12 octobre 2014

Ce qui nous lie

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Auteur : Samatha BAILLY
Editions : Milady
Collection : Grande romance
Date de parution : 2013
281 p.

 

→ C'est ma binôme Nina de la chaîne Youtube Le Libr'Air qui a sorti ce roman de ma PAL!

 

4ème de couverture :

"Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler... et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens."

 

Mon Avis : ♥♥♥

      Lorsque j'ai trouvé le livre de Samantha Bailly d'occasion, je me suis dit que c'était le moment de donner une nouvelle chance à la romance, ce genre avec lequel je ne suis pas souvent en bon terme. Il me semblait avoir lu des avis très élogieux, mais après coup en allant consulter sa fiche sur Livraddict, je me suis rendue compte que Ce qui nous lie ne comptabilise qu'une moyenne de 14.6/20 (pour 179 votants), ce qui n'est pas extraordinaire. Finalement, pas mal de lecteurs sont sortis assez mitigés de cette lecture, et je fais parti de cette catégorie.

J'ai mis énormément de temps à entrer dans ce roman et je ne me suis pas attachée au personnage principal... Allons droit au but : l'histoire d'Alice m'a laissé de marbre. Très rapidement, je me suis aperçue que son don me rendait complètement indifférente : ça ne m'intéressait pas de savoir quels étaient son origine et ses raisons. Je n'étais pas non plus enthousiaste à l'idée de suivre la progression de la relation d'Alice avec son chef Raphaël. Le seul personnage qui m'a vraiment plu est Sébastien, mais il reste très secondaire.

Je n'ai pas vraiment compris quel était l'intérêt des retours en arrière et des bonds dans le futur. Si cela devait être un exercice intéressant pour l'auteur, ça casse surtout le rythme pour le lecteur et ça n'apporte finalement pas grand chose.

Je n'ai pas non plus trouvé la plume de Samantha Bailly transcendante. Elle est assez inégale car nous pouvons croiser au détour du roman aussi bien de belles tournures de phrases que quelques maladresses.

Vous l'aurez compris, ce roman a été une déception pour moi et ne restera pas graver dans les annales. Il faut toutefois noter que Samantha Bailly est très jeune et qu'elle écrit déjà beaucoup, dans plusieurs genres. Je ne baisse pas les bras et espère me réconcilier avec cet auteur en lisant Oraisons (genre : Fantasy) si l'occasion se présente.

© Eloo 10/2014

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02 septembre 2014

Cycle Drenaï (t.2) : Le Roi sur le seuil

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Auteur : David GEMMELL
Editions : Bragelonne
Date de parution : 2001
370 p.

 

→ C'est ma binôme Nina de la chaîne Youtube Le Libr'Air qui a sorti ce roman de ma PAL!

 

4ème de couverture :

"Les temps ont changé...
Un siècle s'est écoulé depuis l'incroyable résistance au sein de la forteresse de Dros Delnoch. Et Druss, le valeureux héros de cette aventure, est resté une Légende. Mais aujourd'hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire des Drenaïs. Dans sa quête insatiable de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d'armée du Dragon. Il leur a tendu un piège et a lancé contre eux des créatures monstrueuses, mi-hommes, mi-bêtes, à la force de destruction prodigieuse: les Unis.
Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant. Il n'est pas près d'oublier la traitrise de son maitre. Dans ses veines coule le sang d'ancêtres mythiques : Regnak, le dernier Compte de Bronze, et Ulric, prince des Nadirs, deux ennemis ancestraux. Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée dans l'acier.Dans l'étroit regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés.Et aujourd'hui, son cœur crie vengeance!"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Après m'être plongé avec délice dans Légende, j'ai décidé de poursuivre ma découverte du cycle Drenaï et de la plume de David Gemmell avec ce second titre. Même s'il n'égale pas tout à fait son prédécesseur, Le Roi sur le seuil est un roman de fantasy très bien ficelé que j'ai vraiment beaucoup aimé.

Les personnages sont toujours aussi charismatiques, les guerriers ont de l'allure, ce sont des hommes d'honneur et les femmes ont du plomb dans leur tête. David Gemmell ne perd pas le rythme et les évènements s'enchaînent à une vitesse surprenante. On ne s'ennuie pas et tout se tient. J'ai d'ailleurs préféré la fin de cette histoire à celle de Légende car elle est plus complexe et plus travaillée (dans Légende le dénouement est un peu facile et donc moins impressionnant).

Dans ce roman-ci, la thématique de la peur de l'étranger est très présente. D'ailleurs, David Gemmell aurait créé le personnage de Païen (un homme à la peau noire voyagant sur un territoire habité par des hommes à la peau blanche) suite à un propos raciste tenu par un lecteur de Légende.

David Gemmell est un des maîtres incontestables de héroïc fantasy, il nous entraine dans son univers et on ne voudrait plus jamais en sortir. J'ai hâte de poursuivre l'aventure Drenaï avec Waylander!

© Eloo 09/2014

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26 août 2014

La Septième vague

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Auteur : Daniel GLATTAUER
Editions : Le Livre de Poche
Date de parution : 2012
(première édition : 2011)
279 p.

 

4ème de couverture :

      "Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit à Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontre, pas de sexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre? Où l'on rêve de tous les possibles? Où les caresses sont interdites? "Pourquoi veux-tu me rencontrer?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu'au dernier mail..."

 

 

Mon Avis : ♥♥♥

C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé Emmi et Léo dans cette suite du roman Quand souffle le vent du nord. Dans ce tome-ci, on peut déplorer quelques longueurs dues au fait que les deux personnages principaux jouent au chat et à la souris ; mais globalement, cette lecture m'a fait passer un agréable moment.

Le choix de créer des rencontres réelles entre Emmi et Léo tout au long de l'histoire est très judicieux, il permet de ne pas rester dans une routine par rapport au premier tome. La plume de Daniel Glattauer est toujours aussi belle, et les dialogues toujours aussi piquants. J'ai beaucoup aimé la fin choisi par l'auteur, bien que prévisible et même s'il faut avouer en définitive que le roman Quand souffle le vent du nord se suffit à lui-même.

Je conseille ce diptyque à celles et ceux qui aiment le genre épistolaire et/ou la romance sans chichi.

© Eloo 08/2014

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12 août 2014

Le Tort du soldat

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Auteur : Erri DE LUCA
Editions : Gallimard
Collection : Du monde entier
Date de parution : 2014
88 p.

 

Le Saviez-vous? Erri De Luca est un grand auteur italien, dont l'ensemble de l'oeuvre a été récompensé par le prix Ulysse en 2013.

 

4ème de couverture :

      "Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish. En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Luca évoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l’existence d’un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d’avoir perdu la guerre…"

 

Mon Avis : ♥♥♥risque de spoilers

Le Tort du soldat est un petit roman très intéressant à plus d'un titre. L'auteur Erri De Luca partage avec nous son regard sur la Seconde Guerre mondiale. Et l'interprétation qu'il nous livre m'a beaucoup intrigué.

Dans la première partie de son roman, nous sommes en compagnie d'un traducteur en langue yiddish qui nous en apprend beaucoup sur les évènements passés durant la guerre, et notamment au sujet de la destruction du ghetto de Varsovie par les nazis. J'ignorais que ses habitants s'étaient défendus ardemment et avaient résisté pendant un long mois à l'attaque de leur ennemi. Des faux papiers avaient même été distribués aux artistes juifs afin qu'ils puissent quitter discrètement le ghetto et témoigner.

Dans la seconde partie, c'est la fille d'un ancien soldat allemand qui prend la parole. Elle nous raconte l'histoire de son père qui s'est toujours senti recherché, surtout après le fameux enlèvement d'Adolf Eichmann. Culpabilité? Le raisonnement du vieux soldat au sujet de la défaite des nazis est très intéressant à suivre. Le titre prend d'ailleurs tout son sens pendant la lecture :

"- Je suis un soldat vaincu. Tel est mon crime, pure vérité." Il fit le geste de chasser les pellicules de ses épaules. "Le tort du soldat est la défaite. La victoire justifie tout. Les Alliés ont commis contre l'Allemagne des crimes de guerre absous par le triomphe". p.47

L'acharnement avec lequel ce vieil homme tente de comprendre la défaite nazie, allant jusqu'à étudier les textes sacrés de la foi juive, laisse parfois sans voix. Grâce au témoignage livré par la femme, nous comprenons également comment on est supposé vivre lorsque l'on est la fille d'un criminel de guerre...

Je conseille cette lecture à tout le monde, même si je dois vous alerter sur le fait que l'auteur utilise parfois un vocabulaire difficile pour celui qui est étranger à la culture juive. Personnellement, il m'a fallu parfois m'accrocher et me munir de mon ordinateur et du dictionnaire pour suivre toute l'affaire. Mais dans l'ensemble, c'est très agréable à lire, la plume d'Erri De Luca berce le lecteur et les quelques phrases types qui se répètent tout au long du roman marque le rythme. 

Pour conclure, Je trouve Erri de Luca tout simplement fascinant et je donnerais cher pour pouvoir discuter longuement avec lui, autour d'un verre et confortablement installé dans un sofa...

© Eloo 08/2014

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05 août 2014

Quand souffle le vent du nord

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Auteur : Daniel GLATTAUER
Editions : Le Livre de Poche
Date de parution : 2011
(première édition : 2010)
348 p.

 

 

4ème de couverture :

"Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu'à devenir accros. Jusqu'à ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre, sans se rencontrer pour autant... Savoureuse et captivante, cette comédie de moeurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux."

 

 

 

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

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La Chaine Youtube de Nina

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Ce roman est arrivé au bon moment : j'avais envie d'une lecture que je n'arriverais pas à lâcher, et c'est exactement ce qu'il s'est passé. J'ai lu Quand souffle le vent du nord quasiment d'une traite. Pour autant, ce roman n'est pas un coup de coeur - il a manqué "le petit truc", mais il est indéniablement une très belle découverte.

J'ai ressenti un feeling incroyable avec les personnages. Emmi et Léo ont beaucoup d'humour et de répartis, ils ont pas mal de fêlures aussi. En quelques mots, ils sont terriblement touchants et attachants. Si Léo m'a parfois agacé avec ses remises en question multiples, j'ai trouvé qu'Emmi est un personnage extraordinaire. Je l'ai comprise et soutenue jusqu'à la dernière ligne.

La plume de Daniel Glattauer est contemporaine et colle parfaitement avec le ton qu'il a voulu donner à son roman. Il s'agit plus d'un dialogue comme au théâtre qu'un roman épistolaire, puisqu'une conversation par e-mail peut se faire en temps réel contrairement à un échange de lettres. Emmi et Léo parle parfois de tout et de rien mais ce n'est pas du tout ennyeux pour le lecteur car l'auteur arrive à rendre l'ensemble très vivant.

Pour conclure, je vous conseille vivement de partir à la rencontre d'Emmi et de Léo!

© Eloo 08/2014

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29 juillet 2014

La Note sensible

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Auteur : Valentine GOBY
Editions : Gallimard
Collection : Folio
Date de parution : 2008
(première édition : 2002)
234 p.

 

4ème de couverture :

      "Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois. Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour."

 

 

Mon Avis : ♥♥♥

C'est ma binôme et amie Nina du blog Le Libr'Air qui m'a gentiment envoyé ce roman pour que je puisse le découvrir. Elle l'avait beaucoup aimé et il lui avait inspiré une bien jolie chronique. J'espérais vibrer comme Nina lorsqu'elle l'a lu. Je me suis accrochée, j'ai voulu y croire jusqu'au bout mais force est de constater qu'après plus de 3 semaines de combat (oui, oui, trois semaines pour lire un poche de 230 pages, vous avez bien lu!), ce livre n'était pas fait pour moi...

Petite anecdote : il y a quelques jours j'expliquais à une de mes collègues que je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire, je lui disais "j'ai dû mal à comprendre la narratrice, elle s'installe dans un nouvel appartement, le remplit de plantes vertes et ne s'achète même pas un frigo!". Ma collègue m'a répondu : "tu es trop pragmatique". Et je crois qu'elle a raison! J'ai n'ai pas réussi à entrevoir la poésie qui se cache entre les lignes de ce roman.

Même si la lettre qui introduit La Note sensible est claire, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un doute tout au long de ma lecture : est-ce que la narratrice invente toute cette histoire ou est-ce qu'elle la vit vraiment? Je crois que je ne me suis pas faite à l'idée qu'une personne puisse préférer rêver de la dite histoire plutôt que de la vivre, même si elle est vouée à finir mal (et puis d'abord qu'est-ce qu'elle en sait? Elle n'a même pas essayé...).

Si Valentine Goby n'a pas réussi à m'embarquer avec elle dans son récit, elle a tout de même su me charmer avec sa jolie plume. J'ai aimé me laisser bercer au rythme du violoncelle et découvrir la jolie signification de la fameuse "note sensible". Mozart est quasiment omniprésent dans tout le roman mais c'est lorsque l'auteur a cité La Pavane de Gabriel Fauré que j'ai été le plus touchée (un de mes morceaux classiques préférés!)Je vous laisse avec cette si belle mélodie qui me donne des frissons à chaque fois que je l'écoute :

© Eloo 07/2014

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17 juin 2014

84, Charing Cross Road

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Auteur : Helene HANFF
Editions : Le Livre de Poche
Date de publication : 2012
(première édition : 1970)
160 p.

 

Le Saviez-vous? Ce livre épistolaire a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1987, avec Anne Bancroft, Anthony Hopkins et Judi Dench dans les rôles principaux. Source

 

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4ème de couverture :

      "Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Texte inattendu, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

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Le Blog de Nina

 

Mon Avis : ♥♥

Nous avons ici entre les mains un petit recueil de lettres sans prétention, des lettres qui à l'origine n'étaient pas destinées à être publiées. Helene Hanff, une américaine excentrique et parfois légèrement énervante, écrit à la librairie londonienne Marks & Co. car elle souhaite acquérir certains livres introuvables aux Etats-Unis, pour un prix raisonnable. Au fil des lettres, le ton devient de plus en plus familier et une amitié se crée doucement, en particulier entre Helene et l'un des employés de la librairie, un dénommé Frank Doel. C'est lorsque la correspondance s'achève (à la fermeture définitive de la librairie) qu'un éditeur se propose de publier l'échange de lettres.

84, Charing Cross Road est un hymne à la littérature et aux lecteurs passionnés qui laissent leur trace, parfois inconsciement, dans les livres. Néanmoins, je ne pense pas avoir su l'apprécier à sa juste valeur car Helene Hanff cite de nombreux auteurs et livres dont je n'ai jamais entendu parler. La jeune américaine n'a pas réussi à me donner envie d'en découvrir certains ; de cette lecture, je retiens surtout son amour pour les livres, si éclatant tout au long du recueil, qui m'a donné le sourire.

A noter que si je n'ai pas trouvé Helene Hanff spécialement attachante, en revanche j'ai beaucoup apprécié sa débordante générosité. Ce recueil de lettres nous donne la vision d'une Angleterre d'après-guerre où les rationnements sont de vigueur : Helene Hanf n'hésite pas une seconde à envoyer des paniers garnis aux employés de la librairie lors de plusieurs occasions, comme les fêtes de fin d'année.

Je ne regrette pas cette lecture, au demeurant plutôt sympathique, mais elle ne m'a pas fait vibré autant que je l'aurais espéré.

© Eloo 06/2014

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03 juin 2014

Les Quatre

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Auteur : Agatha CHRISTIE
Editions : Le Livre de Poche
Date de publication : 2008
(première édition : 1927)
187 p.

 

Le Saviez-vous? A l'origine, il s'agissait de 12 nouvelles publiées dans le magazine The Sketch. Le fil conducteur était la lutte d'Hercule Poirot contre les quatre grands ; chaque nouvelle possédait une intrigue propre et leur point commun résidait dans la progression des connaissances d'Hercule Poirot pour cette organisation criminelle. En 1926, Agatha Christie se trouve dans une situation financière compliquée ; elle remet alors en forme les 12 nouvelles avec l'aide de son beau-frère Campbell Christie afin d'en faire un roman. Source

 

4ème de couverture :

      "Hercule Poirot semble enfin avoir trouvé des adversaires à sa mesure : un quatuor criminel, dont le but n'est rien moins que de s'assurer la domination du monde. Rude bataille en perspective!"

 

Mon Avis : ♥♥♥

Je ne pouvais pas participer au challenge Week-end à 1000 sans lire un roman d'Agatha Christie. J'ai choisi de sortir de ma PAL une enquête peu connue d'Hercule Poirot, Les Quatre, mais dont l'historique de la création est inhabituelle (voir Le Saviez-vous plus haut).

L'intérêt de ce roman par rapport au reste de la production d'Agatha Christie (en ce qui concerne les enquêtes du détective Poirot) est que l'auteur lui donne une dimension internationale. Hercule Poirot et le Capitaine Hastings nous font voyager en Angleterre, en France, en Belgique et en Italie. De plus, les Quatre Grands forment une organisation criminelle à l'echelle mondiale (avec pour membres un anglais, une française, un américain et un chinois). Le second point fort de ce roman réside dans le fait que Hercule Poirot doit faire face non pas à un mais plusieurs adversaires. Agatha Christie ne reste décidément jamais dans sa zone de confort et essaye toujours d'innover, de proposer quelque chose de jamais vu par rapport aux romans qu'elle a écrit plus tôt.

J'ai passé un bon moment avec ce roman, il déborde d'actions et de petites cellules grises. Ça a été un bonheur de retrouver le capitaine Hastings qui m'avait manqué dans Le Meurtre de Roger Ackroyd ; sa bonne humeur, sa naïveté et son enthousiasme sont toujours les bienvenues. Si vous aimez le roman policier classique, vous prendrez plaisir à vous plonger dans la lecture de Les Quatre. Si vous n'êtes pas un habitué du genre et que vous souhaitez découvrir la plume d'Agatha Christie, je ne vous conseille pas de commencer par celui-là. Il ne sort pas du lot et d'autres romans de cet auteur seront plus adaptés.

© Eloo 06/2014

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27 mai 2014

Les Dames à la licorne

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Auteurs : René BARJAVEL & Olenka de VEER
Editions : Pocket
Date de parution : 1976
(première édition : 1974)
412 p.

 

→ Roman reçu dans le cadre d'un concours, merci à Méli du blog Bazar de la Littérature.

 

4ème de couverture :

      "Une terre de légendes : l'Irlande. Un descendant de roi, chef rebelle en fuite : Hugh O'Farran. Une jeune sauvageonne au prénom étrange : Griselda... Griselda qui rêve, en cette fin du XIXe siècle, d'un destin extraordinaire loin de cette île de Saint-Albans où elle vit avec ses quatre soeurs et ses parents... Voici les personnages principaux d'un magnifique roman d'amour inspiré d'une histoire vraie. Une histoire qui pourrait commencer par 'Il était une fois cinq filles dans une prison d'eau...' tant elle a la beauté et le mystère d'un conte..."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

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Le Blog de Nina

Mon Avis : ♥♥♥♥

Nina n'a pas tout à fait tort, lorsqu'on plonge dans Les Dames à la licorne, on entre dans un monde mystique, proche des contes & légendes, et cela peut effectivement faire penser aux légendes arthuriennes. Mais la comparaison s'arrête là.

Dans ce roman, nous sommes plongés en plein coeur de l'Irlande. Les auteurs nous font découvrir des paysages qui rivalisent de beauté : c'est un appel au voyage et ça fait tout simplement rêver. Je n'ai jamais été particulièrement attirée par l'Irlande, mais à la fin de ma lecture, je serais bien allée y faire un tour!

Souvent présenté comme une romance, notamment sur Livraddict, Les Dames à la licorne est à mon sens bien plus que ça. Il s'agit de l'histoire d'une famille anglaise vivant sur une petite île irlandaise entourée de mystères, nommée Saint-Albans. Nous évoluons au côté des cinq filles de Sir John Greene ; celles-ci cherchent un sens à leur vie et sont en quête du bonheur. Si l'accent est mis sur le personnage de Griselda - le résumé ne parle d'ailleurs que d'elle, cela ne m'a pas empêché de m'attacher à chacune des soeurs. Elles sont toutes très intéressantes, leur questionnement et leur parcours sont différents et nous montrent que finalement il y a mille et une manière de s'épanouir dans la vie... Ce sont des jeunes femmes qui, malgré l'époque dans laquelle elles vivent (fin du XIXe siècle), décident de prendre leur destin en main. 

J'en reviens à l'Irlande : ce roman est, mine de rien, une source d'informations fiable et précise d'un point de vue historique. A la fin du XIXe siècle, il ne fait pas toujours bon vivre dans ce pays déchiré où la domination anglaise écrase les irlandais. Les Dames à la licorne se passe pendant une période houleuse où les mouvements d'indépendance accruent. De plus, entre 1846 et 1848 une terrible famine sévit, laissant la population plus démunie que jamais et obligeant certains natifs irlandais à quitter leur pays pour les Etats-Unis... Tout ces évènements sont parfaitement bien décrits dans le roman et s'accordent avec le côté "inspiré d'une histoire vraie" revendiqué par les auteurs (les personnages du roman sont des ancêtres bien réels d'Olenka de Veer).

Je remercie Méli de m'avoir fait découvrir ce roman, je n'en attendais rien de particulier et ce fut une très belle surprise!

© Eloo 05/2014

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09 mai 2014

Journal d'Hirondelle

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Auteur : Amélie NOTHOMB
Editions : Le Livre de Poche
Date de publication : 2008
(première édition : 2006)
91 p.

 

Le Saviez-vous? Journal d'Hirondelle a fait parti de la première sélection pour le prix Goncourt 2006. Source

 

4ème de couverture :

      "C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."

A. N.

 

Mon Avis : ♥♥♥

C'est de notoriété public qu'il n'y a pas de juste milieu avec Amélie Nothomb, on aime ou on n'aime pas. Je peux vous dire que j'ai adoré Mercure, je peux vous dire que j'ai détesté Antéchrista. Mais là, je ne sais pas quoi vous dire.

Journal d'Hirondelle se lit d'une traite, j'ai d'ailleurs l'impression qu'il est encore plus court que les précédents romans d'Amélie Nothomb que j'ai lu, si cela est possible. Cette auteur a la prétention d'offrir à son lectorat un nouveau roman à chaque rentrée littéraire, mais lorsque je vois leur taille, j'ai toujours la désagréable impression qu'elle ne s'est pas foulée. Bref, passons.

Amélie Nothomb écrit vraiment très bien. Elle utilise parfois des mots désuets et/ou pointus, et si cela peut être un bémol pour certains, c'est une qualité pour moi qui prend bizarrement plaisir à chercher leur définition dans le dictionnaire. Même les quelques expressions latines disséminées dans ses textes ne me rebutent pas, au contraire. Du coup, je peux lire du Amélie Nothomb des heures durant. Non, pour le Journal d'Hirondelle, le problème est tout autre.

J'arrête le suspense : je n'ai pas compris où Amélie Nothomb a voulu en venir avec ce roman. Et c'est un sacré problème. Je suis certaine qu'elle a voulu dire quelque chose avec ce fameux Journal d'Hirondelle - sinon ce serait trop simple, et surtout cette histoire aurait encore moins de sens à mes yeux, mais je ne l'ai pas perçu. Il s'agit d'un parcours de vie, d'accord, atypique soit. Mais encore? J'ai vraiment l'impression d'avoir loupé ma lecture car je n'ai pas réussi à entrevoir le but de l'auteur lorsqu'elle a écrit ce livre.

Ce roman sera donc une petite déception, 'petite' car je me suis tout de même régalée avec le langage qu'Amélie Nothomb a employé dans son roman, et parce que très franchement, avec un livre de si petite taille, on ne peut pas vraiment dire que j'ai perdu mon temps!

© Eloo 05/2014

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