16 février 2011

Le tueur des tornades d'Alice BLANCHARD

BLANCHARD

Le tueur des tornades d'Alice BLANCHARD
Édition Belfond - Collection Nuits noires
2005
372 p.


4ème de couverture :


Dans l'œil du cyclone, un tueur se déchaîne… Un suspense terrifiant par Alice Blanchard, la nouvelle reine de l’angoisse.

Après la tempête dévastatrice qui s’est abattue sur l’Oklahoma, le bilan est lourd. La famille Pepper est retrouvée morte dans les décombres de sa maison. Sur place, le shérif Charlie Grover constate que les dépouilles portent de bien étranges blessures. Ce que va révéler l’autopsie dépasse ses pires cauchemars : tous ont perdu la vie empalés sur des débris… que quelqu’un a pris soin d’aiguiser comme des couteaux. Plus effroyable encore, dans la bouche de chaque cadavre, une dent a été arrachée et remplacée par une autre, d’origine inconnue. Quand il apprend que des décès semblables ont été signalés au Texas, Charlie réalise qu’il a affaire à un tueur en série. Seuls à pouvoir lui prêter main-forte : les chasseurs de tornades, ces passionnés assez fous pour se jeter au cœur des tempêtes. Le temps est compté : la saison ne fait que commencer, le tueur peut frapper à tout moment...


Mon avis :

Très bon thriller !

Je suis une très mauvaise lectrice de romans policiers. J’ai rarement envie d’en lire, et quand c’est le cas, je n’accroche pas. Et pourtant oh, miracle !, j’ai lu Le tueur des tornades de bout en bout. L’histoire personnelle de Charlie m’a beaucoup touché et j’ai été prise dans l’enquête au fur et à mesure qu’elle avançait. Suivre les meurtres en direct et apprendre un petit bout de la vie des victimes tout en même temps donne envie de connaître le dénouement et de voir le tueur mis hors d’état de nuire. 

J’ai beaucoup aimé le déroulement du roman : d’abord il y a la mise en situation et la rencontre avec les personnages principaux. Puis des indices sont jetés ça et là et nous mènent sur de fausses pistes. Arrivent ensuite les gros indices qui permettent de deviner inévitablement qui est le tueur. On poirote encore un peu avant d’avoir la confirmation de son nom (histoire de douter encore un peu). Mais l’histoire ne s’achève pas là, la tension monte encore d’un cran,  et l’attente de voir le tueur arrêté est interminable ! Avec la question qui tourne en rond dans la tête : Charlie va-t-il arriver à le stopper avant qu’il ne soit trop tard ?

Roman très bien écrit mais attention, pour les âmes (très) sensibles, mieux vaut s’abstenir. Les descriptions des scènes de crimes sont très détaillées et crues -ça vire parfois dans le gore-.

Grâce à Alice Blanchard, je suis en phase de réconciliation avec le genre policier.

 

Quelques citations :

"- Vous avez pris des photos? - Non, je n'aime pas mettre un objectif entre la tempête et moi. C'est pire qu'un préservatif." Rick p.108.

"- Obéis comme un mouton si tu n'as pas peur d'être malheureuse toute ta vie, mais sinon, suis tes rêves... Viens avec moi." Boone p. 154.

"Je veux assister à la vraie naissance d'une tornade, ajouta-t-elle, sa main réchauffant celle de Charlie. Tu admets ça, toi, qu'une chose aussi subtile, aussi jolie, puisse avoir un effet aussi dévastateur?" Willa p. 194.

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10 octobre 2010

Les Chroniques de San Francisco (T.1) d'Armistead MAUPIN

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Les Chroniques de San Francisco (T.1) d'Armistead MAUPIN
Édition de L'Olivier


Les Chroniques de San Francisco (T.1) est un recueil qui regroupe les trois premiers titres de cette saga :
- Chroniques de San Francisco
- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco
Autres Chroniques de San Francisco

A l'origine, il s'agissait de petites chroniques publiées toutes les semaines dans un journal (le San Francisco Chronicle puis le San Francisco Examiner) qui ont ensuite été regroupées dans deux recueils (Les chroniques de San Francisco T.1 et T.2). Récemment, l'auteur a à nouveau écrit une suite nommé  Michael Tolliver est vivant.

Les Chroniques de San Francisco nous raconte la vie des locataires du 28, Barbary Lane, à San Francisco, dans les années 70-80. Le thème principal est la vie quotidienne : amours, liberté, solitude, ambition professionnelle, fric, joints, homosexualité, sida... Armistead Maupin a mis un point d'honneur à décrire l'Amérique marginale de cette époque. San Francisco était alors une ville plutôt à part où les homosexuels étaient relativement admis (rare dans les années 70) et où l'on avait une certaine liberté dans les mœurs en général... Ces chroniques sont écrites sous forme de saynètes dialoguées relativement courtes, ce qui permet d'arrêter sa lecture quand on veut (j'ai trouvé cela vraiment appréciable).

J'ai pris du plaisir à lire ces trois premiers tomes écrits par un pilier de la littérature américaine, Armistead Maupin, un homme en avance sur les idées et l'ouverture d'esprit de son époque. J'ai aimé sa façon de décrire les classes hautes avec humour (et peut-être aussi avec une pointe de moquerie).
Les Chroniques de San Francisco, ce sont une multitude de personnages bien construits et complexes qui se croisent et se décroisent. On les découvre peu à peu au fil des pages, et ils se révèlent, pour la plupart, un peu paumés mais surtout drôles et attachants.

- Chroniques de San Francisco :
La relation entre Edgar Halcyon et Anna Madrigal m'a particulièrement touché et donne une belle leçon de vie : profiter de l'instant présent car on n'a pas toujours tout le temps, contrairement à ce que l'on aimerait se faire croire. C'est le tome où il y a le moins d'action (mise à part l'accident de Norman) et c'est mon petit bémol. Cela dit, c'était peut-être un choix tout à fait délibéré de l'auteur qui voulait peut-être profiter de ce premier tome pour familiariser ses lecteurs avec les lieux et les personnages de son histoire.

- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco :
L'histoire d'amour entre Michael et Jon est ce que j'ai préféré. Quant aux deux révélations sur Anna Madrigal : l'une m'a surprise, l'autre m'a réjouit. Je n'en dirai pas plus...

- Autres Chroniques de San Francisco :
Pour moi, ce troisième tome est de loin le meilleur. L'intrigue de Jonestown m'a happée et je n'ai plus lâché le livre avant d'obtenir le fin mot de cette histoire!

Mon petit reproche : des passages qui m'ont parus superflus et qui donnent de la longueur au roman.
Mais à part ça, je le conseille à tous!


A voir aussi : les séries les Chroniques de San Francisco, les Nouvelles Chroniques de San Francisco et les Autres Chroniques de San Francisco.

 

Mes Citations Préférées :

"Michael prit sa main : -Pardon. Il y a seulement que j'en ai par-dessus la tête des "Nous"! avoua t-il. - Des quoi? - Des "Nous". Les gens qui ne disent jamais "je". Ils disent : "Nous allons à Hawaï pour Noël", ou bien "Nous emmenons le chien se faire vacciner". Ils se complaisent dans la première personne du pluriel parce qu'ils se rappellent très bien à quel point c'était chiant d'être une première personne du singulier". p.272

"Je me suis assez cassé le cul à essayer d'être tout pour quelqu'un. Et au bout du compte, j'ai décidé d'être ce que je suis pour chacun." (Michael) p.627

 

Que pensez-vous de ce roman?

Quelle note lui donneriez-vous? /5

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01 octobre 2010

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann SHAFFER et d'Annie BARROWS

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Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
de Mary Ann  SHAFFER et d'Annie BARROWS
Édition du Nil

 (4ème de couverture)
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...


J'ai lu ce roman en début d'année (donc pardonnez ma mémoire qui n'est plus toute fraîche) mais je tenais vraiment à parler de ce livre qui m'a beaucoup touché et que je conseille sans cesse et sans relâche aux gens qui gravitent autour de moi (quand on y croit, et bien on y croit!). Le titre a suffit pour me convaincre de lire ce roman car je l'ai trouvé à la fois mystérieux et intriguant. Et puis, il faut bien avouer que la page de couverture donne envie aussi. Quand je me suis aperçue qu'il s'agissait d'un roman épistolaire, j'ai eu peur que cela me gêne et gâche mon plaisir à la lecture mais ça n'a pas été le cas, bien au contraire, cela donne même une dimension toute particulière au roman. La trame de fond est une période dramatique de l'Histoire : la Seconde Guerre Mondiale. Sujet douloureux mais foisonnant qui a permit à ce roman de me passionner encore plus (il faut dire que je m'intéresse beaucoup à cette période historique). Même s'il s'agit d'un roman (et non d'un témoignage), on a  quand même l'impression d'apprendre certaines choses sur ce qui s'est passé réellement pendant la guerre (on se rend aisément compte que les auteurs savent de quoi elles parlent et que le sujet ne leur ai pas inconnu) et de vivre ce mauvais moment avec tous les personnages du roman.
J'ai particulièrement aimé découvrir le personnage d'Elizabeth exclusivement à travers les points de vue des habitants de Guernesey et de celle qui a partagé sa vie dans les camps, c'est extraordinairement bien fait et bien écrit. De plus, que l'action du livre se passe juste après la guerre m'a plu car c'est plus rarement raconté dans les romans  abordant cette période et pourtant il faudra encore du temps pour tout reconstruire car le traumatisme est bien là. Pour finir, j'ai apprécié le fait que des personnes (Juliet et les habitants de Guernesey) s'attachent et se prennent d'affection grâce à des lettres et sans s'être vus. Comme quoi, l'écriture et la lecture ont bien des pouvoirs magiques qui permettent de lier les gens à jamais!
Ce roman est un hymne à la lecture qu'il ne faut pas louper!



Que pensez-vous de ce roman?

Quelle note lui donneriez-vous? 4/5 (1)

 

 

Chez Clarabel, Fabula Bovarya, Leiloona, Miss Alfie, Lilly et Stephie...

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14 septembre 2010

Quatre filles et un jean d'Ann BRASHARES

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Quatre filles et un jean (4 t. - série terminée) d'Ann BRASHARES
Edition Gallimard Jeunesse


- Quatre filles et un jean
- Le deuxième été
- Le troisième été
- Le dernier été


      (4ème de couverture du premier tome)
Ma première s'appelle Carmen. Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses.Très attachée aux gens qu'elle aime, elle se montre parfois d'une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père...
Ma deuxième s'appelle Tibby. Elle ne fait pas son âge, ne s'habille pas très fille. Si elle joue les rebelles, c'est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie...
Ma troisième s'appelle Bridget. Elle est blonde, sexy, sportive, volontaire mais, au fond, si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l'obtient. Surtout s'il s'agit d'un garçon. Au risque d'aller trop loin...
Ma quatrième s'appelle Lena. Elle est brune,superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d'écouter ce que lui dit son cœur mais le soleil de Grèce va éveiller en elle des sentiments inconnus...
Mon cinquième est un jean. Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille. Il les accompagnera le temps d'un  été qui changera leurs vies pour toujours.
Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent, où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent...



J'ai lu cette série il y a quelques années et j'en garde un souvenir mémorable. Ces quatre livres, je les ai dévorés à la vitesse de l'éclair! On peut comparer ça à ma relation avec le chocolat : quand je commence une tablette, j'ai dû mal à ne pas la finir jusqu'au dernier bout parce que c'est ma petite gourmandise. Et bien là, c'était pareil : cette saga d'Ann Brashares est une vraie gourmandise, je crois qu'il n'y a pas de terme plus juste! On a envie de lire ces quatre tomes à toute vitesse pour connaître la suite des aventures de nos quatre héroînes (l'évolution de leur amitié, leurs amours, leurs déboires -ou pas- familiaux, etc.) mais en même temps, on se dit qu'il faut ralentir pour ne pas arriver à la dernière page (cette maudite dernière page!) trop rapidement... Et puis on prend du plaisir à relire Quatre filles et un jean encore et encore car on découvre toujours l'un ou l'autre détail qui nous avait échappé auparavant! Qu'est-ce que cette histoire de filles pour filles a de plus que les autres histoires de filles pour filles? Mystère... Peut-être qu'Ann Brashares a réussit à créer des personnages qui ressemblent plus que jamais à ses lectrices (un pari pas si facile que ça car beaucoup de personnages sont trop caricaturaux dans le monde de la ChickLit). Mais là, Carmen, Léna, Bee et Tibby ont des caractères, des personnalités et des physiques si différents (ce qui fait la force de leur amitié), que n'importe quelle fille peut s'identifier à l'une (ou plusieurs) d'entre elles.


Laquelle préférez-vous : Tibby, Léna, Bee ou Carmen?
J'avoue avoir un petit faible pour Léna. Je m'identifie volontiers à son personnage et son histoire m'a beaucoup bouleversé (si j'avais pu, j'aurais filé un sacré savon à Kostos soit-dit en passant!!)


A voir aussi :
Quatre filles et un jean (AlloCiné)
Quatre filles et un jean 2 (AlloCiné) pas de date de sortie programmée


93559_v_Quatre_filles_et_un_jean___Le_troisieme_ete 9782070611454

Que pensez-vous de ces romans ado?

Quelle note leur donneriez-vous? /5


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