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ElooBooks, chroniques livresques!

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15 avril 2011

Vole, vole, les volets!

1)

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Que deviennent les ballons lâchés dans le ciel?

de Delphine CHEDRU

Edition Joie de lire

2010

36 p.

      « Que devient ma sucette à la fraise tombée par terre ?... » «  Et la jolie petite perle avalée par le trou noir de la baignoire ?... » La question est posée, un volet est soulevé et la réponse apparait. Un grand bravo à Delphine Chedru pour cette idée originale. Cet album est très poétique et très doux, avec ses illustrations lumineuses. Il répond à toutes ces questions sans réponse avec humour, et chaque page n’est que surprise et découverte.

Mon avis :


 __________

 

2)

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A quoi tu joues?

de Marie-Sabine ROGER (aut.) et de Anne SOL (photogr.)

Edition Sarbacane - Collection Amnesty International

2009

      Les filles ne font pas de football et les garçons ne jouent pas à la dinette ? N’importe quoi ! Ce superbe album combat les clichés et les idées reçues avec originalité. Des affirmations sont démenties par de jolies photographies très colorées, cachées sous des rabats. Très belle initiative !

Mon avis :

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23 mars 2011

Orage et Désespoir de Lucie DURBIANO

 

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Orage et Désespoir de Lucie DURBIANO

Edition Gallimard Jeunesse - Collection Bayou

2006

124 p.

En quelques mots : Orage et Désespoir sont deux sœurs, très différentes l’une de l’autre, mais aussi très attachées l’une à l’autre. L’histoire commence lorsqu’elles vont passer quelques jours chez leur père, au bord de la mer. Elles retrouvent deux amis, Pierre et Martin. Ce qui aurait pu être des vacances tranquilles se transforme en une aventure presque cauchemardesque. D’abord, un vendeur de glace qui meurt sur la plage sous leurs yeux, puis la rencontre avec un homme ténébreux qui semble avoir un secret et enfin Désespoir qui disparait !Martin, Pierre et Orage partent alors à sa recherche jusqu’à l’île aux mortes, cette île maudite d’où personne ne revient…

 

Ce qu'en dit l'auteur : "Au début, c'est l'histoire simple de quatre adolescents à la plage. J'avais envie de m'intéresser à l'adolescence. Aux sentiments ambigus que l'on éprouve, à ce désir violent de faire ses propres expériences. Coûte que coûte. Au fil de l'écriture et du dessin, l'histoire devenait une véritable aventure. Elle devenait aussi de plus en plus personnelle. Même s'il reste léger, il y a dans ce récit des choses graves et souterraines. Les personnages ont leur vie propre avec leurs passés et leurs émotions. C'est ce qui me plaît, que tout se mélange, l'humour, les sentiments, le mystère." _ Lucie Durbiano.

 

Mon avis :

Cette BD est une jolie surprise! Le trait de crayon de Lucie Durbiano est original et agréable, il m'a plu instantanément. Et pour ce qui est de l'histoire, elle est vraiment entrainante. Par son suspense, elle nous invite à tourner les pages très vite! On s'attend tout d'abord à suivre une romance et une histoire d'amitié entre adolescents puis on se retrouve très vite confronté à des évènements surnaturels. Commence alors une enquête qui m'a fait penser à celles menées par le Club des Cinq (on a aussi droit à un sympathique clin d'oeil à Tintin). En définitive, une très bonne lecture!

14 mars 2011

Le liseur de Bernhard SCHLINK

 

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Le liseur de Bernhard SCHLINK

Edition Gallimard - Collection Du monde entier

1996

201 p.

 

4ème de couverture :

      A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?

 

Mon avis : etoile_jaune

J'ai lu ce roman quasiment d'une seule traite. Sûrement parce que la Seconde Guerre Mondiale est un sujet qui me passionne. L'auteur aborde une des facettes - ou plutôt une des conséquences - de cette guerre, qui est la fois importante, essentielle et pourtant trop peu abordée.

Après la guerre, Hanna poursuit sa vie tranquillement. Ce n'est que de nombreuses années plus tard que le passé ressurgit et qu'elle est jugée pour sa collaboration avec les nazis. Car Hanna faisait partie des SS, des gardiennes dans les camps de concentration. Son procès se passe très mal et elle est condamnée à  la détention à perpétuité. Pourquoi? Parce qu'elle n'a jamais voulu mentir sur ces actes passés et qu'elle faisait parti des moins "méchants" parmi les "méchants" (dit de façon tout à fait primaire, je le conçois). Sa naïveté, sa maladresse à manier les mots et son honnêté ont été faciles à utiliser contre elle, et elle fut accusée de tout, même de ce qu'elle n'avait - peut-être - pas commis.

L'auteur a réussi à créer une femme attachante - notamment grâce à son secret qui se dévoile au dernier tiers du livre et qui éclaire beaucoup de choses de la vie d'Hanna-. C'est pourquoi on oublie parfois les atrocités qu'elle a commises ou tout au moins laissées faire, et on se surprend à espérer que tout ira dorénavant mieux pour elle. Car le but ici n'est pas de condamner sans comprendre, mais bien de mettre en lumière la culpabilité qu'on ressentit certaines personnes quant à leur participation à un des plus grands drames de l'Histoire. Avec cette question que Hanna pose à plusieurs reprises au juge et qui laisse un goût amer sur les lèvres : à ma place, qu'auriez-vous fait? Ne jamais oublier que tout n'est pas blanc ou noir, que certains n'ont pas forcément choisi leur camp, que si des monstruosités se sont passées sous leurs yeux et qu'ils n'ont rien fait, c'est qu'ils n'en avaient peut-être pas les moyens, et que de cette guerre ils ne s'en remettrons peut-être jamais car la culpabilité est un des pires sentiments que l'on puisse ressentir.

Avec Le liseur, Bernhard Schlink remet les choses à sa place et nous fait un peu relativiser ces évènements afin que nous ne soyons plus aussi catégoriques sur le sujet. Il ne faut pas coller la même étiquette à toutes les personnes d'un mouvement commun ; il y a les meneurs, les suiveurs et ceux qui se trouvent là par un mauvais calcul et qui, coincés dans cette masse, ne peuvent plus s'en dépêtrer.

L'histoire entre Michaël et Hanna, qui constitue la première partie du roman principalement et qui explique l'importance du procès aux yeux de Michaël, m'a moins touché car j'ai du mal à concevoir une histoire d'amour entre deux personnes ayant une aussi grande différence d'âge. Le fait que Hanna ne ressente pas la moindre gène à entretenir une relation avec un mineur m'a un peu troublé, je ne le comprends pas.

Hanna ne se remettra jamais de cette sombre période de sa vie et je pense que je me remettrai  que difficilement de cette lecture, dans le sens où elle a eu un grand impact sur moi.

Le liseur n'est pas un best-seller pour rien.

 

Citation :

"Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités? Pourquoi le souvenir d'années de mariage heureux est-il gâché lorsque l'on découvre que, pendant tout ce temps-là, l'autre avait un amant? Parce qu'on ne saurait être heureux dans une situation pareille? Mais on était heureux! Parfois le souvenir n'est déjà plus fidèle au bonheur quand la fin fut douloureuse. Parce que le bonheur n'est pas vrai s'il ne dure pas éternellement? Parce que ne peut finir douloureusement que ce qui était douloureux, inconsciemment et sans qu'on le sût?" p. 41.

8 mars 2011

Peindre le vent de Pam MUNOZ RYAN

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Peindre le vent de Pam MUNOZ RYAN

Edition Actes Sud Junior - Collection Ado

2009

223 p.

      Maya est une jeune fille d’une douzaine d’années environ, qui vit recluse chez sa grand-mère paternelle, sévère et acariâtre.  De sa mère, elle n’a pour souvenir qu’une photo et des petits chevaux en plastique qui la font rêver. A la mort brutale de sa grand-mère, elle est recueillie par son grand-père maternel ainsi que par sa grande tante Vi et son grand oncle Fig. C’est alors qu’une toute nouvelle vie s’offre à elle. Celle-ci lui fait un peu peur aux premiers abords puis Maya s’en habitue petit à petit avec délice. La vieille maison de sa grand-mère est remplacée par les grands espaces du Wyoming, et ses leçons de maths et de français par des leçons d’équitation. Maya fait la connaissance de Payton, son cousin un peu turbulent, et apprend doucement à vivre comme une vraie Limner. Elle découvrira enfin des détails sur ses parents - leur vie, leurs passions- et aura la chance de croiser des « chevaux-fantômes », dont la belle Artemisia que sa mère avait eu la chance de monter avant qu’elle ne retourne à l’état sauvage…

 

Mon avis :

Si tout ce qui a un rapport, de près ou de loin, avec les chevaux vous rebute, il est inutile de vous lancer dans ce roman! Mais je pense que la simple vue de la couverture vous aurait déjà dissuadé à feuilleter ses pages ou à lire cette chronique! Pour ma part, je trouve  que la couverture est magnifique avec ce majestueux cheval qui représente sans nul doute Artémisia (je ne vais pas insister là-dessus, vous savez à quel point je craque pour les couvertures de la collection Ado d'Actes Sud Junior!).

Rien que le titre, que j'ai trouvé poétique et intriguant, m'a donné envie de découvrir ce roman qui, il faut le souligner, est peu connu. Je n'ai pas été déçue, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'une très belle histoire, émouvante et juste. La fin est si belle.

A noter que les chevaux de l'histoire porte des noms en référence à des peintres (le nom de famille pour les mâles et le prénom pour les femelles). J'ai trouvé l'idée originale et cela m'a plu d'aller à la fin du livre pour apprendre davantage sur les peintres cités.

Je respecte le choix de l'éditeur en mettant ce roman dans la catégorie des "romans ados" mais je me demande s'il ne pourrait pas déjà etre lu par des plus jeunes. Je m'explique : l'héroïne, Maya, a 11-12 ans, donc les jeunes entre 10 et 13 ans s'identifiront plus facilement à ce personnage contrairement aux ados  qui liront cette histoire avec détachement (tout comme moi). De plus, ce roman se lit très bien, sans difficulté. Je conseille donc à tous les amateurs de chevaux de lire cette histoire, qu'ils soient très jeunes, jeunes ou moins jeunes!

 

Quelques citations :

"-Regarde autour de toi. Ici, dans toute cette immensité, chaque chose compte et a de la présence. Quand les chevaux courent contre le vent, avec leurs queues et leurs crinières qui volent, je trouve qu'ils ressemblent à une succession de coups de pinceau de toutes les couleurs. Je les considère comme les artistes qui travaillent à embellir cette immense toile du plein air." Tante Vi, p. 131.

"Maya abandonna les rênes sur le pommeau de la selle et ouvrit les bras comme des ailes. Tout à coup, c'était comme si le sol s'était enfoncé et qu'elle ne galopait plus sur la terre mais entre des étoiles chamarrées, de plus en plus vite. Le temps était suspendu. Rien de ce qui était arrivé auparavant ou qui arriverait plus tard ne comptait. Elle tendit le visage vers le ciel. Elle était le cheval, les étoiles et le vent." p. 216.

1 mars 2011

Gros pipi d'Emile JADOUL

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Gros pipi d'Emile JADOUL
Edition Ecole des Loisirs - Collection Pastel
2010
26 p.

      Léon le petit pingouin a souvent envie de faire pipi la nuit. Alors il appelle son papa et sa maman car, dans le noir, ça fait un peu peur de sortir de son lit tout seul. Papa et Maman sont fatigués, à force de se lever toutes les nuits pour leur bébé pingouin. Et si pour une fois, Léon allait aux toilettes tout seul comme un grand?
Une belle histoire avec une chute très drôle! Les illustrations sont magnifiques, un vrai coup de cœur! Ce livre aidera les enfants à grandir, à devenir courageux et à oser quitter leur lit protecteur sans l'aide de papa et maman lorsqu'il faut aller au petit coin de toute urgence!

Mon avis :

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24 février 2011

Blog de Jean-Philippe BLONDEL

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Blog de Jean-Philippe BLONDEL
Édition Actes Sud Junior - Collection Ado
2010
114 p.

      Un adolescent découvre que son père va régulièrement visiter son blog. Très en colère, il décide de ne plus le mettre à jour et de ne plus adresser la parole à son père.  Ce dernier, rongé par la culpabilité, décide de faire un cadeau d’une valeur inestimable à son fils : il lui laisse la possibilité de fouiller dans un carton rempli de ses propres souvenirs de jeunesse (photos, journaux intimes, etc.) et de découvrir son secret. Au-delà du thème de la filiation, ce roman aborde le premier amour et la puissance des sentiments, l’amitié et le pardon, ainsi que le passage de l’enfance à l’âge adulte.

 

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé Blog, c'est un petit roman vraiment touchant. J'ai parfois trouvé que le narrateur dramatisait un peu la situation (notamment quand il qualifie l’acte de son père de « viol virtuel ») avant de me rappeler que tout prend de grandes proportions au moment de l'adolescence. Le secret de son père m'a émut, même si je pense qu'à sa place, je ne l'aurai pas caché à mes enfants. Ca n’en reste pas moins un coup de cœur !

Jean-Philippe Blondel est très doué pour manier les mots et en faire de jolies farandoles. Sa plume me plait beaucoup.

Un grand bravo à la collection Ado de l’éditeur Actes Sud Junior pour ses couvertures magnifiques !

 

Quelques citations :

"Le blog, c'était mon espace privé. Mon domaine. Et il a tout salopé. Je trouve ça dégueulasse. Ma révolte, je la revendique. Parce qu'il ne s'est pas retrouvé sur mon blog par hasard. Et qu'il ne s'y est pas rendu qu'une fois. Il l'a suivi, pisté, décortiqué. Quand je suis en face de lui, maintenant, j'ai l'impression de me promener nu en pleine ville." p.10.

"Je voulais prendre le temps de décider. De ne pas agir à la légère. De me comporter en adulte puisque les adultes avaient des comportements d'enfants." p.36.

"Il faudrait un vocabulaire novateur. Du moderne. J'ai eu ma dose d'ancien, hier soir. Aujourd'hui, je pense à moi et à moi seul. J'ai une vie à réussir, moi - je n'ai pas de vieillesse à gâcher." p.46.

"Je sens la vie qui coule dans mes veines - la vie et toutes ses passions. Toutes ses couleurs vives. Je ne veux jamais être une photo aux teintes délavées. Je ne veux pas finir au fond d'un carton, dans un grenier. Je ne veux pas avorter mes rêves." p.66.

"Je commence à ressentir l'étroitesse - du pavillon, de la vie de mes parents. Je trouve qu'il n'y a pas assez de superficie, ici, pour laisser s'épanouir les rêves." p.71.

"Les yeux de Marc à nouveau. Sur moi - insistants. Ils me fusillent et me protègent en même temps. Ils me radiographient. Ils sondent mes forces, mes faiblesses, mes fêlures et mes certitudes. Je comprends avant même qu'il ne prononce les mots." p.82.

23 février 2011

Soutenons les Restos du Coeur!

Quand j'ai vu cet article chez Amethyst, je n'ai pas hésité une seconde!

J'ai toujours mis un point d'honneur à aider l'association des Restos du Cœur et je suis une grande fan des Enfoirés (je suis allée les voir en concert lorsqu'ils étaient au Zénith de Strasbourg et c'est un souvenir inoubliable!).

Grâce à ce billet, dix repas seront offerts aux Restos du Coeur et donc à des personnes qui en ont besoin. Les donateurs sont Danone et Carrefour.

N'hésitez pas à poster un petit billet sur votre blog ou à participer à la collecte alimentaire qui a lieu les 4 et 5 mars à Carrefour et Carrefour Market.

 

Plus d'infos ICI

 

1_billet_10_repas

 


EDIT : Mail reçu

Bonjour,

Nous tenions à vous remercier d'avoir participé à l'opération "Les
blogueurs se mobilisent pour les Restos du Coeur".

Ce sont 2 274 billets qui ont été publiés soit 22 740 repas offerts, par
Danone et Carrefour, aux Restos du Coeur .

Merci encore pour votre mobilisation,

Toute l'équipe "Les blogueurs se mobilisent pour les Restos du Coeur"

 

--> Bravo à tous les Bloggeurs!

19 février 2011

Parce que je t'aime... de Pascal TEULADE et de Jean-Charles SARRAZIN

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Parce que je t'aime...
de Pascal TEULADE (aut.) et de Jean-Charles SARRAZIN (ill.)
Édition École des Loisirs
1996
32 p.

      Les petits ont tous une période « pourquoi ? » : « pourquoi le ciel est bleu ? », « pourquoi la glace fait froid à la langue ? », « pourquoi les maisons ont un chapeau pointu ? »… Une période difficile pour les mamans qui ont parfois du mal à répondre aux flots d'interrogations de leur progéniture (« Quoi ? Maman ne sait pas tout ? »). Dans l’histoire Parce que je t’aime…, écrite par Pascal Teulade et illustrée par Jean-Charles Sarrazin, pour une fois, il va se passer le contraire : c’est la maman de Lulu qui va poser la fameuse question « pourquoi ? » à son éléphanteau qui aime lui dire « je t’aime » sans cesse. Pour Lulu aussi, c’est difficile de répondre à cette question. En cherchant des raisons, il va s’embrouiller et se lancer dans des explications compliquées -tantôt drôles, tantôt naïves et tantôt mignonnes-.  Mais si finalement, c’était tout simple ?

Mon avis :

16 février 2011

Le tueur des tornades d'Alice BLANCHARD

BLANCHARD

Le tueur des tornades d'Alice BLANCHARD
Édition Belfond - Collection Nuits noires
2005
372 p.


4ème de couverture :


Dans l'œil du cyclone, un tueur se déchaîne… Un suspense terrifiant par Alice Blanchard, la nouvelle reine de l’angoisse.

Après la tempête dévastatrice qui s’est abattue sur l’Oklahoma, le bilan est lourd. La famille Pepper est retrouvée morte dans les décombres de sa maison. Sur place, le shérif Charlie Grover constate que les dépouilles portent de bien étranges blessures. Ce que va révéler l’autopsie dépasse ses pires cauchemars : tous ont perdu la vie empalés sur des débris… que quelqu’un a pris soin d’aiguiser comme des couteaux. Plus effroyable encore, dans la bouche de chaque cadavre, une dent a été arrachée et remplacée par une autre, d’origine inconnue. Quand il apprend que des décès semblables ont été signalés au Texas, Charlie réalise qu’il a affaire à un tueur en série. Seuls à pouvoir lui prêter main-forte : les chasseurs de tornades, ces passionnés assez fous pour se jeter au cœur des tempêtes. Le temps est compté : la saison ne fait que commencer, le tueur peut frapper à tout moment...


Mon avis :

Très bon thriller !

Je suis une très mauvaise lectrice de romans policiers. J’ai rarement envie d’en lire, et quand c’est le cas, je n’accroche pas. Et pourtant oh, miracle !, j’ai lu Le tueur des tornades de bout en bout. L’histoire personnelle de Charlie m’a beaucoup touché et j’ai été prise dans l’enquête au fur et à mesure qu’elle avançait. Suivre les meurtres en direct et apprendre un petit bout de la vie des victimes tout en même temps donne envie de connaître le dénouement et de voir le tueur mis hors d’état de nuire. 

J’ai beaucoup aimé le déroulement du roman : d’abord il y a la mise en situation et la rencontre avec les personnages principaux. Puis des indices sont jetés ça et là et nous mènent sur de fausses pistes. Arrivent ensuite les gros indices qui permettent de deviner inévitablement qui est le tueur. On poirote encore un peu avant d’avoir la confirmation de son nom (histoire de douter encore un peu). Mais l’histoire ne s’achève pas là, la tension monte encore d’un cran,  et l’attente de voir le tueur arrêté est interminable ! Avec la question qui tourne en rond dans la tête : Charlie va-t-il arriver à le stopper avant qu’il ne soit trop tard ?

Roman très bien écrit mais attention, pour les âmes (très) sensibles, mieux vaut s’abstenir. Les descriptions des scènes de crimes sont très détaillées et crues -ça vire parfois dans le gore-.

Grâce à Alice Blanchard, je suis en phase de réconciliation avec le genre policier.

 

Quelques citations :

"- Vous avez pris des photos? - Non, je n'aime pas mettre un objectif entre la tempête et moi. C'est pire qu'un préservatif." Rick p.108.

"- Obéis comme un mouton si tu n'as pas peur d'être malheureuse toute ta vie, mais sinon, suis tes rêves... Viens avec moi." Boone p. 154.

"Je veux assister à la vraie naissance d'une tornade, ajouta-t-elle, sa main réchauffant celle de Charlie. Tu admets ça, toi, qu'une chose aussi subtile, aussi jolie, puisse avoir un effet aussi dévastateur?" Willa p. 194.

11 février 2011

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A bientôt pour de nouvelles chroniques ;)

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