13 février 2016

Le Chant des esprits (t.2)

le chant des esprits

 

Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel

Date de parution : 2014
568 p.

 

4ème de couverture :

      "En 1852, Hélène et Gwyneira ont quitté l'Angleterre pour venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui, au crépuscule d'une vie mouvementée, les deux pionnières, toujours liées par une amitié indéfectible, s'inquiètent pour leurs petites-filles, Elaine et Kura, deux cousines que tout oppose.
Belle mais capricieuse, Kura possède une voix magnifique. Portée par la perspective d'une carrière internationale, elle refuse d'assumer son rôle d'héritière de Kiward Station, le domaine familial, pour se consacrer au chant.
Lorsque Kura rencontre William, le fiancé d'Elaine, ce dernier tombe aussitôt sous le charme de la jeune métisse. Dès lors, le drame couve..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Mon dieu que la première partie de ce roman m'a ennuyé! Je n'ai pas retrouvé assez vite l'émerveillement que j'avais pu ressentir en lisant les descriptions des paysages merveilleux, dans le tome 1. L'auteur s'y attarde moins, comme si elle estimait en avoir fait le tour dans Le Pays du nuage blanc. L'intrigue met du temps à se mettre en place et cela manque de peps.

De plus, les personnages tombent parfois dans la caricature, notamment Kura qui m'a été insupportable pendant de nombreux chapitres. Il semble ne pas y avoir de juste milieu et il ressort de la narration une vision assez manichéenne : les "belles" personnes contre les "mauvaises" personnes. 

J'ai vraiment cru que l'auteur allait baser l'intégralité de son intrigue autour des drames familiaux qui rythment le début du roman. Heureusement, il n'en ai rien et la seconde partie du Chant des esprits s'est révélée bien meilleure. A un moment donné, Sarah Lark provoque une fracture dans la vie "rangée" des deux jeunes filles, Elaine et Kura, et c'est parti pour l'aventure, celle que j'avais tant aimé dans Le Pays du nuage blanc. Nous voyageons à nouveau à l'intérieur des terres de la Nouvelle-Zélande et les belles descriptions sont de retour. Elaine et Kura se prennent enfin en main, volent de leurs propres ailes (même si ce n'est pas sans difficulté) et j'en suis soulagée!

Cette fois-ci, l'auteur attache beaucoup d'importance à la musique maorie et j'ai découvert avec plaisir leurs instruments traditionnels ainsi que la signification du haka et de leurs chants, dont le mystérieux chant des esprits. Sarah Lark met également en avant l'exploitation des mines, ce qui distingue ce second tome de son prédécesseur où nous nous étions davantage intéressés aux élevages de moutons et à la ruée vers l'or.

Parce que la seconde partie de ce roman m'a vraiment emballée, j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire avec le dernier tome de cette trilogie, Le Cri de la Terre. En espérant que celui-ci soit moins inégal et qu'il me plaise de bout en bout.

Le Chant des Esprits sur la Fnac.com

© Eloo 02/2016

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13 janvier 2016

Le Pays du nuage blanc (t.1)

pay du nuage blanc

 

Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel
Date de parution : 2013
642 p.

 

→ C'est Marine Tartinneauxpommes qui m'a donné envie de lire ce roman.

 

4ème de couverture :

      «Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.
Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Sarah Lark nous invite au voyage avec son roman dont le point de départ est Londres → destination la Nouvelle-Zélande. Nous traversons la planète sur un bateau en compagnie de Hélène et de Gwyneira, les deux héroïnes, et nous partons à la découverte du "pays du  long nuage blanc" (Aotearoa, nom donné par les Maoris à la Nouvelle-Zélande).

J'ai été complètement fascinée par ce pays aux paysages merveilleux, où les anglais colons "cohabitent" avec les maoris autochtones, et où tous les rêves sont possibles. Parmi les colonisateurs de l'île, certains sont devenus de grands éleveurs de moutons, d'autres espèrent trouver fortune grâce à la ruée vers l'or. Et au milieu de tout ça, nous avons Hélène et Gwyneira qui tentent de s'adapter à leur nouvelle vie depuis qu'elles ont quitté leur Angleterre natale. 

Le Pays du nuage blanc est une fresque historique incroyable où nous suivons deux familles génération après génération. Conflits, complots, rivalités, secrets... La vie n'est pas de tout repos dans ce petit coin de paradis. L'ambiance de ce roman est tout de même reposante, même si entrecoupée de quelques rebondissements. J'ai été happée dans l'histoire car j'ai énormément aimé suivre le développement des villes de ce nouveau pays, où tout est à découvrir et à conquérir pour les européens.

Les deux héroïnes sont très attachantes, tout comme certains personnages secondaires et je pense notamment aux serviteurs maoris. Nous les voyons grandir, mûrirent puis vieillir. Ce sont ensuite les enfants qui prennent la place aux parents. J'ai hâte de connaître la suite de l'histoire avec le tome 2, Le Chant des esprits

Le Pays du nuage blanc sur Fnac.com

© Eloo 01/2016

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05 mai 2013

Rouge rubis de Kerstin GIER

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Rouge rubis (t.1) de Kerstin GIER
Editions Milan. 2011. 349 p.

Le Saviez-vous? Vous pourrez très bientôt retrouver Rouge rubis sur grand écran.
Bande-annonce (en allemand) :

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4ème de couverture :

      "Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ [Coup de Coeur!] • Relecture •

J'ai lu Rouge rubis dès sa sortie en 2011, suivant le conseil de ma libraire avisée. Ce fut un coup de coeur total ; je me rappelle encore, je l'avais lu d'une traite pendant mes vacances en Espagne, au bord de la piscine (oui, ça fait rêver, je sais^^). Malheureusement, je n'avais pas pu vous partager mon ressenti car de retour en France, il était difficile pour moi de mettre des mots sur des émotions déjà trop lointaines. 

Aujourd'hui, j'ai décidé de relire ce roman car je souhaite découvrir sa suite - Rouge rubis est le premier tome d'une trilogie. Les émotions que m'a transmis ce roman sont à nouveau là, et pourtant je sens que ce ne sera pas plus facile de vous livrer mon avis. Soyez indulgent, je vais faire de mon mieux! En fait, c'est comme si ce coup de coeur était inexplicable. Comme si ce roman se suffit à lui-même et auquel il n'y a rien à ajouter.

Relevons tout de même une intrigue originale et une héroïne atypique.
Cela faisait longtemps que je n'avais plus lu un roman young adult fantastique d'une telle qualité. C'est une vraie bouffée d'air frais de sentir que l'auteur est maître de son histoire dès la première ligne et qu'elle ne se laisse pas simplement guider au fur et à mesure de son inspiration. Elle ne laisse rien au hasard et sait pertinemment comment va finir son dernier tome losqu'elle écrit le premier. Le thème abordé, à savoir "la remontée dans le temps", n'est pas nouveau mais Kerstin Gier se l'approprie avec brio.
Passons à l'héroïne Gwendolyn qui m'a beaucoup plu. C'est une jeune fille sans expérience mais qui sait faire fonctionner ses petites cellules grises (Hercule Poirot, sors de ce corps!). Elle est entourée de personnes qui ont chacun un avis bien arrêté sur son don et sur ce qu'il implique mais elle ne se laisse pas influencer et cherche à se faire son propre opinion. Gwendolyn est affublée d'un sacré compagnon de route (et non pas l'inverse comme il le croit!) : Gidéon, un jeune homme qui a une haute estime de lui-même. Comme d'habitude, j'ai dû mal à m'attacher à un tel personnage, mais j'ai bon espoir qu'il s'adoucisse dans les deux tomes suivants (il n'y a pas de raison que le charme de Gwendolyn n'opère pas!) 

Je vais m'arrêter là. Je vous conseille à toutes et à tous de tenter l'expérience Rouge rubis, ça vaut vraiment le coup!

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-> En bref :
C'est un #oui total! Foncez, qu'est-ce que vous attendez?!
#non : /

© Eloo 05/2013

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14 mars 2011

Le liseur de Bernhard SCHLINK

 

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Le liseur de Bernhard SCHLINK

Edition Gallimard - Collection Du monde entier

1996

201 p.

 

4ème de couverture :

      A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

 

Mon avis : etoile_jaune

J'ai lu ce roman quasiment d'une seule traite. Sûrement parce que la Seconde Guerre Mondiale est un sujet qui me passionne. L'auteur aborde une des facettes - ou plutôt une des conséquences - de cette guerre, qui est la fois importante, essentielle et pourtant trop peu abordée.

Après la guerre, Hanna poursuit sa vie tranquillement. Ce n'est que de nombreuses années plus tard que le passé ressurgit et qu'elle est jugée pour sa collaboration avec les nazis. Car Hanna faisait partie des SS, des gardiennes dans les camps de concentration. Son procès se passe très mal et elle est condamnée à  la détention à perpétuité. Pourquoi? Parce qu'elle n'a jamais voulu mentir sur ces actes passés et qu'elle faisait parti des moins "méchants" parmi les "méchants" (dit de façon tout à fait primaire, je le conçois). Sa naïveté, sa maladresse à manier les mots et son honnêté ont été faciles à utiliser contre elle, et elle fut accusée de tout, même de ce qu'elle n'avait - peut-être - pas commis.

L'auteur a réussi à créer une femme attachante - notamment grâce à son secret qui se dévoile au dernier tiers du livre et qui éclaire beaucoup de choses de la vie d'Hanna-. C'est pourquoi on oublie parfois les atrocités qu'elle a commises ou tout au moins laissées faire, et on se surprend à espérer que tout ira dorénavant mieux pour elle. Car le but ici n'est pas de condamner sans comprendre, mais bien de mettre en lumière la culpabilité qu'on ressentit certaines personnes quant à leur participation à un des plus grands drames de l'Histoire. Avec cette question que Hanna pose à plusieurs reprises au juge et qui laisse un goût amer sur les lèvres : à ma place, qu'auriez-vous fait? Ne jamais oublier que tout n'est pas blanc ou noir, que certains n'ont pas forcément choisi leur camp, que si des monstruosités se sont passées sous leurs yeux et qu'ils n'ont rien fait, c'est qu'ils n'en avaient peut-être pas les moyens, et que de cette guerre ils ne s'en remettrons peut-être jamais car la culpabilité est un des pires sentiments que l'on puisse ressentir.

Avec Le liseur, Bernhard Schlink remet les choses à sa place et nous fait un peu relativiser ces évènements afin que nous ne soyons plus aussi catégoriques sur le sujet. Il ne faut pas coller la même étiquette à toutes les personnes d'un mouvement commun ; il y a les meneurs, les suiveurs et ceux qui se trouvent là par un mauvais calcul et qui, coincés dans cette masse, ne peuvent plus s'en dépêtrer.

L'histoire entre Michaël et Hanna, qui constitue la première partie du roman principalement et qui explique l'importance du procès aux yeux de Michaël, m'a moins touché car j'ai du mal à concevoir une histoire d'amour entre deux personnes ayant une aussi grande différence d'âge. Le fait que Hanna ne ressente pas la moindre gène à entretenir une relation avec un mineur m'a un peu troublé, je ne le comprends pas.

Hanna ne se remettra jamais de cette sombre période de sa vie et je pense que je me remettrai  que difficilement de cette lecture, dans le sens où elle a eu un grand impact sur moi.

Le liseur n'est pas un best-seller pour rien.

 

Citation :

"Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités? Pourquoi le souvenir d'années de mariage heureux est-il gâché lorsque l'on découvre que, pendant tout ce temps-là, l'autre avait un amant? Parce qu'on ne saurait être heureux dans une situation pareille? Mais on était heureux! Parfois le souvenir n'est déjà plus fidèle au bonheur quand la fin fut douloureuse. Parce que le bonheur n'est pas vrai s'il ne dure pas éternellement? Parce que ne peut finir douloureusement que ce qui était douloureux, inconsciemment et sans qu'on le sût?" p. 41.

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29 janvier 2011

Jésus m'aime de David SAFIER

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Jésus m'aime de David SAFIER
Edition France Loisirs - Collection Piment
2010
350 p.

Résumé : Nous suivons ici l’histoire de Marie qui, après avoir planté son fiancé devant l’autel, pense avoir rencontré l’homme de sa vie en la personne de Joshua. Manque de bol, il se dit être le fils de Dieu, rien que ça ! D’abord, Marie le prend pour un tordu. Mais quand il commence à faire des choses incroyables, elle se pose quand même quelques questions. Et quand il lui apprend que le Jugement dernier, c’est pour bientôt, là c’est carrément la panique ! Comment une fille comme elle, ne connaissant rien à la Bible, un peu maladroite et avec quelques kilos en trop, peut-elle contrecarrer les plans de Dieu et s’opposer au charmant (et sexy) charpentier ? 

 

Mon avis :

      Si le sujet paraît complètement farfelu, l’histoire n’en est pas moins étonnement crédible. David Safier possède un très beau style d’écriture et beaucoup humour. Ce roman est léger et agrémenter de strips -ceux de Kata, la sœur malade de Marie- qui apportent indéniablement un plus.

A lire juste pour le plaisir de connaître un Jésus participant à un karaoké ou dansant la salsa. A lire juste pour découvrir un Satan prenant l’apparence de Georges Clooney ou d’Alicia Keys. A lire juste pour rencontrer un Dieu à qui ça ne dérange pas d’apparaître en Emma Thompson, dans un décor typique à la Jane Austen ! A lire juste pour entendre Marie rompre avec Jésus : « Le… Le problème ce n’est pas toi… C’est moi ». Comme quoi quitter Jésus, c’est comme quitter n’importe quel homme : à bout de ressources et d’idées convaincantes, on finit toujours par sortir les phrases bateaux !

Ça faisait longtemps qu’un roman ne m’avait plus autant agréablement surpris. J’étais dedans du début à la fin et je l’ai dévoré aussi vite qu’il m’était possible de le faire (et oui, ‘faut quand même aller travailler^^).

N’ayez pas d’a priori sur le sujet, dîtes-vous que ce n’est en aucun cas ce à quoi vous vous attendez ; et c’est ça qui est le plus génial !

 

Quelques citations :

« Mes anciens petits amis m’avaient rarement massé les pieds plus de dix minutes d’affilée, et ils attendaient toujours une récompense pour cette remarquable performance. Surtout Marc, l’amateur d’hôtesses de l’air, celui dont j’espérais qu’il rôtirait un jour un enfer sous la garde de démons particulièrement créatifs et spécialement formés à l’art ancestral de la castration. » p. 15.

« De toute façon, dans cette affaire, Joshua était aussi cinglé que moi. Lui, il se prenait pour Jésus, et moi, je voyais Jésus. Nous étions donc parfaitement assortis. Par la suite, nous pourrions avoir une ribambelle de mignons bébés, tous aussi cinglés que nous… Minute. Je ne voulais pas seulement l’épouser, je voulais aussi faire des enfants avec lui ? » p.141.

« C’est tout ce que je trouvais à gémir. Pas de : « Je suis devant le fils de Dieu ! », pas de : « Il est revenu sur terre ! », ni de : « C’est un miracle ! » Non, juste un malheureux « Oh ». Tout mon être n’était plus qu’un faible « Oh » épuisé, paralysé, dépassé. » p. 143.

« Mais, quand le fils de Dieu vous demande de lui montrer le monde, pouvez-vous lui répondre : « Désolée, j’avais prévu de m’épiler les sourcils ? » p. 146.

« Le pasteur Gabriel se tenait dans l’encadrement de la porte. En ce moment, j’avais autant besoin de lui que le Titanic d’un second iceberg. » p. 303

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