13 juin 2012

Au Bonheur des Dames d'Emile ZOLA

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♠ Au Bonheur des Dames d'Emile Zola
Editions Le Livre de poche - Coll. Classiques. 1998. 542 p.
Première édition : 1883

 

4ème de couverture :

      "Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie."

 

Mon Avis : [Classique]

Bien qu'Au Bonheur des Dames (1883) soit le 11ème tome du cycle Les Rougon-Macquart, il se lit parfaitement de manière indépendante. Le personnage principal de ce roman est un grand magasin parisien de tissus dirigé par Octave Mouret, le Bonheur des Dames. Emile Zola l'a créé de toutes pièces, s'inspirant de grands magasins de son époque tels que Le Bon Marché ou Les Grands Magasins du Louvre.

Au Bonheur des Dames permet à l'auteur d'analyser la société dans laquelle il évolue. A travers son texte, on suit avec impuissance le petit commerce de proximité se faire progressivement "dévoré" (Zola utilise souvent ce genre de métaphore) par le grand magasin (=la grande distribution). Par la même, on découvre l'apparition des premiers gestes commerciaux, des produits aux rabais et des diverses ruses pour inciter les clients à acheter davantage. Ce qu'il se passe dans nos magasins aujourd'hui n'est décidément rien de nouveau, Emile Zola aborde un sujet plus que jamais d'actualité.

L'auteur possède également un regard implacable sur l'être humain. Il met les pires vices des femmes en avant (la fièvre acheteuse est personnifiée par Mme. Marty, la jalousie maladive par Mme. Desforges, etc.), et montre parfois l'homme comme un être relativement primaire (Mouret est prêt à donner des milliers de francs à une jeune femme qui n'attend de lui qu'une preuve d'amour). Quand l'auteur décrit les riches clientes du magasin, il donne l'impression d'avoir bien peu d'estime pour les femmes qu'il montre faibles, sans résistance ni volonté. Mais le personnage de Denise nous détrompe immédiatement. Sous sa plume, Emile Zola en a fait une héroïne forte sous ses airs fragiles. Il en a fait une femme d'exception.

Quant à son personnage d'Octave Mouret, il est complexe et très travaillé. Emile Zola le rend fou d'amour pour sa jeune vendeuse Denise ; celui qui est prêt à mettre sur la paille tous ses concurrents sans aucun état d'âme aurait-il donc tout de même un coeur? Octave Mouret est un homme qui apparaît avant tout insatiable : il en veut toujours plus (plus de produits, plus d'espaces, plus de recettes, plus de femmes à ses genous, etc.) et en général, il obtient ce qu'il désire. Il ne peut donc supporter qu'une jeune femme puisse lui résister. Et comme Denise est la seule à ne pas se laisser cueillir comme une fleur, il tombe amoureux d'elle. Car celle-ci prouve par sa résistance qu'elle est son égale.

Comme il est souvent de mise dans la littérature du XIXème siècle, Au Bonheur des Dames regorge de descriptions. Chaque scène et chaque nouvelle situation est l'occasion pour Emile Zola de nous décrire l'environnement présent. Dans certains livres, cela peut parfois devenir lassant et rébarbatif, mais ici ce n'est pas le cas. L'auteur a un très beau style et il est très agréable de le lire. Avec plaisir, on le laisse nous faire visiter chaque lieu de son histoire.

En conclusion, je dirais que ce roman est une très belle découverte. Il m'a permis de rencontrer Emile Zola dans d'excellentes conditions. Je ne peux que vous le conseiller!

 

© Eloo 06/2012  

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06 juin 2012

Confessions d'une GLITTER Addict de DIGLEE

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Confessions d'une GLITTER Addict de DIGLEE

Edition Marabout - Coll. MARAbulles

2012. Non paginé.

4ème de couverture :

      "Maureen Wingrove, alias Diglee, est illustratrice freelance depuis un an et demi, et travaille pour la presse, l'édition et la bande dessinée. Retrouvez-là sur : http://diglee.com."

 

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Ce n'est pas nouveau : j'aime beaucoup le travail de Diglee. Au point d'être d'ailleurs toujours à l'affût d'un nouvel article sur son blog, quitte à y faire un tour deux fois par jour (ne vous inquiétez pas, je vais  parfaitement bien). Donc comprenez-bien, acheter sa nouvelle BD Confessions d'une GLITTER Addict était bien plus qu'un simple achat compulsif, c'était une nécéssité.

Mais alors d'où vient cet engouement me demanderez-vous? (Autobiographie d'une fille GAGA s'est très bien vendue) Et bien, je crois que ça fait du bien de lire les petites histoires & anecdotes de Diglee car elles pourraient arriver à n'importe qui. Je crois que dans la littérature, on a aussi besoin d'un peu de normalité, où l'identification est automatique. C'est agréable de lire des histoires réelles, des histoires qui mettent en scène des personnes que l'on pourrait croiser dans la rue, qui pourraient être nos amis. Ça a quelque chose de rassurant. Et puis l'inévitable moment où l'on s'écrie "oh il m'est arrivé exactement la même chose!" fait vraiment du bien.

Celle qui nous offre ce bouquet de normalité est cependant loin d'être banale. Diglee a un goût vestimentaire propre et des chaussures fétiches qui mettent des paillettes plein les yeux. Mais ce qui rend, entre autres, sa personne si intéressante, c'est sa facilité à prendre le recul nécessaire afin de pouvoir nous raconter des histoires relativement personnelles. Elles sont souvent drôles, parfois gênantes ou ridicules, mais Diglee ne perd jamais son  humour ni son sang froid (sauf peut-être devant Titanic, mais ça c'est autre chose).

Pour conclure, je dirais que l'insatiable que je suis aurait aimé plus d'inédits. Et j'avoue qu'un fil conducteur aurait été appréciable aussi (s'il m'a échappé, merci de me le notifier!). Mais ça c'est vraiment parce que j'aime râler. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'on ne peut pas passer à côté de cette BD qui donne vraiment la patate!

Le détail qui tue : la tranche dorée!

 

© Eloo 06/2012  

 

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30 mai 2012

[Cinéma] Le Terminal réalisé par Steven SPIELBERG

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Le Terminal réalisé par Steven SPIELBERG

Avec Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones, Stanley Tucci, Zoé Saldana, et al. 2004. 2h08.

 

Synopsis :

      "Viktor Navorski est l'un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l'Aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu'un coup d'État bouleverse sa petite république d'Europe Centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor... un apatride. Les portes de l'Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays : Viktor est bel et bien coincé..." source : allociné.

Bande-annonce :  

(in English please)

 

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

J'avais vu Le Terminal il y a très longtemps et je n'en gardais à la fois que des vagues souvenirs et la certitude qu'il m'avait plu. J'avais envie de le revoir pour rafraîchir ma mémoire alors ni une ni deux, j'ai emprunté le DVD à la médiathèque.

Nombreux sont ceux qui soutiennent que Le Terminal est loin d'être le meilleur Spielberg ; pourtant, si ce film est certes sans prétention, il est fort en émotion. Le mérite revient principalement (outre le scénario) à Tom Hanks, un acteur extraordinaire comme il n'en existe pas beaucoup. Il m'a vraiment secoué en Viktor Navorski perdu au milieu de la foule mouvante de l'aéroport. Il a d'ailleurs réussi à me piéger dans ce lieu sans repère, attendant avec lui une solution qui semble à la fois ni proche ni lointaine. Et quand on y pense, c'est un sentiment relativement angoissant.

Certains reprochent également à ce film d'avoir quelques longueurs. Soit. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'un des thèmes récurrents est l'attente. Quand t'attends, tu trouves que le temps passe vite toi? Héhé personnellement, ça ne m'a pas dérangé de me calquer au rythme de vie de Viktor Navorski ; bien au contraire, j'ai trouvé que l'on tenait là un des points forts du film.

Bref, je n'ai pas l'intention d'en faire des tonnes non plus, j'ai simplement envie de dire que c'est un film qui possède beaucoup de charme et qui raconte une belle histoire. Ce serait dommage de passer à côté...

Et pour ceux qui ont déjà vu ce film et qui se sont posés la même question que moi : la Krakozie est bien sûr un pays qui a spécialement été inventé pour les besoins du scénario, mais par contre Tom Hanks parle une langue bien réelle : le bulgare! 

 

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Ce film est inspiré d'une histoire vraie. (en savoir plus)

 

© Eloo 05/2012 

 

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24 mai 2012

Zombillénium : Ressources humaines (t.2)

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Zombillénium : Ressources humaines (t.2) / Arthur de PINS

Edition Dupuis. 2011. Non paginé.

 

 

4ème de couverture :

      "Ici, on embauche... pour l'éternité."

 

Mon Avis : ♥ ♥ 

Je me suis lancée avec beaucoup d'enthousiasme dans la lecture de ce tome 2 car j'avais adoré son prédécesseur. Et je dois dire que dès les premières pages, j'ai eu une surprise de taille! Pour rappel, Gretchen le tome 1, se terminait en laissant beaucoup de "portes ouvertes". Je pensais donc tout naturellement que Ressources humaines qui lui fait suite reprendrait l'histoire à partir de là où l'on s'était arrêté. Or, il n'en est rien. Ce second tome peut quasiment se lire de façon indépendante car Arthur de Pins nous offre une toute nouvelle intrigue. Le cadre reste le même, nous sommes toujours dans le parc d'attractions Zombillénium, mais nous rencontrons de nouveaux personnages tandis que ceux que nous connaissions déjà sont souvent relégués au second plan. Petite deception pour moi mais qui n'a pas duré longtemps car je suis toujours autant éblouie par le dessin d'Arthur de Pins : cet auteur-illustrateur arrive à m'emmener ailleurs, c'est incroyable. J'ajouterais que dans cet opus, il y a peut-être un peu moins d'humour, mais ce manque a été compensé par la bonne idée de l'auteur de nous laisser en bonus un journal qui relate les évènements obscures qui ont lieu près du parc, à Douchy-les-Mines.

Personnellement (mais je me trompe peut-être), je vois ce tome 2 comme une parenthèse, une façon pour Arthur de Pins de nous faire découvrir le fonctionnement du parc, ses employés et ses visiteurs... En somme, il nous fait languir! J'attends donc avec impatience le tome 3, j'espère que celui-ci rebondira sur l'intrigue mis en place dans le premier tome. En tout cas, je sens que de Pins à encore beaucoup à nous raconter sur le parc d'attractions Zombillénium... Dommage qu'il faille attendre jusqu'en juin 2013! (merci Acro pou l'info!)

 

© Eloo 05/2012 

 

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17 mai 2012

Hunger Games (t.2) : L'Embrasement de Suzanne COLLINS

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Hunger Games (t.2) : L'Embrasement de Suzanne COLLINS

Edition Pocket Jeunesse. 2010. 398 p.


4ème de couverture :

      "Les Jeux continuent ! Plus terribles que jamais…

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…"


Mon Avis : ♥ ♥

A peine lâché le tome 1 que j'attaque le tome 2 - 'faut dire que Peeta a des arguments ()... Mais entrons tout de suite dans le vif du sujet avant que je ne me transforme en petite midinette amourachée qui entoure le prénom de son bien-aimé avec des coeurs guimauves tout tremblotant (quoi trop tard?! Humpf!)...

Toujours cette écriture instinctive qui me plaît tant chez Suzanne Collins, du suspense & des retournements de situations qui rendent mon coeur galopant, et une idée originale concernant les Jeux de l'Expiation à laquelle j'ai vraiment adhéré. Oui, ça en fait une bonne lecture. Mais...

Mais il y a 2-3 p'tites choses qui m'ont chiffonné, si bien que je le dis : j'ai préféré le tome 1 et mon intérêt pour cette saga s'émousse un chouia.

Jusqu’aux Jeux de l’Expiation - c'est à dire durant la première partie -, il se passe énormément de choses mais qui ne sont malheureusement que survolés. J’aurais vraiment aimé un rythme moins soutenu qui nous permette de grappiller des informations supplémentaires. On sent que pour l’auteur cette partie n’est pas essentielle mais je ne suis pas forcément d'accord. J’aurais notamment aimé que la Tournée de la victoire s’éternise un peu plus, qu’elle soit plus détaillée et l'occasion pour nous de visiter plusieurs districts. De la même façon, des évènements "spéciaux" (je pense à un en particulier mais je ne veux pas spoiler) se déroulent lorsque la Tournée fait halte au Capitole ; dommage qu'ils aient été réduits à quelques lignes et que l'auteur utilise la simple narration : on a l'impression de ne pas les vivre en direct.

Mon deuxième gros reproche est à l'attention des personnages. Je n'arrive toujours pas à m’identifier à Katniss, et dans ce tome, "la fille du feu" a même réussi à m’agacer quelques fois : c’est une vraie tête brûlée qui fait des plans sur la comète sans réfléchir aux conséquences ; elle serait prête à mettre au point de vraies missions-suicides sans s'en rendre compte ! Heureusement qu’elle ne passe pas souvent à l’action… Quant à Peeta, je trouve qu'il a en grande partie un rôle de potiche, (c'est mon subjectif rempli d'amour découlinant de mièvrerie qui parle en cet instant j'en conviens) et ça m'a chagriné car il vaut mieux que ça! C'est un garçon intelligent et je crois que même l'auteur sous-estime ses capacités...

 En conclusion, une suite intéressante qui n'est peut-être pas à la hauteur de son prédécesseur, mais qui promets de belles choses pour la fin... Donc à bientôt avec la chronique de Hunger Games : La Révolte que je lirai sous peu ; espérons que ce dernier tome tiendra ses promesses et nous offrira un feu d'artifice final!

Je conseille ce livre à partir de 12 ans.

  

© Eloo 05/2012 

 

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03 mai 2012

Hunger Games (t.1) de Suzanne COLLINS

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Hunger Games (t.1) de Suzanne COLLINS

Edition Pocket Jeunesse. 2009. 398 p.

 

4ème de couverture :

      "Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra  riche et célèbre. Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre télé-réalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature..."


Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Le 21ème siècle est marqué par le phénomène de télé-réalité qui, chaque année, est de plus en plus trash et envahissant. On pensait avoir tout vu et pourtant, dans le monde futuriste créé par Suzanne Collins, rien de comparable. Si certains téléspectateurs d'aujourd'hui prennent "plaisir" à voir des gens avec le QI d'une huître, enfermés dans une luxueuse maison, se crêper le chignon pour des futilités ; le Capitole, lui, prend plaisir à regarder certains de ses citoyens... s'entretuer dans une arène, obligeant de surcroît les proches à regarder le massacre. Quelle probabilité que son propre enfant soit l'unique vainqueur? Quasi nulle. Faire acte de rébellion? Déjà tenté et tout un peuple a été éradiqué...

Suzanne Collins a une écriture insctinctive qui m'a bien plue. Tout comme son choix de prendre Katniss comme narratrice : du coup, certaines zones d'ombres se constituent car nous ne savons que ce qu'il se passe à travers ses yeux. Comment les différents districts réagissent devant leur télévision? Le Capitole est-il satisfait? Mystère... Nous demeurons "enfermés" avec Katniss et les 23 autres tributs dans l'arène.

Ces derniers doivent toujours être sur le qui-vive car une seule minute d'inattention pourrait leur être fatale. Ce sentiment est traduit dans le livre par un rythme soutenu et entrainant, on ne s'ennuie pas. Si bien que cette lecture fut plaisante et que j'ai eu dû mal à lâcher ce roman chaque soir pour rejoindre les bras de Morphée.

Néanmoins, j'attendais de l'histoire qu'elle me procure plus d'émotions. La faute aux nombreux avis plus qu'élogieux aperçus sur la blogosphère? Peut-être... Toujours est-il que le sang froid de Katniss face à toutes épreuves - justifiable par ce qu'elle a vécu depuis son enfance - m'a empêché de me retrouver en elle. J'aurais aussi aimé être plus touché que ça à la mort d'un certain personnage secondaire mais ce ne fut pas le cas, certainement car l'alliance se crée tardivement et que la mort arrive très peu de temps après. Finalement, le seul qui a réussi son petit effet est Peeta. Il me fait littéralement fondre avec ses sentiments à demi-avouer. J'ai hâte de le retrouver dans le second tome de cette trilogie.

En conclusion, un roman auquel j'ai adhéré et qui me donne envie de poursuivre l'aventure au côté de Katniss Peeta au plus vite. Ce n'est pas un coup de coeur car on a déjà connu mieux au niveau de l'intrigue et du style d'écriture. Mais Hunger Games remplit parfaitement les missions que semblent s'être confiée l'auteur Suzanne Collins : nous divertir et nous tenir en haleine jusqu'au bout ; et c'est finalement le principal.

Je conseille ce livre à partir de 12 ans - jeunes innocents à l'âme sensible, prenez garde -.

 

© Eloo 05/2012 


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21 avril 2012

L'Appât de José Carlos SOMOZA

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L'Appât de José Carlos SOMOZA.

Editions Actes Sud - Coll. Lettres hispaniques. 2011. 409 p.


4ème de couverture :

      "Lever de rideau. Ici une bretelle noire glisse sur une peau diaphane, là des yeux mi-clos quémandent un improbable pardon : parure et posture. Elles charment et abusent les sens, elles disent qui est le maître. Si le grand ordonnateur de ce manichéisme visuel s'appelle Shakespeare, nous ne sommes pas sur les planches du théâtre du Globe mais dans le centre de formation ultramoderne de la police madrilène. Des instructeurs y décryptent les codes élisabéthains, qui placent la satisfaction du désir à l'épicentre de notre psyché. Les agents sont formés à la technique des "masques" : identifier en quelques secondes la nature du désir le plus profond du suspect pour provoquer en lui une overdose du seul plaisir auquel il ne peut résister. On les appelle les "appâts", Diana Blanco est leur meilleur élément.

Quand elle découvre que sa jeune soeur est aux prises avec l'insaisissable Spectateur qui terrifie la ville, elle mène une course contre la montre qui la conduit jusqu'à l'antre du monstre. C'est du moins ce qu'elle croit.

Subversif ? Troublant ? Inventif ? Ingénieux ? C'est Comme il vous plaira. Mais si "Le monde entier est un théâtre", José Carlos Somoza signe ici une magistrale mise en scène."


Mon Avis :  etoile_jaune

De nombreux romans me sont passés entre les mains ce jour-là, et si mon choix s'est rapidement porté sur L'Appât de José Carlos Somoza, c'est à cause de la couverture que je trouve à la fois magnifique et inquiétante. Elle me rappelle l'univers de Tim Burton et les illustrations de Benjamin Lacombe, mais elle est signée de la plume d'une autre artiste talentueuse, Nathalie Shau.

Ce thriller est uchronique : l'histoire se passe dans un temps qui n'existe pas, dans une époque à la fois familière et futuriste, et qui tend parfois vers le fantastique. José Carlos Somoza nous invite dans son monde où l'oeuvre de Shakespeare est à la base de tous les possibles. Dans ses nombreuses pièces et à travers ses personnages, le célèbre dramaturge anglais explore l'être humain sous toutes ses coutures, mettant en avant ses émotions, ses pulsions, ses désirs et ses plaisirs (surtout les moins avouables). Un outil pour José Carlos Somoza qui, loin de se noyer dans l'étendue "shakespearien", nous livre sa curieuse analyse avec persuasion et crédibilité.

Au début, la complexité du travail d'appât et de la théorie du psynome peuvent rendre un peu perplexe. L'auteur prend le temps de nous les expliquer tout au long de son histoire, ce qui peut être frustrant mais qui alimente aussi avec soin le suspense. Et du suspense, il n'en manque pas. José Carlos Somoza nous balade, nous induit en erreur et nous invite sur les mauvais chemins. Il sait tout simplement nous surprendre jusqu'au point final. Mais malgré tout, rien n'ait laissé au hasard, l'intrigue est parfaitement sous contrôle de l'auteur qui ne néglige aucun détail. Et toutes nos questions finissent par trouver leurs réponses.

José Carlos Somoza maîtrise l'art de jouer avec nos peurs et nos nerfs, et il a de toute évidence le goût du spectaculaire. J'ajouterais que c'est à la lecture des dernières pages que le titre de ce roman prend vraiment tout son sens.

Il y a peu d'auteurs qui savent manier les mots au point d'en inventer des nouveaux tout en nous persuadant qu'ils existaient déjà. José Carlos Somoza le fait.

 

© Eloo 04/2012   

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13 avril 2012

Premières Lectures #1

(Pour les 6-8ans environ)

1)

le vilain gredin

Le Vilain Gredin de Jeanne WILLIS (aut.) & Tony ROSS (ill.)

Edition Gallimard Jeunesse - Coll. L'heure des histoires. 2009. Non paginé.


4ème de couverture :

      "Il n'y a jamais eu de pire lapin que le Vilain Gredin. C'est ce qu'on pourrait croire en lisant la lettre laissée sur son lit pour ses parents... Aussi drôle que tendre, parce que les enfants ont parfois une imagination débordante... et qu'il ne faut surtout pas se fier aux apparences!"


Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Une histoire simple et drôle qui plaira aux enfants qui commencent à lire seuls comme des grands. Du suspense, de l'aventure, du gag... et une fin pleine de surprise! Le Vilain gredin suscite une kyrielle d'émotions et il sera agréable pour votre enfant de s'identifier au petit garnement de l'histoire. Ajoutez à ça les illustrations de Tony Ross, et c'est le succès assuré. A lire et à relire sans modération!



2)

tu veux ma photo

Tu veux ma photo?! de Christine BEIGEL (aut.) & Béatrice RODRIGUEZ (ill.)

Edition Points de suspension. 2011. Non paginé.


4ème de couverture :

      "Aujourd'hui, tout devrait être parfait parce que c'est le jour J. Hélas, Loulou a un truc, là (un épi, mais chut! il ne faut pas le dire), et Nounouille... n'en parlons pas! Trop tard, maintenant, ils pleurent. Le chemin jusqu'à l'école va être long."


Mon Avis : ♥ ♥ ♥

A mon humble avis, le résumé ne rend pas tout à fait justice à cette histoire : oui bon d'accord, ça pleure un peu et ça renifle... Mais pour le lecteur, c'est surtout un moment de franche rigolade! Et puis ça aurait pu être tellement plus grave, heureusement nos personnages s'en rendront compte à la fin pour un happy end en toute beauté!

Ce qui m'a plu dans ce livre, c'est avant tout le format utilisé, rappelant celui de l'album et permettant ainsi une transition albums -> premiers romans tout en douceur. De plus, la rencontre avec chaque personnage de l'histoire a quelque chose de répétitif et donc de rassurant pour le jeune lecteur qui "voit venir le truc".


 

© Eloo 04/2012   


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03 avril 2012

Zombillénium : Gretchen (t.1) d'Arthur de PINS

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Zombillénium : Gretchen (t.1) d'Arthur de PINS

Editions Dupuis. 2010. Non paginé.

 

4ème de couverture :

      "Ici, on embauche... pour l'éternité."

 Mon Avis : etoile_jaune

Pas facile d'écrire cette chronique avec ma peur panique de trop vous en dévoiler. Car une chose est sûre, le premier tome de la série Zombillénium doit rester une jolie surprise pour celui qui décide de se plonger dans ses pages. La 4ème de couverture ne  nous dit pas grand chose, elle nous invite à tenter le coup sans poser de question ; tout comme le regard remplit de secrets que Gretchen nous lance en première de couverture. 

Si j'ai choisi cette BD, c'est pour Arthur de Pins. Je le connaissais pour ses illustrations très... explicites? de la collection "Osez..." chez La Musardine, et j'avais hâte de le retrouver dans un tout autre genre! Alala, chers Books'Addicts, non seulement il sait dessiner, mais en plus il sais écrire... Et il nous envoie du lourd!

Le graphisme est toujours aussi esthétique. C'est DU Arthur de Pins et je suis absolument conquise! Quant à l'histoire, c'est complètement loufoque. On pourrait croire que l'auteur veut nous faire peur, mais son objectif est bel et bien de nous faire rire!

J'ai hâte de me plonger dans le deuxième tome, où l'intrigue sera à priori plus soutenue... Ici, la mise en place du contexte prend sa part belle, mais cela n'empêche pas Arthur de Pins de nous en mettre plein la vue quand on s'y attend le moins...

 

© Eloo 04/2012 

 

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20 mars 2012

[Musique] L'inspiration "Adèle"

Adèle, on ne l'a présente plus. Cette chanteuse britannique de 24 ans, nominée 99 fois et récompensée par 48 prix, est internationalement connue. Sa chanson "Rolling in the Deep" est un carton, et le moins que l'on puisse dire est qu'elle a inspiré de nombreux artistes.

Je vous propose aujourd'hui - parce que j'aime beaucoup cette chanteuse et cette chanson - de redécouvrir "Rolling in the Deep" interprété par l'artiste, mais aussi d'écouter quelques reprises que je vous ai choisi avec soin.

Commençons par le commencement, c'est à dire avec la chanson originale. Elle est ici interprétée en live par Adèle qui signe son grand retour après son opération des cordes vocales. Nous sommes à la soirée des Grammy Awards 2012 et Adèle repartira avec 6 prix, dont 3 grâce à sa chanson "Rolling in the Deep". La chanteuse nous montre qu'elle revient plus en forme que jamais :

 

Continuons avec l'interprétation magistrale des Linkin Park. Je n'ai qu'un mot à la bouche : "Waouh". C'est presque aussi beau que l'original et ça file des frissons. En live aussi : 

 

L'interprétation suivante, nous la devons à la famille Vazquez qui possède un fort potentiel! C'est plein de fraîcheur, regardez et écoutez, la puissance vocale de la jeune fille est impressionnante :

 

A présent, une interprétation "improbable" mais néanmoins extrêmement intéressante ; voici en exclusivité le duo Irma-M : 

 

[Edit] J'avais initialement mis la vidéo de "Rolling in the Deep" chanté par les 4 coatchs de la saison 1 de The Voice (Garou, Florent Pagny, Louis Bertignac & Jenifer). Malheureusement, elle a été très rapidement supprimée. Je la remplace donc par une version de Céline Dion, qu'elle a interprêtée en direct sur scène à Las Vegas (je m'excuse pour la qualité) : 

 

 

Et pour finir, parce que cette autre chanson me touche énormément, voici le clip de "Someone like you" :

 

Bonne semaine en musique!

© Eloo 03/2012

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