27 décembre 2013

La Princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG

princesse des glaces

La Princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG
Editions Actes Sud - Coll. actes noirs. 2008. 381 p.

Le Saviez-vous? 
Ce roman a reçu le Grand prix de littérature policière et le prix Polar international en 2008 (ce sont des prix français).
Le 22 janvier 2014, Casterman publiera l'adaptation BD de La Princesse des glaces, signée par Olivier Bocquet (scénario) & par Léonie Bischoff (dessin).

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4ème de couverture :

      "Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. 
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. 
Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

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 Le Blog de Nina

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Mon Avis : ♥♥♥

Je traîne parfois des pieds pour lire un roman à succès car je sais pertinemment que je n'aurai pas besoin de le conseiller à la médiathèque : il sera sans cesse emprunter sans mon aide. Mais c'est aussi bien de comprendre pourquoi un livre engendre un tel engouement, pourquoi il fait la différence.

Après la lecture de ce roman, je comprends sans mal le succès de Camilla Läckberg. Voici un polar très sympathique à lire, sans prise de tête, et où nous entrons suffisamment dans la vie des personnages principaux pour s'attacher à eux. Erica devient une amie pour le lecteur, tout simplement. Ce n'est pas non plus gore, l'auteur n'insiste pas sur les descriptions du meurtre car ce qui l'intéresse est l'enquête qui en découle. Un peu à la manière d'Agatha Christie, mon auteur doudou en matière de polar, mais sans son excentrique détective.

Je n'ai pas trouvé l'écriture (à moins que ce ne soit la traduction) extraordinaire, mais pour ce type de lecture ce n'est pas le plus important. L'essentiel est d'avoir envie de tourner les pages au plus vite pour connaître le fin mot de l'histoire, et c'est bien le cas ici.

Camilla Läckberg s'attarde beaucoup sur la vie personnelle d'Erica et j'ai trouvé ça frustrant par moment. Cela ralentit l'intrigue policière et j'aurais parfois préféré qu'elle avance plus vite. Mais c'est aussi parce que l'auteur nous invite à entrer dans sa vie, à vivre avec elle son histoire avec Patrick et à s'inquiéter avec elle pour sa soeur,  que nous avons envie de connaître la suite de ses aventures.

Je ne suis pas pressée de lire Le Prédicateur, mais je le lirai c'est certain.

 

© Eloo 12/2013

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07 juillet 2012

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina MAZETTI

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♠ Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina MAZETTI
Editions Actes Sud - Coll. Babel. 2011. 136 p.

 

4ème de couverture :

      "Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, du beau Markus dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui s'engueule avec son nouveau jules, et même de Dieu. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors pour ne pas se laisser aller à la tristesse ou à la colère, Linnea se souvient.
C'est avec une verve aussi tendre qu'hilarante que Katarina Mazetti incarne une adolescente bravache, curieuse et paumée, qui parle aux murs pour ne  se confier à personne. Formidable roman sur l'amitié et les tourments adolescents, Entre Dieu et moi, c'est fini est suivi de deux autres volumes consacrés à Linnea, bientôt disponibles en collection Babel." (note : ils sont déjà disponibles)

 

Mon Avis : ♥         / spoils \

Cette chronique va être relativement  succincte car je ne sais pas trop quoi penser de ce roman à destination des ados. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé car il y a de bons éléments, mais je ne peux pas non plus dire que j'ai particulièrement accroché. Pour commencer, il y a eu cette sorte de "faux départ" : il m'a fallu quasiment 1/3 du livre pour entrer dans l'histoire et tenter d'apprivoiser Linnea. Dommage quand on compte le nombre de pages que contient Entre Dieu et moi, c'est fini (136)...

Jusqu'à la fin, j'ai eu très envie d'être touché par les personnages de Linnea et de Pia. Malheureusement, je me suis sentie juqu'au bout loin de leur univers. Elles sont dans leurs délires de copines et je n'ai pas réussi à m'y intégrer (j'ai quitté le lycée il y a 5 ans et c'est peut-être plus loin que je ne le pensais!).
Pia est un personnage complexe. On sent qu'elle déraille un peu, mais il est difficile d'y voir un symptôme de dépression, cela peut aussi être interprêté comme un simple jeu entre elle et Linnea. En tout cas, je n'ai pas trouvé la différence transcendante. De plus, il manque pour moi quelque chose d'essentiel à ce roman : une explication. L'auteur a pris le parti de laisser la narration à Linnea, du coup nous ne savons que ce que la jeune fille sait ou veut bien nous dire. J'aurais aimé connaître les raisons de la dépression de Pia, qui la pousse quand même jusqu'au suicide.

Pour conclure avec le style d'écriture, je l'ai trouvé agréable - quoique diffus (ce n'est pas parce que Linnea est une ado qu'elle doit posséder des pensées désordonnées!) - mais il ne se différencie pas forcément d'un autre.

J'aurais vraiment aimé vivre une belle rencontre avec Linnea... C'est ce qu'on appelle un rendez-vous manqué.

 

© Eloo 07/2012 

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