03 décembre 2010

Lottie Biggs n'est presque pas cinglée de Hayley LONG

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Lottie Biggs n'est presque pas cinglée de Hayley LONG
Édition Albin Michel - Coll. Bliss
2009 - 252 p.

      (Mot de l'éditeur)

Lottie a la réputation – méritée – d’être une fille excentrique. Aucun problème pour Lottie, du moment qu’elle peut profiter de son amitié indéfectible avec Goose… Ensemble, elles mangent des glaces au café du coin, traînent au magasin de chaussures où elles travaillent le samedi. Elles parlent aussi des garçons bien sûr, ou plutôt, d’un garçon : l’irrésistible Neil Adam, pour qui Goose a même écrit une chanson. Mais lorsque Lottie apprend que Goose sort avec Neil, elle devient très excessive. Pour Lottie désormais, tout est génial ou au contraire, rien ne va plus…


Mon avis : x


Je vais être honnête : je n'ai pas aimé. Comme la plupart des lecteurs, je m'attendais à une histoire plutôt drôle et pleine de fraîcheur, et je pensais qu'on allait me raconter les déboires amoureux d'une adolescente de 15 ans. La couverture est très belle (j'adore le travail de Pénélope Bagieu soit dit-en passant) mais elle induit incontestablement en erreur. Car ce n'est pas du tout une histoire légère.

Charlotte Beryl Biggs -Lottie pour les intimes- nous raconte sa vie par l'intermédiaire d'une rédaction qu'elle doit faire pour le collège. On va suivre ses excentricités, se demander au fil des pages ce qui lui arrive (car plus on lit, plus on se rend compte que quelque chose cloche), pour finalement finir par comprendre que Lottie souffre du trouble bipolaire (ou maniaco-dépression). On suit alors les étapes progressives vers son rétablissement.

Le thème de la dépression est rarement abordé dans les romans ados, et on ne peut donc que féliciter Hayley Long pour son initiative, d'autant plus que cette histoire est bien écrite et "interactive" (Lottie nous fait profiter de ses dessins dans les marges, elle écrit "à la main" lorsqu'on lui confisque son ordinateur, etc.).

Le fait que le trouble mental soit le thème central du livre et qu'il mette autant de temps à s'installer dans l'histoire m'a beaucoup gêné. En fait, au début, je ne voyais pas trop où l'auteur voulait en venir. Lottie nous raconte sa vie dans les moindres détails -presque heure par heure-, détails que j'ai trouvé parfois insignifiants et sans intérêts et qui ont fait que je me suis ennuyée ferme une bonne partie du roman. Peut-être que cette première partie était indispensable pour ensuite aborder la maladie de Lottie (après tout, je ne suis pas une experte dans ce domaine, loin de là), mais j'ai vraiment pensé à abandonner ma lecture. Finalement, je me suis accrochée jusqu'au bout car j'avais lu de belles critiques sur la blogosphère et parce que je savais que le thème de la dépression devait y être abordé.

Après avoir lu la dernière page, je me suis posée les questions  suivantes :
Est-ce qu'un ado va avoir suffisement de patience pour lire jusque là? Jusqu'à ce qu'on entre enfin dans le vif du sujet? 
Ne va t-il pas laisser le livre de côté quand il se rendra compte que l'histoire drôle et légère qu'il pensait lire n'en est pas une?
Va t-il réellement comprendre le mal dont souffre Lottie et s'y intéresser?
Ce sont des questions que je laisse en suspense, je n'ai pas la prétention d'en connaître les réponses...

Je ne regrette pas d'avoir lu ce livre. Je pense qu'il peut être intéressant de le faire lire à quelqu'un qui souffre de cette maladie, ainsi qu'à son entourage. C'est clair, ça aide à comprendre.
Peut-être que je n'étais pas dans le bon état d'esprit pour lire ce roman. Pour l'instant, je n'ai pas vraiment envie de commencer le tome 2, Lottie Biggs n'est presque pas désespérée. Plus tard peut-être...


Chez Clarabel, Faelys, Radicale et Savon... (si vous voulez aussi votre lien, n'hésitez pas à vous manifester - à cor et à cri s'il le faut ;-) - ...)

Posté par Eloo aime lire à 11:20 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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