13 novembre 2016

Le Couteau sur la nuque

 

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Auteur Agatha CHRISTIE Editions Le Livre de Poche Date de parution 2009 (1ère édition : 1933) / 221 p.

→ J'ai sorti ce roman de ma PAL.

 

4ème de couverture :

      "Lady Edgware ne supporte pas la contradiction. Et son mari lui donne bien du souci : il refuse de divorcer. Que faire? Mais charger Hercule Poirot de la débarrasser du gêneur, bien sûr! Lady Edgware a tendance à confondre tueur à gages et détective... Mais peu importe, après tout, puisque le mari vient d'avoir la bonne idée de mourir. Assassiné."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Et une enquête d'Hercule Poirot de plus à mon actif! Ce titre n'est pas celui auquel on pense en premier parmi tous ceux qui emplissent la bibliographie d'Agatha Christie... Et je le comprends. J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce polar bien ficelé que j'ai eu dû mal à lâcher, mais il ne restera pas gravé dans ma mémoire.

Une bonne lecture mais... Si je n'ai rien à reprocher véritablement à ce roman, je dois dire qu'il n'est pas des plus percutants. J'ai même eu l'impression d'avoir parcouru de longs chemins sinueux pour me retrouver finalement au point de départ. Hercule Poirot ne m'a pas paru au top de sa forme pour cette enquête un peu trop lisse et même peut-être - oserais-je le dire?, un brin tirée par les cheveux.

Malgré tout, Agatha Christie n'a rien laissé lui échapper et, en définitive, l'intrigue tient la route. J'attends tout de même de ma prochaine lecture en compagnie du célèbre détective belge un brin de frissons supplémentaires. Ce qui devrait être le cas puisqu'il s'agira du très célèbre roman Le Crime de l'Orient-Express... Affaire à suivre.

 

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© Eloo 11/2016

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06 novembre 2016

La Dernière réunion des filles de la station-service

 

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Auteur Fannie FLAGG Editions Cherche-midi Date de parution 2015 / 461 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

      "Point Clear, Alabama. Après avoir marié la dernière de ses filles, Sookie Poole aspire à un repos bien mérité. Elle aimerait se consacrer enfin à elle, à son couple, faire avec Earle, son mari, les voyages dont elle rêve. Mais elle doit encore compter avec sa mère, l'incroyable Lenore Simmons Krackenberry qui, à 88 ans, épuise les infirmières à domicile les unes après les autres. Si certains de ses coups d'éclat récents peuvent laisser penser qu'elle souffre de démence sénile, le diagnostic n'est pas aisé à établir car, toute sa vie, son comportement a été des plus excentriques.
Le jour où un mystérieux interlocuteur révèle à Sookie un secret de famille parfaitement inattendu, son existence vole en éclats, à commencer par ses rapports avec sa mère. Afin de comprendre qui elle est vraiment, Sookie va alors se mettre sur la piste d'une femme exceptionnelle, Fritzi, qui, en 1940, tenait avec ses trois soeurs une station-service dans le Wisconsin. Le destin incroyable de Fritzi donnera-t-il à Sookie une nouvelle inspiration pour sa propre vie ?"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

J'ai le sentiment d'avoir souvent vu passer ce roman sur la toile - par exemple, Fiona du blog myprettybooks en a parlé avec amour ; mais je ne m'y étais pas vraiment arrêtée. Je ne comprends toujours pas pourquoi il n'a pas attiré mon attention au départ car il aborde un secret de famille et se place dans un contexte de Seconde guerre mondiale... Bref, tout ce que j'aime!

Evidemment, ça peut être à double tranchant puisque j'en attendais beaucoup une fois que je l'avais entre les mains. Mais je n'ai pas été déçue, bien au contraire ce fut une lecture formidable, un vrai coup de coeur! Fannie Flagg nous emporte dans son univers haut en couleur, où les femmes sont fortes malgré les difficultés rencontrées. J'ai adoré Sookie et ses petites excentricités qui font tellement de bien. Sans oublier les soeurs de la station-service qui ont su, chacune d'elles, se donner les moyens de réaliser leurs rêves. Et surtout, de toujours faire ce qui leur semblait juste.

Je ne qualifierai pas ce livre de roman historique mais je dois toutefois noter que j'ai appris énormément au sujet des WASP (Women Airforce Service Pilots) dont j'ignorais totalement l'existence, alors même qu'elles ont pleinement participé à l'effort de guerre. Pour moi, ce sont des héroïnes et je ne les oublierai pas. Elles ont, d'une certaine manière, contribué à l'émancipation féminine... Et nous savons malheureusement qu'il en a fallu du temps.

La Dernière réunion des filles de la station-service est un roman inspirant, rempli d'humour et de belles émotions. J'espère revivre tout ça très vite avec un autre roman de cet auteur. Pourquoi pas avec Beignets de tomates vertes qui a rejoint d'office ma Wish-List!

 

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© Eloo 11/2016

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16 octobre 2016

Aliénor : Le Règne des Lions (t.1)

 

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Auteur Mireille CALMEL Editions Pocket Date de parution 2013 / 444 p.

→ J'ai sorti ce roman de ma PAL.
Mon avis sur le premier cycle, Le Lit d'Aliénor (intégrale).

 

4ème de couverture :

      "1154. Aliénor fait son entrée à la cour d'Henri Plantagenêt, son nouvel époux. Le pays entier tombe aussitôt sous le charme de cette reine à la grâce envoûtante. Très vite, guidée par son sens aiguisé de la politique, l'impétueuse Aliénor prend les rênes du royaume. Cependant, certains sont prêts à tout pour rompre cette alliance. Loanna de Grimwald, conseillère de l'ombre, descendante de la lignée des grandes prêtresses d'Avalon, doit absolument les en empêcher... Dix ans après nous avoir conquis dans Le Lit d'Aliénor, la duchesse d'Aquitaine revient, toujours aussi ensorcelante."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Je me suis enfin plongée dans la suite des aventures de la grande Aliénor d'Acquitaine. Celle-ci est désormais au bras d'Henri Plantagenêt, son second époux. De reine de France, elle devient reine d'Angleterre ; destin unique d'une femme fière et forte. A ses côtés se tient toujours, tel un roc, Loanna de Grimwald, descendante de Merlin. Pour la première fois, cette dernière est secondée par sa propre fille Eloïn, qui semble avoir développé de grands pouvoirs.

Je dois avouer que mon avis est en demi-teinte. Je prends toujours énormément de plaisir à lire cette saga, si joliment écrite par Mireille Calmel, mais il faut bien avouer que historiquement parlant, il ne se passe pas grand chose. Du coup dans ce tome-ci, on s'intéresse davantage à l'histoire de Loanna de Grimwald, purement fictive. Le mot qui me vient spontanément à l'esprit : agréable. Mais j'ai quand même eu le sentiment tout au long de ma lecture qu'on n'avancait pas des masses. L'auteur en profite pour mettre l'accent sur les amours de ses personnages féminins principaux, et elle le fait très bien, mais j'ai fini par trouver ça lassant.

Passé la magie de la découverte avec Le Lit d'Aliénor, où j'ai pris plaisir à tourner les pages malgré une certaine lenteur, là j'ai eu plus de mal. Et j'ai ramé un peu. Néanmoins, je lirai la suite, L'Alliance brisée, car les personnages sont très attachants et que je n'ai pas envie de les quitter.

 

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© Eloo 10/2016

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18 août 2016

Un Avion sans elle

 

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Auteur Michel BUSSI Editions Presses de la Cité Date de parution 2013 / 532 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

"Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité du nourrisson de trois mois, unique rescapé d'un crash d'avion, que les médias ont baptisé Libellule? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour elle..."

 

Mon Avis : ♥♥♥Une bonne lecture mais...

Après avoir eu un grand coup de coeur pour le roman Nymphéas noirs que j'avais lu/écouté sous le format d'un livre audio, j'avais très envie de poursuivre ma découverte des polars de Michel Bussi. Cet auteur publie un nouveau livre chaque année, j'avais donc le choix, et celui-ci s'est porté sur Un Avion sans elle qui, en réalité, m'intriguait depuis un moment.

Oh libellule,
Toi, t'as les ailes fragiles
Moi, moi j'ai la carlingue froissée... ♫
Extrait de Comme un avion sans aile, Charlélie Couture (1981)

Globalement, je dois dire que j'ai beaucoup aimé ma lecture. Michel Bussi possède une écriture fluide et pose là une intrigue très addictive. Difficile en effet de lâcher ce roman car comprendre ce qu'il s'est vraiment passé le soir du 23 décembre 1980 devient une nécessité. La construction du roman est très rythmée puisque tout se joue en une seule journée, 18 ans plus tard, le 2 octobre 1998. On suit principalement les pensées de Marc, un des personnages principaux, tandis qu'il tente de recoller les morceaux, avec l'aide du journal écrit par le détective privé qui s'est penché sur l'affaire. L'étau se resserre alors petit à petit, et tandis que les heures de cette longue journée semblent s'accélérer, j'ai tourné les pages de plus en plus vite.

Je dois dire qu'arrivée aux deux tiers du roman, j'ai deviné où l'auteur voulait nous emmener. Je ne suis toutefois pas déçue car certains rebondissements m'ont surpris ; de plus, même si je me doutais de la fin, j'étais tout de même bien contente que l'auteur m'explique tout le cheminement. Car finalement je me basais avant tout sur mon instinct et j'aurais bien été incapable d'aligner des preuves.

Mon bémol, celui qui m'empêche d'être aussi enthousiaste que pour Nymphéas noirs, relève tout de même de la fin où j'ai ressenti un sentiment d'inachevé. J'ai eu la nette impression qu'il manquait un passage entier entre les deux derniers chapitres (le dernier étant une sorte de prologue), et que l'auteur Michel Bussi ne prenait pas la peine de tout nous expliquer. Du coup, la fin m'a semblé un peu abrupte, il me manquait quelque chose, et je me suis dit que de la part de l'auteur, c'était un peu facile de nous laisser comme ça, avec des cadavres sur les bras! Comprenne qui pourra, je n'en dirais évidemment pas plus pour éviter tout spoiler...

Malgré ce dernier point, je conseille ce roman à tous, amateurs de polar ou non ; je trouve qu'il s'agit d'une lecture idéale pour l'été puisqu'elle allie détente et suspense.

 

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© Eloo 08/2016

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01 juillet 2016

Le Livre de l'Enigme (I) : Source des tempêtes

 

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Auteur Nathalie DAU Editions Les Moutons électriques Date de parution 2016 / 443 p.

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Les Moutons électriques.
J'ai lu ce roman en lecture commune avec Lanylabooks.

 

4ème de couverture :

      "Les ténèbres ont un cœur de lumière.
Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Lorsque la maison d'édition Les Moutons électriques m'a proposé de découvrir ce roman, j'ai immédiatemment été séduite par les quelques extraits qu'elle m'avait joint à son e-mail. J'ai donc accepté de reçevoir Source des tempêtes en service presse, ce qui me permettait par ailleurs de me plonger dans un nouvel univers de fantasy. Je dois avouer que cela m'avait manqué.

Je suis admirative du travail d'écriture de Nathalie Dau et notamment de ses tournures de phrases. Elles sont toutes empreintes d'émotions ; elles sont justes et belles. Je me suis surprise à marquer des pages pour garder en mémoire quelques citations, ce qui ne m'arrive que très rarement.

Le fait que le personnage principal ne soit pas le "héros" de l'histoire permet une approche tout à fait originale et bienvenue. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, l'intrigue qui se met en place au fur et à mesure des pages est complexe et intéressante. La thématique du conflit entre les croyances ancestrales et les nouvelles religions n'est pas innovante mais elle a tout de même su me convaincre. 

Arrivé à mi-parcours, j'ai trouvé que le récit s'essouflait un peu. J'avais envie d'en savoir plus sur l'Enigme de Namuh et le rôle à jouer des protagonistes mais le tout reste assez flou jusqu'à la fin de ce premier tome. De plus, certaines relations assez malsaines m'ont un peu gêné pendant ma lecture. Elles m'ont fait penser à celles que l'on peut suivre dans la série Game of Thrones mais apparemment cela me dérange moins sur écran qu'entre les lignes d'un roman.

Globalement, j'ai passé un bon moment avec Source des tempêtes et je lirai la suite avec plaisir. J'espère que le second tome relancera l'intrigue et nous offrira des éclaircissements.

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© Eloo 07/2016

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27 mai 2016

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

 

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Auteur Stefan ZWEIG Editions Le Livre de Poche Date de parution 2010 (1ère édition : 1927) 158 p. 

→ Lu sur l'application Glose.

 

4ème de couverture :

      "Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

 

Mon Avis : ♥♥♥Une très bonne lecture!

Lorsque j'avais lu la nouvelle Le Joueur d'échecs, la plume de Stefan Zweig m'avait envoûté, et j'ai saisi l'occasion de redécouvrir cette belle sensation avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme. Stefan Zweig reste dans le même schéma : le point de départ de sa nouvelle se situe dans le présent puis il utilise un prétexte, ici un évènement "scandaleux", pour remonter le temps et nous raconter une histoire. La construction est somme toute très classique, mais les mots employés vous transportent et font toute la différence.

La thématique abordée dans cette nouvelle est la dangerosité des jeux d'argent ; il ne s'agit pas d'un sujet qui me passionne particulièrement, c'est pourquoi j'ai préféré Le Joueur d'échecs à cette nouvelle. Néanmoins, je me suis laissée porter par les péripéties. Par la rencontre inattendue des deux personnages. Par la main tendue qui ne voulait finalement pas le support de celle qui l'attrape. Par les quelques illusions et surtout les nombreuses désillusions.

Stefan Zweig nous décrit le tumulte de la vie et nous prouve qu'une vie peut basculer en quelques heures à peine. Il nous démontre également l'importance de l'absence de jugement lorsque l'on ne connait pas les tenants et aboutissants. Concernant la prose, j'ai particulièrement aimé le fait que les éléments naturels soient en parfaite symbiose avec les émotions des personnages.

"Et, comme un reflet de mon propre allégement moral, le paysage brillait autour de nous, complètement apaisé : la mer qui, la veille, se gonflait de colère, était si calme, silencieuse et limpide que l'on voyait briller de loin, très blanc, le moindre galet sous les petits flots ourlant le rivage."

On sort toujours grandi d'un livre écrit par Stefan Zweig. Je pense qu'il est bon de s'occtroyer une petite parenthèse dans sa vie de lecteur pour découvrir son grand talent.

 

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© Eloo 05/2016

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19 mai 2016

Le Livre des Baltimore

 

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Auteur Joël DICKER Raconté par Thibault de Montalembert 
Editions Audiolib Date de parution 2015 / 14h32 (476 p.)

→ Ce livre audio m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Audiolib.

 

4ème de couverture :

      "Jusqu'au jour du Drame, les Goldman se divisaient en deux branches : les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Marcus Goldman, l'écrivain de La Vérité sur l'affaire Harry Québert, est un Goldman de Montclair, une famille modeste qui vit chichement dans une banlieue de New York. Rien à voir avec les Goldman-de-Baltimore, prospères à souhait, emblématiques de l'Amérique hupée, et à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Puis ce fut le Drame. Au gré de ses souvenirs de jeunesse, Marcus va tenter de décrypter cette famille apparement comblée par la vie, et qui le fascinait trop pour qu'il puisse percevoir les indices précurseurs du désastre. Au risque de découvrir les racines enfouies de ses propres illusions."

 

Mon Avis :♥♥♥♥ Une lecture que je ne conseille pas...

J'étais impatiente de découvrir la plume de Joël Dicker, heureux lauréat du prix Goncourt des lycéens en 2012. Je n'ai pas lu La Vérité sur l'affaire Harry Québert, et c'est Audiolib qui m'a donné l'opportunité de découvrir Le Livre des Baltimore, en livre audio. Ces deux romans partagent le même personnage principal, ils peuvent toutefois se lire indépendamment l'un de l'autre.

L'écriture de cet auteur est très agréable, quoique très (trop?) narrative, ce qui rend le déroulement du récit un peu longuet. J'ai trouvé que Joël Dicker se repétait beaucoup et qu'il ne laissait que très peu de place aux dialogues. A mon sens, il aurait pu "élaguer" son récit davantage pour le rendre plus dynamique. Il voulait peut-être ménager l'effet de surprise mais pour ma part, cela n'a pas eu l'effet excompté, j'ai surtout eu le sentiment désagréable que le roman tirait en longueur.

J'ai beaucoup réfléchi à mon rapport avec ce livre, à ce que j'ai ressenti. Beaucoup de personnes m'ont dit qu'elles avaient adoré Le Livre des Baltimore, et ça n'a pas été mon cas. J'en suis finalement arrivée à la conclusion que je n'apprécie pas les drames contemporains ; je ne m'y sens pas à l'aise, tout simplement. Plus j'avancais dans l'histoire, et plus il était douloureux pour moi de poursuivre ma lecture. On sait dès les premières pages que cela finira mal et je redoutais d'arriver à ce moment clé du roman.

La lecture est pour moi avant tout une façon de m'évader, de me détendre, de rêver... Ce roman-là ne m'a procuré que des émotions négatives. Il est définitivement trop ancré dans la triste réalité. Il me suffit de lire le journal, d'écouter la radio ou de regarder le journal de 20h pour entendre parler d'un drame tel que celui-là. Et je n'ai pas envie de retrouver cela dans mes lectures.

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© Eloo 05/2016

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01 avril 2016

Nymphéas noirs

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Auteur : Michel BUSSI
Raconté par Colette SODOYEZ
Editions : Audiolib
Date de parution : 2016
13h40 (438 p.)

 

→ Ce livre audio m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Audiolib.

 

4ème de couverture :

"Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Je vais vous conter la jolie histoire que j'ai vécue avec les mots de Michel Bussi. Cet auteur possède une plume incisive, celle-là même que l'on recherche lorsque l'on veut être tenu en haleine par un bon polar. De but en blanc je vous le dis, Nymphéas noirs m'a fait forte impression.

Avant toute chose, je tiens à souligner le talent de Colette Sodoyez en tant que narratrice. J'ai vraiment été bluffée et je suis convaincue que, pour le coup, elle rend l'histoire encore meilleure. Elle donne une voix unique à chacun des personnages et passe de l'un à l'autre avec une facilité déconcertante. Certains chapitres sont racontés par une vieille femme et j'ai vraiment eu l'impression que celle-ci me chuchotait à l'oreille ; cela me faisait froid dans le dos.

Peut-être le titre de ce roman vous a t-il mis la puce à l'oreille : l'intrigue de cette enquête policière se passe à Giverny, le village où a vécu Claude Monet et où se trouve toujours sa maison entourée de son beau jardin avec, au milieu, son célèbre étang aux nymphéas. J'ai eu la chance de m'y rendre il y a quelques années et cela m'avait beaucoup ému car j'ai beaucoup d'admiration pour ce peintre et pour son oeuvre (j'aime particulière son tableau Les Coquelicots, dont ma mamie a peint une reproduction). Je pense que les amateurs d'art, et plus particulièrement ceux qui sont sensibles à l'impressionnisme, apprécieront plus particulièrement Nymphéas noirs.

Dans ce roman, la résolution de l'énigme se fait en deux temps. Je dois vous avouer, non sans fierté, que j'ai deviné la seconde partie. J'ai eu peine à y croire et j'ai eu peur que l'auteur se soit loupé quelque part. L'intrigue est extrêmement complexe mais force est de constater que Michel Bussi l'a tient jusqu'au bout. Il a pensé à tout, même aux plus insignifiants détails. Implacable. C'est un coup de maître.

Je pense déjà au prochain roman de Michel Bussi que je vais lire, peut-être Un Avion sans elle... Et vous, lequel me conseilleriez-vous?

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04 mars 2016

Paranoïa

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Auteur : Melissa BELLEVIGNE
Editions : Hachette
Collection : Black Moon
Date de parution : 2016
320 p.

 

→ Un grand MERCI aux éditions Hachette-Black Moon et plus particulièrement à Melissa Bellevigne de nous avoir permis Gaëlle et moi de lire son roman en avant-première.
Sortie prévue le 1er avril!

 

4ème de couverture :

      "Lisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥Une très bonne lecture!

Parce qu'il faut bien commencer quelque part, je tiens tout d'abord à dire que la plume de Melissa Bellevigne m'a fait forte impression. Paranoïa est un premier roman et pourtant l'auteur possède une écriture mature et très agréable à lire. J'ai aimé me laisser bercer par de jolies tournures de phrases, parfois teintées de poésie. 

Melissa Bellevigne semble avoir mis beaucoup de sa personne dans son roman, tels que son intérêt non dissimulé pour la maternité et son attachement pour la ville de Londres. Elle nous offre une histoire où se mêlent quêtes d'identité, relations amoureuses complexes et plongée dans les méandres du cerveau humain. Le tout est crédible et renseigné. L'auteur n'écrit pas au hasard, aussi bien dans les descriptions de lieux existants que dans les notions de psychologie abordées, son sérieux est palpable.

Dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet et notre curiosité est piquée. Les péripéties s'enchaînent dans un rythme soutenu, avec un retour dans le passé en prime. A mi-parcours, la romance prend un peu le dessus et ceux qui me connaissent bien devineront que c'est ce que j'ai le moins aimé. Décidement en littérature, je ne suis pas du tout fleur bleue! Toutefois, je dois noter que l'auteur n'a pas peur du mélange des genres, Paranoïa possède également un petit côté dramatique et, pendant quelques pages, il vire presque au thriller.

Quelques mots sur la fin - sans spoiler évidemment, je dois admettre que je l'ai trouvée un peu rapide, voire précipitée. L'auteur laisse une porte ouverte et la liberté à ses lecteurs de tirer leurs propres conclusions. C'est une option tout à fait acceptable mais, personnellement, j'aime avoir toutes les réponses à mes questions. J'en suis à espérer un tome 2 qui permettrait d'assouvir ma frustration... Qui sait?

Certains sujets abordés sont sensibles, c'est pourquoi je conseille ce roman aux grands ados et aux adultes, mais pas aux plus jeunes (c'est la bibliothécaire jeunesse qui vous parle!).
Qu'on se le dise, Melissa Bellevigne n'a pas fini de nous suprendre.

 

A présent, je vous conseille de regarder l'avis en vidéo de mon amie Gaëlle avec qui j'ai beaucoup échangé autour de ce roman :

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© Eloo 03/2016

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13 février 2016

Le Chant des esprits (t.2)

le chant des esprits

 

Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel

Date de parution : 2014
568 p.

 

4ème de couverture :

      "En 1852, Hélène et Gwyneira ont quitté l'Angleterre pour venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui, au crépuscule d'une vie mouvementée, les deux pionnières, toujours liées par une amitié indéfectible, s'inquiètent pour leurs petites-filles, Elaine et Kura, deux cousines que tout oppose.
Belle mais capricieuse, Kura possède une voix magnifique. Portée par la perspective d'une carrière internationale, elle refuse d'assumer son rôle d'héritière de Kiward Station, le domaine familial, pour se consacrer au chant.
Lorsque Kura rencontre William, le fiancé d'Elaine, ce dernier tombe aussitôt sous le charme de la jeune métisse. Dès lors, le drame couve..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Mon dieu que la première partie de ce roman m'a ennuyé! Je n'ai pas retrouvé assez vite l'émerveillement que j'avais pu ressentir en lisant les descriptions des paysages merveilleux, dans le tome 1. L'auteur s'y attarde moins, comme si elle estimait en avoir fait le tour dans Le Pays du nuage blanc. L'intrigue met du temps à se mettre en place et cela manque de peps.

De plus, les personnages tombent parfois dans la caricature, notamment Kura qui m'a été insupportable pendant de nombreux chapitres. Il semble ne pas y avoir de juste milieu et il ressort de la narration une vision assez manichéenne : les "belles" personnes contre les "mauvaises" personnes. 

J'ai vraiment cru que l'auteur allait baser l'intégralité de son intrigue autour des drames familiaux qui rythment le début du roman. Heureusement, il n'en ai rien et la seconde partie du Chant des esprits s'est révélée bien meilleure. A un moment donné, Sarah Lark provoque une fracture dans la vie "rangée" des deux jeunes filles, Elaine et Kura, et c'est parti pour l'aventure, celle que j'avais tant aimé dans Le Pays du nuage blanc. Nous voyageons à nouveau à l'intérieur des terres de la Nouvelle-Zélande et les belles descriptions sont de retour. Elaine et Kura se prennent enfin en main, volent de leurs propres ailes (même si ce n'est pas sans difficulté) et j'en suis soulagée!

Cette fois-ci, l'auteur attache beaucoup d'importance à la musique maorie et j'ai découvert avec plaisir leurs instruments traditionnels ainsi que la signification du haka et de leurs chants, dont le mystérieux chant des esprits. Sarah Lark met également en avant l'exploitation des mines, ce qui distingue ce second tome de son prédécesseur où nous nous étions davantage intéressés aux élevages de moutons et à la ruée vers l'or.

Parce que la seconde partie de ce roman m'a vraiment emballée, j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire avec le dernier tome de cette trilogie, Le Cri de la Terre. En espérant que celui-ci soit moins inégal et qu'il me plaise de bout en bout.

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© Eloo 02/2016

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