02 novembre 2012

La Quête d'Ewilan (t.2) : Les Frontières de glace de Pierre BOTTERO

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La Quête d'Ewilan (t.2) : Les Frontières de glace de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2004. 284 p.

Le saviez-vous? Si Ewilan apprécie la compagnie du petit chuchoteur, son "papa" Pierre Bottero a, quant à lui, une préférence pour les chats.. De son vivant, il en possédait un qui répondait au doux nom de Mouki. Source

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4ème de couverture :

      "Les bras de la goule se refermèrent sur Camille qui poussa un cri de détresse. Un froid terrible la saisissait, figeant ses membres et menaçant de faire exploser son coeur. Camille avait si froid qu'elle aurait hurlé si elle en avait été encore capable. Elle ne sentit pas des bras la saisir, l'envelopper dans des couvertures, la frotter, la masser. Il faisait froid. Vraiment trop froid."

 

Mon Avis : étoile jaune      •Relecture•

Quel plaisir de se replonger dans l'univers d'Ewilan!

Après un premier titre introductif, nous entrons ici dans le vif du sujet : la quête! Les personnages nous sont à présent familiers et nous nous y attachons sans peine. Ensemble, ils forment une belle équipe soudée par l'amitié. Leur voyage va être parsemé d'embûches ; je vous promets que ce tome-ci vous tiendra en haleine du début à la fin!

Je souhaite profiter de ce deuxième tome pour vous parler un peu du personnage d'Ewilan qui est une héroïne comme je les aime. Elle n'est ni trop naïve, ni trop capricieuse. C'est une jeune fille de son âge qui retombe volontiers dans l'enfance mais qui n'en oublie pas moins de prendre ses responsabilités et d'assumer ses choix! Elle a dû caractère, mais il est suffisamment dosé pour qu'elle n'en devienne pas insupportable. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et reste fidèle à ses idées.
En bref, je trouve que des héroïnes comme elle se font trop rares dans les romans ados d'aujourd'hui! Alors chers auteurs, prenez exemple : il est bien plus facile de s'identifier à une héroïne comme Ewilan qu'à une petite gourde qui ne sait pas mettre un pied devant l'autre et qui se fait tourner la tête par deux mâles en puissance! (Et oui, Pierre Bottero nous épargne le triangle amoureux - ce n'était pas encore à la mode lors la parution de la saga - et ça fait franchement du bien!)

 

© Eloo 11/2012

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25 octobre 2012

La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO

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La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2003. 283 p. 

Le saviez-vous? C'est à l'âge de douze ans que Pierre Bottero découvre sa passion pour la littérature d'héroïc fantasy, en lisant la  fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux. Sa rencontre avec la plume de J. R. R. Tolkien fut si intense qu'elle l'empêcha de dormir pendant une semaine. Source

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4ème de couverture:

      "Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses.
-Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherché, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable..."

 

Mon Avis : etoile_jaune      • Relecture• 

Pierre Bottero est un auteur que j'affectionne tout particulièrement. Je trouve qu'il nous plonge dans des mondes incroyables, dont lui seul a le secret. Sa plume est belle, entrainante et complètement addictive!


J'avais lu la saga La Quête d'Ewilan pour la première fois il y a quelques années, peut-être même à sa sortie... ce qui fait trèès loin! Ca a été un coup de coeur monumental ; si bien que j'étais pleine d'apréhension en me replongeant dans le premier tome, D'un monde à l'autre, il y a quelques jours... Et si je ne vivais plus l'histoire de la même façon? Je l'avais lu adolescente, je suis aujourd'hui une adulte, et la perception/le ressenti n'est plus forcément le même. Ou l'art de s'angoisser... pour rien!

Car c'est une nouvelle fois un coup de coeur! La preuve qu'un bon roman reste un bon roman, qu'importe l'âge du lecteur! Mais alors pourquoi ça prend? Héhé mystère (a t-on vraiment envie de le savoir finalement?), c'est la magie Bottero!

Je pense que l'oeuvre de cet auteur est idéal pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la fantasy. Les grands adeptes du genre trouveront peut-être les aventures d'Ewilan quelques peu enfantines, mais mine de rien, on est rapidement happé dans l'histoire (en ce qui me concerne, j'ai toujours autant de mal à refermer ce livre à la fin d'un chapitre!).

Finalement, le seul petit repproche que j'aurais à faire à ce premier tome, D'un monde à l'autre, c'est qu'effectivement on passe d'un monde à l'autre! Le nouvel univers que l'on découvre aux côtés de Camille et Salim me plait tellement, que pendant ma lecture je n'avais aucune envie que nos deux héros retournent chez eux, en France ; il le fallait bien pourtant...

 

© Eloo 10/2012

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16 octobre 2012

L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD

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L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD
Editions Syros - Coll. Soon. 2009. 327 p.

4ème de couverture :

      "La Terre, début du vingt-deuxième siècle. Un effroyable conflit planétaire a décimé presque toutes les espèces vivantes et provoqué des mutations génétiques. Des enfants aux pouvoirs étranges se sont réfugiés dans la jungle, auprès des rares animaux ayant survécu. Chaque adomutant a son propre "amimal", qui lui correspond étrangement. Ainsi, Iza et Louve, Lyan et Cerf, Shaona et Aigle, Mynor et Taureau, Youn et Dauphin vivent paisiblement sur une côte sauvage du sud de l'Inde. Mais des hommes armés accostent, manifestement à leur recherche. Cachés dans la mangrove, les adolescents se préparent à riposter farouchement.Ils ignorent que des scientifiques de l'Arche des derniers jours, un inquiétant laboratoire caché au coeur des îles des Cyclades, ont décidé de les capturer afin de pouvoir les étudier..."

 

Mon Avis : ♥ ♥

L'Arche des derniers jours se déroule dans un monde futuriste complètement imaginé par Eric Simard, l'auteur. Nous sommes au vingt-deuxième siècle et pourtant, même si le monde tel que nous le connaissons n'existe plus, il est très facile de s'y retrouver et de s'y immerger aux côtés des autochtones.

A travers les mésaventures d'adolescents un peu sauvages vivants en communion avec la nature, les esprits et surtout leurs "amimaux", ce roman aborde la question de l'éthique : jusqu'où peut-on aller au nom de la science et/ou de l'art?  Jusqu'au sacrifice de vies humaines?
Tout au long des chapitres, l'auteur ne cache pas ses diverses sources d'inspiration : la mythologie, la religion, et très certainement aussi l'oeuvre de Mary Shelley Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Le sujet est prometteur mais l'histoire s'avère finalement assez classique, sans grand coup de théâtre et avec quelques longueurs. Mais ce qui m'a veritablement gêné est l'absence de personnage principal. On peut consiérer qu'il y en a plusieurs, mais ils restent finalement assez mystérieux à nos yeux. Du coup, il est difficile de s'attacher à l'un ou l'autre, même si leur mésaventure nous touche. On a envie de les voir s'en sortir, mais on garde un regard détaché sur l'histoire.

Je crois qu'en conclusion il manque le petit quelque chose en plus à ce roman pour qu'il se démarque des autres du même genre. Seule sa fin peut surprendre, assez "adulte" finalement. On s'attend peut-être à une note plus positive que ça, car nos héros combattent pour une noble cause : pour que triomphe l'humanité et la liberté.

 

© Eloo 10/2012

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07 juillet 2012

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina MAZETTI

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♠ Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina MAZETTI
Editions Actes Sud - Coll. Babel. 2011. 136 p.

 

4ème de couverture :

      "Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, du beau Markus dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui s'engueule avec son nouveau jules, et même de Dieu. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors pour ne pas se laisser aller à la tristesse ou à la colère, Linnea se souvient.
C'est avec une verve aussi tendre qu'hilarante que Katarina Mazetti incarne une adolescente bravache, curieuse et paumée, qui parle aux murs pour ne  se confier à personne. Formidable roman sur l'amitié et les tourments adolescents, Entre Dieu et moi, c'est fini est suivi de deux autres volumes consacrés à Linnea, bientôt disponibles en collection Babel." (note : ils sont déjà disponibles)

 

Mon Avis : ♥         / spoils \

Cette chronique va être relativement  succincte car je ne sais pas trop quoi penser de ce roman à destination des ados. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé car il y a de bons éléments, mais je ne peux pas non plus dire que j'ai particulièrement accroché. Pour commencer, il y a eu cette sorte de "faux départ" : il m'a fallu quasiment 1/3 du livre pour entrer dans l'histoire et tenter d'apprivoiser Linnea. Dommage quand on compte le nombre de pages que contient Entre Dieu et moi, c'est fini (136)...

Jusqu'à la fin, j'ai eu très envie d'être touché par les personnages de Linnea et de Pia. Malheureusement, je me suis sentie juqu'au bout loin de leur univers. Elles sont dans leurs délires de copines et je n'ai pas réussi à m'y intégrer (j'ai quitté le lycée il y a 5 ans et c'est peut-être plus loin que je ne le pensais!).
Pia est un personnage complexe. On sent qu'elle déraille un peu, mais il est difficile d'y voir un symptôme de dépression, cela peut aussi être interprêté comme un simple jeu entre elle et Linnea. En tout cas, je n'ai pas trouvé la différence transcendante. De plus, il manque pour moi quelque chose d'essentiel à ce roman : une explication. L'auteur a pris le parti de laisser la narration à Linnea, du coup nous ne savons que ce que la jeune fille sait ou veut bien nous dire. J'aurais aimé connaître les raisons de la dépression de Pia, qui la pousse quand même jusqu'au suicide.

Pour conclure avec le style d'écriture, je l'ai trouvé agréable - quoique diffus (ce n'est pas parce que Linnea est une ado qu'elle doit posséder des pensées désordonnées!) - mais il ne se différencie pas forcément d'un autre.

J'aurais vraiment aimé vivre une belle rencontre avec Linnea... C'est ce qu'on appelle un rendez-vous manqué.

 

© Eloo 07/2012 

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04 juillet 2012

Hunger Games (t.3) : La Révolte de Suzanne COLLINS

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♠ Hunger Games (t.2) : La Révolte de Suzanne COLLINS
Edition Pocket Jeunesse. 2011. 417 p.

 

4ème de couverture :

      "Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit revenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer."

 

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

En conclusion de ma chronique pour le tome 2, Hunger Games : L'Embrasement, je vous disais mon espoir de lire un dernier tome qui tienne les promesses de cette saga et qui nous offre un feu d'artifice final. Et bien oui, le pari est tenu par son auteur Suzanne Collins (ouf!).Ce roman est difficile, quelques fois trash, mais on ne peut imaginer une révolte menant à une guerre sans dommages collatéraux. Les pertes tout au long du roman nous atteignent et rendent parfois la lecture laborieuse, mais sans cela, le roman aurait perdu en crédibilité.

J'ai remarqué une évolution des personnages qui m'a plue : ils ont gagné en maturité (guerre oblige). Nous apprenons enfin à mieux connaître Gale & Prim qui sont plus présents, et Katniss ne m'a pas tapé sur le système, ce qui est une première. Elle a même réussi à me toucher à la fin du roman. Néanmoins depuis le début de la saga, je reste une fidèle fervente au personnage de Peeta qui me file toujours autant des frissons.

Concernant le triangle amoureux, j'ai trouvé appréciable que Suzanne Collins ne se contente pas de le faire vivre mais qu'elle le tourne carrément en dérision. Cela ne transparaît véritablement que dans ce tome-ci ; peut-être parce que les principaux acteurs - Gale & Peeta - se sont lassés à juste titre de la situation. Ceci dit, j'aurais aimé que Katniss fasse un choix, au lieu de ça il s'impose de lui-même (mais je n'en dis pas plus).

Hunger Games nous donne évidemment à réfléchir, avec en point de mire les situations politique & économique des districts asservis par le Capitole. Suzanne Collins lance des pistes sur des sujets aussi vastes qu'universels, comme la guerre/la paix, le totalitarisme/la démocratie, l'asservissement/la liberté, mais sans donner aucune leçon ni conclusion. A nous d'y réfléchir ou de se laisser porter par l'histoire, au choix.

Cette saga tient la route jusqu'au bout : le final est pour moi à la hauteur de l'histoire. Bravo à Suzanne Collins pour ce monde futuriste qu'elle a créé sans jamais le laisser lui échapper. A présent, je peux enfin tranquillement regarder l'adaptation cinématographique!

  Je conseille ce livre à partir de 12 ans. 

 

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"sureau mortel" (p. 279) : j'ai envie d'y voir un clin d'oeil à Harry Potter.

 

© Eloo 07/2012  

 

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17 mai 2012

Hunger Games (t.2) : L'Embrasement de Suzanne COLLINS

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Hunger Games (t.2) : L'Embrasement de Suzanne COLLINS

Edition Pocket Jeunesse. 2010. 398 p.


4ème de couverture :

      "Les Jeux continuent ! Plus terribles que jamais…

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…"


Mon Avis : ♥ ♥

A peine lâché le tome 1 que j'attaque le tome 2 - 'faut dire que Peeta a des arguments ()... Mais entrons tout de suite dans le vif du sujet avant que je ne me transforme en petite midinette amourachée qui entoure le prénom de son bien-aimé avec des coeurs guimauves tout tremblotant (quoi trop tard?! Humpf!)...

Toujours cette écriture instinctive qui me plaît tant chez Suzanne Collins, du suspense & des retournements de situations qui rendent mon coeur galopant, et une idée originale concernant les Jeux de l'Expiation à laquelle j'ai vraiment adhéré. Oui, ça en fait une bonne lecture. Mais...

Mais il y a 2-3 p'tites choses qui m'ont chiffonné, si bien que je le dis : j'ai préféré le tome 1 et mon intérêt pour cette saga s'émousse un chouia.

Jusqu’aux Jeux de l’Expiation - c'est à dire durant la première partie -, il se passe énormément de choses mais qui ne sont malheureusement que survolés. J’aurais vraiment aimé un rythme moins soutenu qui nous permette de grappiller des informations supplémentaires. On sent que pour l’auteur cette partie n’est pas essentielle mais je ne suis pas forcément d'accord. J’aurais notamment aimé que la Tournée de la victoire s’éternise un peu plus, qu’elle soit plus détaillée et l'occasion pour nous de visiter plusieurs districts. De la même façon, des évènements "spéciaux" (je pense à un en particulier mais je ne veux pas spoiler) se déroulent lorsque la Tournée fait halte au Capitole ; dommage qu'ils aient été réduits à quelques lignes et que l'auteur utilise la simple narration : on a l'impression de ne pas les vivre en direct.

Mon deuxième gros reproche est à l'attention des personnages. Je n'arrive toujours pas à m’identifier à Katniss, et dans ce tome, "la fille du feu" a même réussi à m’agacer quelques fois : c’est une vraie tête brûlée qui fait des plans sur la comète sans réfléchir aux conséquences ; elle serait prête à mettre au point de vraies missions-suicides sans s'en rendre compte ! Heureusement qu’elle ne passe pas souvent à l’action… Quant à Peeta, je trouve qu'il a en grande partie un rôle de potiche, (c'est mon subjectif rempli d'amour découlinant de mièvrerie qui parle en cet instant j'en conviens) et ça m'a chagriné car il vaut mieux que ça! C'est un garçon intelligent et je crois que même l'auteur sous-estime ses capacités...

 En conclusion, une suite intéressante qui n'est peut-être pas à la hauteur de son prédécesseur, mais qui promets de belles choses pour la fin... Donc à bientôt avec la chronique de Hunger Games : La Révolte que je lirai sous peu ; espérons que ce dernier tome tiendra ses promesses et nous offrira un feu d'artifice final!

Je conseille ce livre à partir de 12 ans.

  

© Eloo 05/2012 

 

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03 mai 2012

Hunger Games (t.1) de Suzanne COLLINS

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Hunger Games (t.1) de Suzanne COLLINS

Edition Pocket Jeunesse. 2009. 398 p.

 

4ème de couverture :

      "Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra  riche et célèbre. Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre télé-réalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature..."


Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Le 21ème siècle est marqué par le phénomène de télé-réalité qui, chaque année, est de plus en plus trash et envahissant. On pensait avoir tout vu et pourtant, dans le monde futuriste créé par Suzanne Collins, rien de comparable. Si certains téléspectateurs d'aujourd'hui prennent "plaisir" à voir des gens avec le QI d'une huître, enfermés dans une luxueuse maison, se crêper le chignon pour des futilités ; le Capitole, lui, prend plaisir à regarder certains de ses citoyens... s'entretuer dans une arène, obligeant de surcroît les proches à regarder le massacre. Quelle probabilité que son propre enfant soit l'unique vainqueur? Quasi nulle. Faire acte de rébellion? Déjà tenté et tout un peuple a été éradiqué...

Suzanne Collins a une écriture insctinctive qui m'a bien plue. Tout comme son choix de prendre Katniss comme narratrice : du coup, certaines zones d'ombres se constituent car nous ne savons que ce qu'il se passe à travers ses yeux. Comment les différents districts réagissent devant leur télévision? Le Capitole est-il satisfait? Mystère... Nous demeurons "enfermés" avec Katniss et les 23 autres tributs dans l'arène.

Ces derniers doivent toujours être sur le qui-vive car une seule minute d'inattention pourrait leur être fatale. Ce sentiment est traduit dans le livre par un rythme soutenu et entrainant, on ne s'ennuie pas. Si bien que cette lecture fut plaisante et que j'ai eu dû mal à lâcher ce roman chaque soir pour rejoindre les bras de Morphée.

Néanmoins, j'attendais de l'histoire qu'elle me procure plus d'émotions. La faute aux nombreux avis plus qu'élogieux aperçus sur la blogosphère? Peut-être... Toujours est-il que le sang froid de Katniss face à toutes épreuves - justifiable par ce qu'elle a vécu depuis son enfance - m'a empêché de me retrouver en elle. J'aurais aussi aimé être plus touché que ça à la mort d'un certain personnage secondaire mais ce ne fut pas le cas, certainement car l'alliance se crée tardivement et que la mort arrive très peu de temps après. Finalement, le seul qui a réussi son petit effet est Peeta. Il me fait littéralement fondre avec ses sentiments à demi-avouer. J'ai hâte de le retrouver dans le second tome de cette trilogie.

En conclusion, un roman auquel j'ai adhéré et qui me donne envie de poursuivre l'aventure au côté de Katniss Peeta au plus vite. Ce n'est pas un coup de coeur car on a déjà connu mieux au niveau de l'intrigue et du style d'écriture. Mais Hunger Games remplit parfaitement les missions que semblent s'être confiée l'auteur Suzanne Collins : nous divertir et nous tenir en haleine jusqu'au bout ; et c'est finalement le principal.

Je conseille ce livre à partir de 12 ans - jeunes innocents à l'âme sensible, prenez garde -.

 

© Eloo 05/2012 


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09 février 2012

Ma nuit d'amour de Frédérique DEGHELT

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Ma nuit d'amour de Frédérique DEGHELT

Edition Actes Sud Junior - Coll. D'une seule voix. 2011. 65 p.


4ème de couverture : 

      ""Au moment de nous séparer, il se penche vers moi, mon coeur va exploser et il murmure à mon oreille la fameuse phrase qui s'infiltre dans tout mon être comme un poison : Bientôt, nous passerons toute une nuit ensemble toi et moi, et nous ferons l'amour. Je relève la tête. J'ai le corps à feu et à sang, j'arrête de respirer". Elle a quinze ans, et jamais aucun garçon ne lui avait dit une chose pareille. Mais que faire de cette promesse maintenant? Quand on promet une nuit à une fille, ça doit vouloir dire qu'on la désire vraiment, non? Pourtant, sitôt dite, la phrase devient doute dans son esprit."


Mon avis : 

"Quand on promet toute une nuit à une fille, ça doit vouloir dire qu'on la désire vraiment? Qu'on en rêve? Qu'on veut vivre une histoire d'amour avec elle et pas seulement le faire à la sauvette pour clamer qu'on est un mec..." p. 34-35.

C'est étonnant comme un roman peut à la fois vous surprendre et vous décevoir. C'est le cas de Ma nuit d'amour qui nous offre du très bon... et du très mauvais.

Ma nuit d'amour manque cruellement de crédibilité. Est-ce que ça vous est déjà arrivé à vous qu'un beau type de 7 ans votre aîné vous glisse à l'oreille sans aucun préambule qu'il veut vous faire l'amour? Personnellement, je crois que Chandler (de la série Friends, allez savoir pourquoi mais il me fait fondre toute entière) m'a déjà fait le coup une ou deux fois... Mais c'était en rêve, pas de bol. Et bien à notre héroïne, ça lui arrive en vrai. Elle a 15 ans quand le grand frère de sa meilleure amie lui susurre ses fameux mots de façon naturelle et sans complexe, et malgré le fait qu'ils se connaissent depuis des années et qu'ils n'ont jamais rien partagé de particulier. Oui, j'ai eu du mal à gober ça. Surtout que la jeune demoiselle - qui n'a quasiment jamais vécu d'histoires d'amour - n'est pas plus étonnée que ça et est même carrément emballée par la proposition...

Je vous passe les détails et les états d'âme de la jeune fille qui ne m'ont pas captivé plus que ça (mais il fallait bien remplir les pages de ce mini-roman). Allons donc à l'essentiel : ces deux jeunes gens pleins d'audace et de fougue vont effectivement faire l'amour. Et c'est là que ça devient intéressant. Les descriptions sont très bien écrites et on a l'impression d'y être. Pas de vulgarité, mais bien les mots justes pour décrire ce moment fort que partage les deux protagonistes. Et c'est là que réside la force de ce roman. Selon moi, il devrait être mis entre toutes les mains des jeunes filles (et des jeunes hommes tant qu'à faire) qui s'apprêtent à faire le grand saut. Bien meilleur qu'un livre d'éducation sexuelle, ce fameux passage de Ma nuit d'amour devrait rassurer celles et ceux qui ont peur d'avoir mal ou de mal faire. Car pour notre héroïne, vous l'aurez compris, c'est la première fois, et comme tout le monde finalement, elle s'en sort plutôt bien.

Un mot sur la fin : dé-sas-treuse! Le dénouement tombe carrément à plat, c'est à s'arracher les cheveux. *Frustration* Je déteste carrément ce genre de fin. Pour moi, l'auteur aurait dû s'arrêter quelques pages avant, à son apothéose...

A mon avis, essayer de motiver des gens à lire un roman pour son unique bon passage, c'est un peu comme brasser du vent. Vraiment dommage. Le temps fort du roman est ternit par tout ce qui l'entoure. Et pourtant s'il avait été mis un peu plus en valeur, ça aurait pu donné une très bonne histoire. C'est comme lorsqu'on reçoit un présent et que le papier cadeau est carrément moche : on n'a pas envie de l'ouvrir même si ce qu'il contient risque de nous plaire...

"Depuis toujours, je fuis ce que j'entends dans le récit pathétique des filles. La main sur l'épaule au cinéma, les pelotages de seins et autres conquêtes du corps à  l'arrache, centimètres par centimètres. Tout cela me fait horreur. C'est pas de l'amour, c'est du grignotage." p. 42.


© Eloo 02/2012 

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27 janvier 2012

Éphémère : Le Dernier jardin (t.1) de Lauren DESTEFANO

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Ephémère : Le Dernier jardin (t. 1) de Lauren DESTEFANO

Edition Castelmore. 349 p. 2011.

 

4ème de couverture : 

      "Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort? L'humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames. Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête : fuir. Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix."

 

Mon avis : etoile_jaune

 

"La clarté est effrayante. C'est à la fois la lumière de la venue au monde, et le tunnel aveuglant qui précède la mort. Horrifiées, nous nous réfugions sous les couvertures, ne voulant ni de ce commencement ni de cette fin." p. 13.

 

La couverture vend à elle toute seule le roman : elle est tellement belle qu'on achèterait Ephémère sans même lire son résumé. Une fois le livre entre les mains, on est un peu fébrile, espérant de tout coeur que le contenu sera à la hauteur de son emballage.

La dystopie, on ne jure que par ça en littérature jeunesse en ce moment, et je me méfie toujours de ce type de phénomène. Un ou deux romans du genre qui font un carton, puis de pâles et insipides copies font inévitablement et malheureusement suite. Mais là, j'avoue, nous avons du lourd.

Ce roman a un rythme lent, semblable au nombre de jours infinis qui défilent durant la captivité de Rhine. Il ne se passe pas toujours grand chose, puisque lorsque l'on est prisonnier d'un univers aussi étriqué, on y trouve forcément rapidement ses limites. Ca ne m'a pas dérangé. Après tout, Rhine ne pouvait pas trouver une façon de s'évader en un jour et c'était agréable de chercher avec elle.

La notion de liberté est omniprésente et racontée de manière simple ; on nous rappelle son importance à travers le grand voyage de Christophe Colomb vers ce qu'il croyait être les Indes, ou en nous indiquant que le prénom "Rhine" provient du fleuve le Rhin, cours d'eau qui s'achemine vers l'immensité de l'océan. Ça m'a d'ailleurs plu qu'il y ait un clin d'oeil au fleuve de ma belle région!

Lauren DeStefano nous livre ici son premier roman, mais elle a déjà tout d'une grande. Elle manie les mots avec doigté, elle mesure ce qu'elle nous livre, et peu de lignes peuvent produire un grand effet. J'ai aimé que Rhine se perde un peu dans ses sentiments, qu'elle ne sache parfois plus très bien où est le vrai et le faux. Malgré ses certitudes, sa conviction et sa résistance, elle se fait un peu avoir par la grande illusion qu'est sa nouvelle vie. C'est finalement une héroïne très humaine qui ne cache pas ses faiblesses (la séparation d'avec son frère qui lui enlève tout repère, sa pitié pour Linden qu'elle trouve gentil et naïf malgré le mal qu'il lui a indirectement fait, etc.). Quant au personnage de Maître Vaughn que l'on côtoie peu, ses brèves apparitions et les resentis de son entourage suffisent à le rendre très effrayant.

Lauren DeStefano a placé la barre très haute, j'attends la suite de cette trilogie avec impatience!

 

Parce que l'auteur dépeint des moeurs particulières, je conseille ce roman à partir de 14/15 ans.

 

© Eloo 01/2012

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19 décembre 2011

Epic de Conor KOSTICK

epic

Epic de Conor KOSTICK

Edition Bayard Jeunesse. 2011. 469 p.

 

4ème de couverture :

      "La Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Les hommes ont construit, sur une autre planète, une société où toute violence est interdite, et les conflits sont gérés par un jeu vidéo, Epic. Dans ce jeu, chaque citoyen a un alter ego virtuel dont les résultats définissent sa condition sociale.
Avec ses copains d'enfance, Erik, 14 ans, va participer à un tournoi sur Epic qui déterminera son destin dans la société. Ses amis ont choisi d'être représentés par de courageux guerriers, une guérisseuse et une sorcière. Contre toute attente, Erik, lui, prend pour avatar Cindella, une jeune aventurière, peu armée mais séduisante et astucieuse.
Grâce à Cindella, Erik a un regard neuf sur Epic et découvre les failles du jeu. À travers elle, le garçon se lance dans une formidable quête qui le conduira à remettre en cause les bases mêmes de la société..."

 

Mon avis : ♥ ♥ 

"De même, Inry'aat se balançait de droite à gauche, constamment sur le point de déchaîner sa puissance volcanique, changeant sans cesse de cible, inoffensif en apparence, mais à un cheveu de les réduire en cendre." (p. 178)

 

Très dur d'écrire cette chronique, et pourtant j'ai beaucoup aimé Epic de Conor Kostic. Je crois que la question principale était "par où vais-je commencer?". Disons par là : les êtres humains ont dû quitter précipitamment la Terre, après une guerre sans précédent. Tout est à reconstruire et on décide naturellement que, dans cette nouvelle société, toute forme de violence sera proscrite. Néanmoins, on permet aux citoyens de jouer à Epic afin qu'ils puissent se "défouler" virtuellement dans une arène. Si au départ, cela ne semble être qu'un simple jeu de rôle où on évolue dans un monde virtuel, Epic devient très vite la base même de la société, et une manière pour le Centre des affectation qui est au pouvoir, de tout contrôler. Ainsi, chaque être humain possède son alter ego virtuel qui lui permet de gagner quelques pièces et ainsi d'acheter (peut-être) des matériaux techniques pour sa ville. Car la vie réelle est très difficile, on travaille très dur dans les champs et les mines avec du matériel vétuste, on a peu accès aux soins, etc. De même, la justice est réglée à travers le jeu : lorsque que l'on a une réclamation, on doit combattre dans l'arène du jeu face aux joueurs surentraînés et suréquipés du Centre des affections. Autant dire que les simples joueurs n'ont aucune chance face à ce gouvernement oligarchique. Je n'en dirais pas plus de peur de gâcher la lecture à ceux qui veulent découvrir ce roman. Il se passe tellement de choses que j'avoue avoir envie de déborder un peu mais ce serait dommage.

Epic est un roman de science-fiction très bien ficelé et qui tient la route jusqu’au bout. De l’aventure, du suspense et un enjeu de taille : une quête vers un monde plus juste. Les personnages sont de jeunes gens brillants et je crois que je me suis attachée autant, sinon plus, à leurs personnages virtuels. Ils sont créés de toutes pièces et pourtant ils semblent avoir une âme eux aussi. J’ai également aimé que l’on ne bascule jamais dans la niaiserie. Le but du roman et de ses personnages est de retrouver la liberté et l’égalité de tous les hommes, et on ne s’y éloigne pas. Par exemple, on sent bien qu'il existe une certaine « attraction » entre deux personnages importants du livre, mais tout reste dans la suggestion et les petits gestes. Et ça m’a parfaitement convenu. L’auteur laisse tout au long du roman une certaine place à notre imagination et c’est très appréciable.

Nous avons ici une très bonne intrigue, mais qui peut néanmoins - et c'est mon seul bémol - paraître se résoudre assez facilement ; c’est pourquoi j’aurais pu classer ce roman dans la catégorie ‘roman jeunesse’. Mais le nombre de pages – assez impressionnant – peut en rebuter certains, et c'est ce qui me laisse à penser que ce roman est tout de même plus adapté aux ados. Ceci dit, ils ne s’ennuieront pas, ils se passent toujours quelque chose dans ce roman qui est très addictif : on vit la quête de liberté des joueurs d’Osterfjord avec eux.

J’ai passé un très bon moment de lecture, et je pense que Epic mérite d’être connu.

© Eloo 12/2011

Posté par Eloo aime lire à 12:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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