du IIIe Reich, ce livre vaut la peine d'être lu.

Ces rêves qu'on piétine / Sébastien Spitzer. Editions de l'Observatoire. 2017. 304 p.

 

J'ai lu... Ourse & Lapin, drôle de rencontre + Ourse & Lapin, un intrus dans la vallée.

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En ce moment, j'ai un truc avec les romans première lecture aux couvertures colorées et sur lesquelles se trouve une bouille d'ours trop mignonne. En janvier, je vous avais présenté Björn (<3) et aujourd'hui je vous parle d'Ourse et de Lapin. J'ai beaucoup aimé les illustrations intérieures de Jim Field, aux tons gris coupés par une seule autre couleur (bleue pour le titre en hiver, verte pour le titre au printemps). Les textes signés par Julian Gough n'ont toutefois pas été aussi drôles que ce dont je m'attendais. Ils manquaient par ailleurs de fluidité : trop d'explications sont données à mon goût, tout au long de l'histoire. Reste à tester avec des enfants bien sûr! Mais en ce qui me concerne, Björn n'a pas été détrôné ;)

Ourse & Lapin, drôle de rencontre / Julian Gough & Jim Field. Editions Flammarion. 2017. 100 p.
Ourse & Lapin, un intrus dans la vallée / Julian Gough & Jim Field. Editions Flammarion. 2017. 94 p.

 

J'ai lu... L'Art de la joie.

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L'Art de la joie est un classique de la littérature italienne que j’ai reçu dans une box Exploratology et que j'ai lu en lecture commune avec Lolita. Pour tout vous avouer, j’ai trouvé ce roman à la fois ennuyant, dérangeant et passionnant. Tout au long de ma lecture, j’ai été partagée entre le sentiment de perdre mon temps et l’envie de poursuivre malgré tout. En bref, L'Art de la joie est une énigme pour moi.

Dans cette histoire nous rencontrons Modesta, elle est née le 01 janvier 1900 et nous traversons ensuite le 20e siècle à son côté. J'ai trouvé le démarrage difficile parce que l'écriture était confuse et bourrée de répétitions. Peut-être l'auteur a t-elle voulu retranscrire ainsi les paroles d'une enfant entre 5 et 9 ans? Cela s'améliore par la suite, mais lorsque l'auteur nous partage les pensées de Modesta, ce n'est jamais simple de la suivre dans ses raisonnements.

Certains passages m'ont profondément ennuyé et je ne sais toujours pas à quoi ils ont bien pu servir. A contrario, lorsque l'on aborde les sujets de l'émancipation de la femme et de la libération sexuelle à travers ce personnage principal féminin indépendant, éduqué et libre dans ses choix, c'est tout à fait passionnant! Dommage que Modesta soit si antipathique, il ne m'a vraiment pas été possible de m'identifier à elle.

Je pense que je suis capable de lister encore un grand nombre de points négatifs, mais si je conclus en donnant un avis global, il sera positif. C'est à n'y rien comprendre. Ceci étant dit, je pense pouvoir affirmer sans me tromper que je ne lirai pas d'autres livres de cet auteur... Et que je ne relirais pas non plus celui-ci. Il m'a néanmoins permis de sortir de ma zone de confort et de vivre une expérience différente de lecture.

L'Art de la joie / Goliarda Sapienza. Editions Le Tripode. 2016. 797 p.

 

☆ Le récap' en vidéo ☆

© Eloo 04/2018