Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ElooBooks, chroniques livresques!
Publicité
10 novembre 2012

L'Amour sans le faire de Serge JONCOUR

serge-joncour-l-amour-sans-le-faire

L'Amour sans le faire de Serge JONCOUR
Editions Flammarion. 2012. 318 p. 

Le saviez-vous? Serge Joncour a commencé à écrire à l'âge de 12 ans. Il s'agissait de pamphlets qui caricaturaient ses professeurs (cela faisait beaucoup rire ses copains de classe). Autre souvenir raconté par l'auteur : "Je n’étais pas le plus brillant, j’étais souvent hors sujet, mais à chaque fois que le professeur remettait les copies, il gardait la mienne pour la fin et il la lisait à voix haute. Je n’écrivais plus un devoir, j’écrivais pour être lu." Source 

banniere

 

4ème de couverture :

      "Après dix ans de silence, Frank téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée."

 

Mon Avis : étoile jaune

Comme bon nombre de romans contemporains français, L'Amour sans le faire démarre lentement. L'auteur prend le temps qu'il juge nécessaire pour poser la situation et nous faire découvrir les deux personnages principaux (= alternance de chapitres, l'un pour Franck, l'autre pour Louise, et ainsi de suite jusqu'à leur rencontre). Pour moi, ce n'est pas un point faible. Je me suis laissée bercer par l'histoire et j'ai patiemment attendu que Serge Joncour me surprenne. Le moins que l'on puisse dire est qu'il y est largement parvenu car on ne s'attend pas à la tournure que prennent les évènements dans l'histoire. De plus, on ne s'attend pas non plus à ce que l'auteur arrive à remuer tant de choses en nous, qu'il arrive à nous procurer autant d'émotion.

Serge Joncour maîtrise son roman de bout en bout, il m'a surpris par certains détails qui révèlent ses connaissances diverses (sur l'Auvergne, l'agriculture, etc.). Et même si certains sujets abordés ne font pas parti de mes sujets de prédilection (la chasse par exemple), l'auteur a quand même réussi à m'embarquer.

Durant les 100 dernières pages, l'histoire prend un nouveau rythme, plus soutenu. Cela correspond au moment où Franck et Louise prennent de l'assurance. J'ai trouvé l'image jolie.
La fin est complètement à la hauteur de mes attentes.
 Elle laisse une porte ouverte à tous les possibles.

Ce roman a vraiment tout pour plaire : l'histoire est belle et touchante, elle nous rappelle à l'essentiel. Quant à la plume, elle est à la fois poétique et pleine de subtilité.
On sent que pour Serge Joncour nous offrir une belle prose est tout aussi important que de nous raconter son histoire. Et c'est vraiment appréciable.

banniere 

Ce roman a été lu dans le cadre de l'opération des "Matchs de la rentrée littéraire", organisé par Priceminister que je remercie. Je donne une note de 18/20 à L'Amour sans le faire de Serge Joncour.
Lien vers la fiche produit

 

Rentrée-Littérraire-V2-logo

© Eloo 11/2012

Publicité
25 octobre 2012

La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO

ewilan 1

La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2003. 283 p. 

Le saviez-vous? C'est à l'âge de douze ans que Pierre Bottero découvre sa passion pour la littérature d'héroïc fantasy, en lisant la  fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux. Sa rencontre avec la plume de J. R. R. Tolkien fut si intense qu'elle l'empêcha de dormir pendant une semaine. Source

banniere

 

4ème de couverture:

      "Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses.
-Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherché, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable..."

 

Mon Avis : etoile_jaune      • Relecture• 

Pierre Bottero est un auteur que j'affectionne tout particulièrement. Je trouve qu'il nous plonge dans des mondes incroyables, dont lui seul a le secret. Sa plume est belle, entrainante et complètement addictive!


J'avais lu la saga La Quête d'Ewilan pour la première fois il y a quelques années, peut-être même à sa sortie... ce qui fait trèès loin! Ca a été un coup de coeur monumental ; si bien que j'étais pleine d'apréhension en me replongeant dans le premier tome, D'un monde à l'autre, il y a quelques jours... Et si je ne vivais plus l'histoire de la même façon? Je l'avais lu adolescente, je suis aujourd'hui une adulte, et la perception/le ressenti n'est plus forcément le même. Ou l'art de s'angoisser... pour rien!

Car c'est une nouvelle fois un coup de coeur! La preuve qu'un bon roman reste un bon roman, qu'importe l'âge du lecteur! Mais alors pourquoi ça prend? Héhé mystère (a t-on vraiment envie de le savoir finalement?), c'est la magie Bottero!

Je pense que l'oeuvre de cet auteur est idéal pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la fantasy. Les grands adeptes du genre trouveront peut-être les aventures d'Ewilan quelques peu enfantines, mais mine de rien, on est rapidement happé dans l'histoire (en ce qui me concerne, j'ai toujours autant de mal à refermer ce livre à la fin d'un chapitre!).

Finalement, le seul petit repproche que j'aurais à faire à ce premier tome, D'un monde à l'autre, c'est qu'effectivement on passe d'un monde à l'autre! Le nouvel univers que l'on découvre aux côtés de Camille et Salim me plait tellement, que pendant ma lecture je n'avais aucune envie que nos deux héros retournent chez eux, en France ; il le fallait bien pourtant...

 

© Eloo 10/2012

24 janvier 2013

Olympe de Gouges de José-Louis BOCQUET & Catel MULLER

olympe de gouges

Olympe de Gouges de José-Louis BOCQUET (scénario) & Catel MULLER (dessin)
Editions Casterman - Coll. écritures. 2012. 486 p.

Le Saviez-vous? Le duo Catel & Bocquet avait déjà signé un premier roman grahpique en 2007: Kiki de Montparnasse.
Cette BD avait été récompensée à plusieurs reprises (= Grand Prix RTL, Prix Mille pages, Prix du meilleur album des Lyons de la BD)

banniere

 

4ème de couverture :

      "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune."
Olympe de Gouges Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - 1791"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ [Coup de Coeur!]

Je suis heureuse de vous présenter ma dernière et très belle découverte : un roman graphique relatant la vie d'Olympe de Gouges (1748-1793), personnage historique peu connu mais ô combien exceptionnel.

Née Marie Gouze, cette jeune femme se marie dès l'âge de 18 ans, porte un enfant puis perd brusquement son mari. Elle décide alors de vivre librement et de se faire appeler Olympe de Gouges. Autodidacte, Olympe lit énormément et s'intéresse à tout. Rapidement, elle entre dans des cercles, prends des amants parmi des hommes de lettres, rencontre de près ou de loin des personnalités de son temps tels que Voltaire, Rousseau, B. Francklin, etc. A travers des pièces de théâtre et des pamphlets qu'elle écrit, Olympe de Gouges s'engage auprès des hommes noirs - qui ne sont à l'époque pas considérés comme des êtres humains - et dénonce l'esclavage. Puis progressivement, la cause des femmes devient sa première priorité. Elle va oser demander tout haut le divorce, le droit de vote des femmes... En 1791 après la Révolution française, elle va écrire la fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.Je ne vous en dis pas plus mais j'espère que ce bref aperçu de la vie d'Olympe de Gouges vous donnera envie d'en savoir davantage.

Il est important de noter également un scénario rythmé et bien ficelé : le duo a fait preuve d'une rigueur historique constante et partage avec nous le fruit de leurs recherches ce qui est indéniablement un plus (chronologie de la vie d'Olympe, notices biographiques des personnes qui ont croisé son chemin, sources). Quant aux illustrations, elles sont tout simplement magnifiques. Tout en sobriété puisqu'il s'agit de noir et blanc, mais ce qui n'empêche pas un dessin stylisé qui accroche le regard.

Lancez-vous!

banniere

-> En bref :
Cest un #oui total!
#non : /

 © Eloo 01/2013

16 octobre 2012

L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD

arche_derniers_jours

L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD
Editions Syros - Coll. Soon. 2009. 327 p.

4ème de couverture :

      "La Terre, début du vingt-deuxième siècle. Un effroyable conflit planétaire a décimé presque toutes les espèces vivantes et provoqué des mutations génétiques. Des enfants aux pouvoirs étranges se sont réfugiés dans la jungle, auprès des rares animaux ayant survécu. Chaque adomutant a son propre "amimal", qui lui correspond étrangement. Ainsi, Iza et Louve, Lyan et Cerf, Shaona et Aigle, Mynor et Taureau, Youn et Dauphin vivent paisiblement sur une côte sauvage du sud de l'Inde. Mais des hommes armés accostent, manifestement à leur recherche. Cachés dans la mangrove, les adolescents se préparent à riposter farouchement.Ils ignorent que des scientifiques de l'Arche des derniers jours, un inquiétant laboratoire caché au coeur des îles des Cyclades, ont décidé de les capturer afin de pouvoir les étudier..."

 

Mon Avis : ♥ ♥

L'Arche des derniers jours se déroule dans un monde futuriste complètement imaginé par Eric Simard, l'auteur. Nous sommes au vingt-deuxième siècle et pourtant, même si le monde tel que nous le connaissons n'existe plus, il est très facile de s'y retrouver et de s'y immerger aux côtés des autochtones.

A travers les mésaventures d'adolescents un peu sauvages vivants en communion avec la nature, les esprits et surtout leurs "amimaux", ce roman aborde la question de l'éthique : jusqu'où peut-on aller au nom de la science et/ou de l'art?  Jusqu'au sacrifice de vies humaines?
Tout au long des chapitres, l'auteur ne cache pas ses diverses sources d'inspiration : la mythologie, la religion, et très certainement aussi l'oeuvre de Mary Shelley Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Le sujet est prometteur mais l'histoire s'avère finalement assez classique, sans grand coup de théâtre et avec quelques longueurs. Mais ce qui m'a veritablement gêné est l'absence de personnage principal. On peut consiérer qu'il y en a plusieurs, mais ils restent finalement assez mystérieux à nos yeux. Du coup, il est difficile de s'attacher à l'un ou l'autre, même si leur mésaventure nous touche. On a envie de les voir s'en sortir, mais on garde un regard détaché sur l'histoire.

Je crois qu'en conclusion il manque le petit quelque chose en plus à ce roman pour qu'il se démarque des autres du même genre. Seule sa fin peut surprendre, assez "adulte" finalement. On s'attend peut-être à une note plus positive que ça, car nos héros combattent pour une noble cause : pour que triomphe l'humanité et la liberté.

 

© Eloo 10/2012

21 novembre 2012

La Quête d'Ewilan (t.3) : L'Île du destin de Pierre BOTTERO

ewilan 33

La Quête d'Ewilan (t.3) : L'Île du destin de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2004. 355 p. 

Le saviez-vous? Pierre Bottero a un jour déclaré : "Enfant, je rêvais d'étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n'arrivais pas à trouver la porte d'entrée vers un monde parallèle ! J'ai fini par me convaincre qu'elle n'existait pas. J'ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d'un monde classique... jusqu'au jour où j'ai commencé à écrire des romans. Un parfum d'aventure s'est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d'étonnantes créatures, des villes étranges… J'avais trouvé la porte." Source 

banniere

 

4ème de couverture :

     "Il s'agissait d'un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu'à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s'immobilisa. - Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s'accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux."

 

Mon Avis : étoile jaune      • Relecture•

L'Île du destin est le dernier tome de la trilogie La Quête d'Ewilan. Aussi pour ne pas gâcher votre lecture et vous laisser entière surprise concernant le dénouement, ma chronique sera relativement succincte.

Je ne peux néanmoins m'empêcher de vous faire remarquer la superbe couverture : Camille y est représentée de façon majestueuse et sûre d'elle.  Sa quête d'identité s'achève, lui permettant enfin de retrouver "l'Ewilan" qui sommeillait en elle. Bravo à Jean-Louis Thouard pour son travail et son talent partagé! (je trouve qu'on ne cite jamais assez les illustrateurs!)

Cette trilogie se termine par une belle conclusion qui nous permet de nous arrêter là. Mais pour celles et ceux qui ne veulent pas quitter Ewilan et ses compagnons, l'auteur laisse également une porte grande ouverte... qui mène tout droit vers la seconde trilogie Les Mondes d'Ewilan. Je vous le dis, tout reste à découvrir!

 

© Eloo 11/2012

Publicité
4 juillet 2012

Hunger Games (t.3) : La Révolte de Suzanne COLLINS

Hunger-Games-la-revolte-de-Suzanne-Collins_m

♠ Hunger Games (t.2) : La Révolte de Suzanne COLLINS
Edition Pocket Jeunesse. 2011. 417 p.

 

4ème de couverture :

      "Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit revenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer."

 

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

En conclusion de ma chronique pour le tome 2, Hunger Games : L'Embrasement, je vous disais mon espoir de lire un dernier tome qui tienne les promesses de cette saga et qui nous offre un feu d'artifice final. Et bien oui, le pari est tenu par son auteur Suzanne Collins (ouf!).Ce roman est difficile, quelques fois trash, mais on ne peut imaginer une révolte menant à une guerre sans dommages collatéraux. Les pertes tout au long du roman nous atteignent et rendent parfois la lecture laborieuse, mais sans cela, le roman aurait perdu en crédibilité.

J'ai remarqué une évolution des personnages qui m'a plue : ils ont gagné en maturité (guerre oblige). Nous apprenons enfin à mieux connaître Gale & Prim qui sont plus présents, et Katniss ne m'a pas tapé sur le système, ce qui est une première. Elle a même réussi à me toucher à la fin du roman. Néanmoins depuis le début de la saga, je reste une fidèle fervente au personnage de Peeta qui me file toujours autant des frissons.

Concernant le triangle amoureux, j'ai trouvé appréciable que Suzanne Collins ne se contente pas de le faire vivre mais qu'elle le tourne carrément en dérision. Cela ne transparaît véritablement que dans ce tome-ci ; peut-être parce que les principaux acteurs - Gale & Peeta - se sont lassés à juste titre de la situation. Ceci dit, j'aurais aimé que Katniss fasse un choix, au lieu de ça il s'impose de lui-même (mais je n'en dis pas plus).

Hunger Games nous donne évidemment à réfléchir, avec en point de mire les situations politique & économique des districts asservis par le Capitole. Suzanne Collins lance des pistes sur des sujets aussi vastes qu'universels, comme la guerre/la paix, le totalitarisme/la démocratie, l'asservissement/la liberté, mais sans donner aucune leçon ni conclusion. A nous d'y réfléchir ou de se laisser porter par l'histoire, au choix.

Cette saga tient la route jusqu'au bout : le final est pour moi à la hauteur de l'histoire. Bravo à Suzanne Collins pour ce monde futuriste qu'elle a créé sans jamais le laisser lui échapper. A présent, je peux enfin tranquillement regarder l'adaptation cinématographique!

  Je conseille ce livre à partir de 12 ans. 

 

hunger games le film

"sureau mortel" (p. 279) : j'ai envie d'y voir un clin d'oeil à Harry Potter.

 

© Eloo 07/2012  

 

27 janvier 2012

Éphémère : Le Dernier jardin (t.1) de Lauren DESTEFANO

544966JardinEphemereDeStefano

Ephémère : Le Dernier jardin (t. 1) de Lauren DESTEFANO

Edition Castelmore. 349 p. 2011.

 

4ème de couverture : 

      "Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort? L'humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames. Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête : fuir. Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix."

 

Mon avis : etoile_jaune

 

"La clarté est effrayante. C'est à la fois la lumière de la venue au monde, et le tunnel aveuglant qui précède la mort. Horrifiées, nous nous réfugions sous les couvertures, ne voulant ni de ce commencement ni de cette fin." p. 13.

 

La couverture vend à elle toute seule le roman : elle est tellement belle qu'on achèterait Ephémère sans même lire son résumé. Une fois le livre entre les mains, on est un peu fébrile, espérant de tout coeur que le contenu sera à la hauteur de son emballage.

La dystopie, on ne jure que par ça en littérature jeunesse en ce moment, et je me méfie toujours de ce type de phénomène. Un ou deux romans du genre qui font un carton, puis de pâles et insipides copies font inévitablement et malheureusement suite. Mais là, j'avoue, nous avons du lourd.

Ce roman a un rythme lent, semblable au nombre de jours infinis qui défilent durant la captivité de Rhine. Il ne se passe pas toujours grand chose, puisque lorsque l'on est prisonnier d'un univers aussi étriqué, on y trouve forcément rapidement ses limites. Ca ne m'a pas dérangé. Après tout, Rhine ne pouvait pas trouver une façon de s'évader en un jour et c'était agréable de chercher avec elle.

La notion de liberté est omniprésente et racontée de manière simple ; on nous rappelle son importance à travers le grand voyage de Christophe Colomb vers ce qu'il croyait être les Indes, ou en nous indiquant que le prénom "Rhine" provient du fleuve le Rhin, cours d'eau qui s'achemine vers l'immensité de l'océan. Ça m'a d'ailleurs plu qu'il y ait un clin d'oeil au fleuve de ma belle région!

Lauren DeStefano nous livre ici son premier roman, mais elle a déjà tout d'une grande. Elle manie les mots avec doigté, elle mesure ce qu'elle nous livre, et peu de lignes peuvent produire un grand effet. J'ai aimé que Rhine se perde un peu dans ses sentiments, qu'elle ne sache parfois plus très bien où est le vrai et le faux. Malgré ses certitudes, sa conviction et sa résistance, elle se fait un peu avoir par la grande illusion qu'est sa nouvelle vie. C'est finalement une héroïne très humaine qui ne cache pas ses faiblesses (la séparation d'avec son frère qui lui enlève tout repère, sa pitié pour Linden qu'elle trouve gentil et naïf malgré le mal qu'il lui a indirectement fait, etc.). Quant au personnage de Maître Vaughn que l'on côtoie peu, ses brèves apparitions et les resentis de son entourage suffisent à le rendre très effrayant.

Lauren DeStefano a placé la barre très haute, j'attends la suite de cette trilogie avec impatience!

 

Parce que l'auteur dépeint des moeurs particulières, je conseille ce roman à partir de 14/15 ans.

 

© Eloo 01/2012

5 septembre 2011

Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. ROWLING

67107372

Harry Potter et la Chambre des secrets (t.2) de J.K. Rowling

Edition Gallimard Junior - Coll. Folio Junior. 2001. 360 p.

 

4ème de couverture :

      "Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés."

A lire : ma chronique du tome 1 Harry Potter à l'école des sorciers.

 

/!\ Relecture /!\

Mon avis : etoile_jaune

J'ai replongé avec plaisir dans ce tome 2 de la saga Harry Potter, histoire de raviver un peu mes souvenirs. Et je dois avouer qu'ils étaient plutôt flous! Je ne sais plus vraiment pourquoi il était écrit dans un coin de ma tête que Harry Potter et la Chambre des secrets était le livre que j'avais le moins aimé de la série. Ce fut sans doute mon ressenti après avoir lu les 7 tomes pour la première fois, mais je ne suis plus du tout dans le même état d'esprit aujourd'hui. J'ai passé un très bon moment de lecture et je crois même que j'ai préféré son dénouement à celui de Harry Potter à l'école des sorciers.

J'ai trouvé très fort que J.K. Rowling se soit basé d'animaux fantastiques déjà existants pour construire son histoire, tel le basilic par exemple. Il fait parti des vieilles légendes et pratiquement tout le monde avait oublié de quoi il s'agissait. Certains croient peut-être même qu'elle l'a inventé. Elle a rajouté son ingrédient c'est sûr, mais quand même, chapeau à sa grande connaissance! Cela doit être le fruit de longues recherches...

Si je me rappelais l'histoire dans ces grandes lignes, j'ai redécouvert beaucoup de détails. Par exemple, je ne me rappelais plus que Ginny avait écrit une lettre d'amour à Harry, ni que Hermione était folle de Gilderoy Lockhart. Et justement en parlant de lui, sans surprise, il m'a fait mourir de rire!

A bientôt pour la chronique de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban qui viendra bien assez vite!

16 mai 2011

Skeleton Creek : Psychose (t.1) de Patrick CARMAN

40_skeleton_creek

 Skeleton Creek : Psychose (t.1) de Patrick CARMAN

Edition Bayard Jeunesse

2011

187 p.

"Ecrire ou mourir" p. 9

4ème de couverture :

      "Il se passe des choses étranges à Skeleton Creek. Des choses terrifiantes. Avec Sarah, ma meilleure amie, j'ai tenté de percer un sinistre secret. J'ai failli en mourir. A présent, je suis coincé chez moi, une jambe dans le plâtre. Je ne peux plus faire confiance à personne. C'est à peine si j'ose croire à ce que j'ai vu et entendu. Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer, Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m'efforce de mettre cette effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit notre enquête. A chacune de ses découvertes, elle m'envoie un mot de passe qui me permet de visionner la vidéo en cachette. Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère, prêts à tout pour exhumer la vérité. Mais, nous le savons, rien n'est plus dangereux que de vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme SKELETON CREEK.

Lisez mon journal. Regardez les vidéos. Menez l'enquête."

 

Mon avis :

Voici un auteur qui n'hésite pas à surfer sur la vague des nouvelles technologies! Il fallait trouver l'idée et oser. Patrick Carman nous offre un roman novateur, qui allie deux supports pour le prix d'un : le papier et le virtuel. Curieuse, j'ai plutôt adhéré.

Donc pour résumé, notre narrateur Ryan, après une excursion à haut risque qui s'est terminé par un plongeon et une jambe cassée, se retrouve alité chez lui. Tandis qu'il continue à mener l'enquête avec les moyens du bord et surtout de proximité (questionnements des gens autour de lui, internet), Sarah est sur le terrain avec sa caméra. Lorsqu'elle découvre des indices ou des éléments étranges, elle filme puis fait profiter Ryan de ses vidéos. Pour pouvoir les visionner, Ryan doit se connecter au site de Sarah et entrer le code qu'elle lui a donné... Et nous on fait pareil!

http://www.sarahfincher.fr

Une question d'ordre pratique m'a traversé l'esprit : si on souhaite relire ce roman dans quelques années, le site de Sarah sera t-il toujours accessible sur la toile (car sans les vidéos de Sarah, le roman perd tout son intérêt) ? Je l'espère en tout cas, car l'idée est excellente. Même si, c'est le petit bémol, on ne peut pas lire ce roman partout puisqu'il faut avoir un ordinateur connecté à internet sous la main.

J'avais peur que les vidéos coupe mon élan de lecture mais ça n'a été heureusement pas le cas. Les vidéos sont-elles plus importantes que le roman lui-même? En tout cas, elles dévoilent une grande partie de l'intrigue et terminent l'histoire. Mais texte et vidéos sont indissociables car complémentaires.

J'ai trouvé les vidéos bien faites. C'est lugubre, glauque et angoissant, on s'effraie, le pari de l'auteur est réussit. Par contre, l'actrice de Sarah était-elle vraiment obligée d'adopter ce ton mélodramatique, ces mimiques bizarres avec ses yeux et ces respirations éléphantesques?

Pour finir, j'ai aimé les allusions et les clins d'oeil à des grands auteurs du frisson tels Edgar Allan Poe.

J'ai également apprécié que ce soit Sarah l'aventurière sans peur et Ryan le cérébral plus à l'aise sur le papier. Et oui, les filles peuvent aussi être à l'aise dans le feu de l'action!

 

Quelques citations :

"Quand je regarde en arrière, je vois des signes annonciateurs de danger. Quand Sarah regarde en arrière, elle voit des raisons de partir à l'aventure. Elle me manque. Je lui en veux. J'ai peur pour elle. J'ai peur d'elle. Pas beaucoup. Un peu tout de même." p. 18

"L'imprudence n'est certes pas une vertu. Mais, pour un jeune de mon âge, elle est inévitable. D'ailleurs, il n'y a pas plus ennuyeux que les gens trop prudents." p. 95

"Quelquefois, je me représente Sarah comme une allumette enflammée et, moi, je suis le bâton de dynamite. Quoi que nous fassions ensemble, ça se termine toujours par une explosion. Non, l'image n'est pas exacte. Disons que Sarah et moi sommes deux pôles opposés qui s'entraînent l'un l'autre vers le même dangereux centre. pourquoi ne sommes-nous jamais attirés par des projets raisonnables? Élever une vache pour la foire agricole, par exemple? pourquoi toujours ce goût du danger? [...] Parce qu'une vache est un animal ennuyeux et qu'en élever une est une activité ennuyeuse. Le danger est plus excitant." p. 154

16 juillet 2011

Harry Potter à l'école des sorciers / J.K. ROWLING

harry 1

Harry Potter à l'école des sorciers de J.K. ROWLING

Edition Gallimard Jeunesse - Coll. Folio Junior

2000

304 p.

 

4ème de couverture :

      "Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ?"

/!\ Relecture /!\

Mon avis : etoile_jaune

Avec cette chronique, je suis en plein cœur de l’actualité ! Avez-vous déjà vu Harry Potter et les Reliques de la mort –Part.2 ? Je ne me suis pas encore enfermée dans une salle de cinéma obscure avec un grand pot de pop corn,  mais ça ne devrait pas tarder… Que j’ai hâte ! Le combat ultime, ça ne peut être que grandiose… Je vous en toucherai sûrement un mot dans ma catégorie « Et côté Cinéma ? » mais pour l’instant, revenons à nos moutons !

Comme je l’ai indiqué plus haut, il s’agit d’une relecture. Mais je dois avouer que je ne suis pas une fan de la première heure et que j’ai mis mon petit temps avant de me lancer dans cette aventure. Quand J.K. Rowling a commencé à raconter les histoires de son petit sorcier,  le succès a été immédiat… et j’ai trouvé ça louche.  J’étais alors dans ma phase "je ne lis pas comme tout le monde, les succès commerciaux non merci", et j’ai résisté. En toute honnêteté, je pense qu’il n’a pas émoustillé ma curiosité à prime abord, sinon j’aurais craqué. J’étais indifférente à tout ce ramdam jusqu’à un certain Noël où j’ai trouvé sous mon sapin Harry Potter et la Coupe de Feu (quand je vous dis que je suis une retardataire, ce n’est pas pour rien hein !).  Mon petit cœur a boudé de ce cadeau non choisi, presque empoisonné, mais celui-ci a eu raison de moi car je ne peux laisser un livre de côté bien longtemps sans y jeter un oeil. Malheureusement, j’ai pas tout compris. Vous allez me dire « normal, c’est le tome 4 !». Surtout qu’il commence bizarrement, vous vous rappelez la maison Jedusor, le serpent, tout ça, tout ça… Alors mon p’tit papa (ce héros), qui a bien vu que je ramais, m’a offert le coffret des trois premiers tomes en poche. Et voilà comment a commencé une belle histoire d’amouuur !

 Je dis toujours que c’est Harry Potter qui m’a donné le goût de lire, qui est ma Bible. Bien sûr, je lisais déjà beaucoup avant, mais je crois que cette saga marque mon entrée dans la littérature. Elle m’a donné envie de lire des livres plus longs, plus complexes, parfois même des classiques.

 J’ai commencé à lire le premier tome environ en l’an 2000, j’avais donc 11 ans. Par conséquent, j’ai grandi avec les personnages, je me suis totalement identifié à eux. Je me suis imaginée bosser sur un devoir de métamorphose avec Hermione, découvrir les créatures magiques avec Hagrid, me lier d’amitié avec Luna, protéger Neville que je sentais si fragile et tomber amoureuse de Fred.

Le dernier tome est sorti il y a un moment maintenant, mais je n’avais pas l’impression que l’aventure était finie car il restait les films. Aujourd’hui, c’est une page qui se tourne. Et qui me permet de redécouvrir entièrement la série. D’habitude, je rechigne à relire des romans : il y a encore tellement de livres à dévorer ! Mais là, j’avais vraiment trop envie de relire ces sept tomes qui ont marqué ma vie. (Aah cette fichue pression médiatique !) J’ai donc recommencé dans les règles, avec le premier tome, Harry Potter à l’école des sorciers (il faut que je vous en touche un mot quand même, c’est pour ça que vous êtes là !). Ca m’a fait bizarre de suivre pas à pas des enfants de onze ans, ils m’ont paru si jeunes (contrairement à moi, ils n’ont pas vieilli depuis la dernière fois où je les ai lu^^) ! Le talent de J.K. Rowling réside là : elle a su s’adapter à leur âge. Contrairement à beaucoup de livres, nous ne sommes pas face à des enfants surdoués qui possèdent déjà une réflexion d’adultes. Ils sont crédibles. Ils sont vrais. Ils sont attachants.

Harry Potter, c’est d’la bombe !

Je vais me dépêcher de lire le tome 2, Harry Potter et la Chambre des Secrets. Vite, vite, vite!

21 avril 2011

Mort aux cons de Carl ADERHOLD

 

Mort_aux_cons___Carl_Aderhold

Mort aux cons de Carl ADERHOLD

Edition Hachette Littératures

2007

410 p.

4ème de couverture :

"Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien; je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat."

Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près? Le héros de cette histoire, lui ,a décidé un jour de passer à l'action.

 

Mon avis :

J'ai eu envie de découvrir ce livre après avoir entendu à un avis plus qu'enthousiaste de la part d'une collègue. Il faut dire que le sujet est vraiment original et tentant : un homme décide d'éliminer physiquement tous les cons qui ont le malheur de croiser son chemin. Qui n'a jamais rêver de se débarasser d'un enquiquineur  est un menteur. Lui il va rendre ses rêves réalité.

Tout commence avec le meurtre du chat de sa voisine. Notre narrateur se rend compte que la mort de l'animal renforce les liens de solidarité autour de la personne en deuil. Voyant cet acte négatif avoir des effets positifs, il décide de poursuivre son action en tuant de nombreux animaux de compagnie, chiens et chats pour la plupart. Puis, pas assez satisfait, il décide de passer un cap : celui des humains.  L'automobiliste qui colle un peu trop, les collègues et chefs du boulot, les enfants qui crient dans le parc, monsieur je-sais-tout, la concierge qui commère... tout le monde y passe (il ne faut pas oublier que tout le monde est le con de quelqu'un, ce qui rend ce projet sans limite) et tout s'enchaine. C'est totalement prévisible et les meurtres sont à la chaine, mais après tout le titre nous aura prévenu. Cette mission va prendre toute la place dans la vie  du narrateur jusqu'à en devenir obsedante. Celui-ci tente même de théoriser son action pour lui donner un véritable sens. Pour cela, il reçoit l'aide, comble de l'ironie, d'un officier de police.  Au début on adhère, puis au fil des meurtres, on se rend compte que l'on a affaire à un  vrai meurtrier en série complètement psychopate.

Trop de meurtres tuent le meurtre. J'ai eu du mal pendant certains passages, j'ai parfois trainé et j'ai fait des pauses durant ma lecture. La raison est simple : j'ai fait une overdose de meurtres! Lorsque je suis arrivée à la dernière page de Mort aux cons, j'étais contente, presque soulagée, d'être parvenue au bout mais je garde quand même un bon souvenir de cette lecture. Chapeau bas à Carl Aderhold pour ce roman ingénieux, très poussé, qui tient la route jusqu'au bout!

SPOILERS (surligne pour voir!) : Et pour une fois, c'est le méchant qui gagne (puisqu'il n'est pas arrêté à la fin du livre). Et ça fait franchement du bien! Je trouve cette fin à la hauteur de ce roman et de mes atentes.

10 octobre 2010

Les Chroniques de San Francisco (T.1) d'Armistead MAUPIN

9782879295503FS

Les Chroniques de San Francisco (T.1) d'Armistead MAUPIN
Édition de L'Olivier


Les Chroniques de San Francisco (T.1) est un recueil qui regroupe les trois premiers titres de cette saga :
- Chroniques de San Francisco
- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco
Autres Chroniques de San Francisco

A l'origine, il s'agissait de petites chroniques publiées toutes les semaines dans un journal (le San Francisco Chronicle puis le San Francisco Examiner) qui ont ensuite été regroupées dans deux recueils (Les chroniques de San Francisco T.1 et T.2). Récemment, l'auteur a à nouveau écrit une suite nommé  Michael Tolliver est vivant.

Les Chroniques de San Francisco nous raconte la vie des locataires du 28, Barbary Lane, à San Francisco, dans les années 70-80. Le thème principal est la vie quotidienne : amours, liberté, solitude, ambition professionnelle, fric, joints, homosexualité, sida... Armistead Maupin a mis un point d'honneur à décrire l'Amérique marginale de cette époque. San Francisco était alors une ville plutôt à part où les homosexuels étaient relativement admis (rare dans les années 70) et où l'on avait une certaine liberté dans les mœurs en général... Ces chroniques sont écrites sous forme de saynètes dialoguées relativement courtes, ce qui permet d'arrêter sa lecture quand on veut (j'ai trouvé cela vraiment appréciable).

J'ai pris du plaisir à lire ces trois premiers tomes écrits par un pilier de la littérature américaine, Armistead Maupin, un homme en avance sur les idées et l'ouverture d'esprit de son époque. J'ai aimé sa façon de décrire les classes hautes avec humour (et peut-être aussi avec une pointe de moquerie).
Les Chroniques de San Francisco, ce sont une multitude de personnages bien construits et complexes qui se croisent et se décroisent. On les découvre peu à peu au fil des pages, et ils se révèlent, pour la plupart, un peu paumés mais surtout drôles et attachants.

- Chroniques de San Francisco :
La relation entre Edgar Halcyon et Anna Madrigal m'a particulièrement touché et donne une belle leçon de vie : profiter de l'instant présent car on n'a pas toujours tout le temps, contrairement à ce que l'on aimerait se faire croire. C'est le tome où il y a le moins d'action (mise à part l'accident de Norman) et c'est mon petit bémol. Cela dit, c'était peut-être un choix tout à fait délibéré de l'auteur qui voulait peut-être profiter de ce premier tome pour familiariser ses lecteurs avec les lieux et les personnages de son histoire.

- Les Nouvelles Chroniques de San Francisco :
L'histoire d'amour entre Michael et Jon est ce que j'ai préféré. Quant aux deux révélations sur Anna Madrigal : l'une m'a surprise, l'autre m'a réjouit. Je n'en dirai pas plus...

- Autres Chroniques de San Francisco :
Pour moi, ce troisième tome est de loin le meilleur. L'intrigue de Jonestown m'a happée et je n'ai plus lâché le livre avant d'obtenir le fin mot de cette histoire!

Mon petit reproche : des passages qui m'ont parus superflus et qui donnent de la longueur au roman.
Mais à part ça, je le conseille à tous!


A voir aussi : les séries les Chroniques de San Francisco, les Nouvelles Chroniques de San Francisco et les Autres Chroniques de San Francisco.

 

Mes Citations Préférées :

"Michael prit sa main : -Pardon. Il y a seulement que j'en ai par-dessus la tête des "Nous"! avoua t-il. - Des quoi? - Des "Nous". Les gens qui ne disent jamais "je". Ils disent : "Nous allons à Hawaï pour Noël", ou bien "Nous emmenons le chien se faire vacciner". Ils se complaisent dans la première personne du pluriel parce qu'ils se rappellent très bien à quel point c'était chiant d'être une première personne du singulier". p.272

"Je me suis assez cassé le cul à essayer d'être tout pour quelqu'un. Et au bout du compte, j'ai décidé d'être ce que je suis pour chacun." (Michael) p.627

 

Que pensez-vous de ce roman?

Quelle note lui donneriez-vous? /5

20 janvier 2016

La Passe-Miroir (t.2) : Les Disparus du Clairdelune

disparus clairdelune

 

Auteur : Christelle DABOS
Editions : Gallimard Jeunesse
Date de parution : 2015
549 p.

 

→ "Les Nibelungen, dont le nom signifie 'ceux de la brume' ou 'ceux du monde d'en-bas', sont les nains des légendes germaniques. Ils possédaient de grandes richesses qu'ils tiraient de leurs mines en dessous des montagnes, là où ils habitaient." Source
Le Nibelungen est le journal "le plus lu de la Citacielle" et dont le directeur est Mr. Tchekhov, un mirage.

 

4ème de couverture :

"Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Les Disparus du Clairdelune est introduit par un petit résumé du tome 1 très apprécié. De plus, l'auteur n'hésite pas à nous rafraîchir la mémoire avec des petits clins d'oeil bien placés. Pour le reste, ce second tome démarre sur les chapeaux de roues avec une intrigue qui se met en place immédiatement.

J'ai adoré retrouver cet univers débridé qui me rappelle le Pays des merveilles de Lewis Caroll et qui permet une liberté d'écriture absolue. J'adore la plume de l'auteur, une plume malicieuse qui colle parfaitement à l'histoire. Christelle Dabos donne l'impression d'écrire un peu au hasard au fil des pages mais elle nous détrompe ensuite très vite : elle nous emmène là où elle l'a décidé, elle nous fait croire ce qu'elle veut nous faire croire, bref elle ne perd pas le fil un seul instant.

J'ai été très agréablement surprise par Les Disparus du Clairdelune : tout d'abord parce qu'il est très complet, et ensuite parce qu'il est encore meilleur que le premier tome. C'est un gros coup de coeur pour moi!
Très souvent - et c'est malheureux, les seconds tomes sont des romans de transition qui semblent avoir pour seul objectif de nous emmener doucement mais sûrement vers le troisième tome. Ici, ce n'est pas le cas puisqu'il y a une véritable intrigue et que l'auteur nous donne sa résolution à la fin. Beaucoup de questions trouvent leurs réponses dans ce tome indispensable qui a toute sa place dans la série.

Passons à présent à la relation entre Ophélie et Thorn. Dans le roman précédant, je trouvais qu'elle était totalement déséquilibrée (mon avis sur Les Fiancés de l'hiver). Ici, Ophélie et Thorn sont enfin d'égal à égal, avec une Ophélie forte qui prend parfois le dessus et avec un Thorn qui est bien obligé de faire avec. Le tout permet d'entrevoir enfin une vraie relation, touchante, qui par ailleurs humanise beaucoup le personnage de Thorn. Tous deux prennent conscience de certaines choses qui leur permettent de grandir dans "leur couple".

L'auteur nous offre un magnifique 'cliffhanger' à la fin, elle nous dévoile un peu les prémices de l'intrigue qui servira le troisième tome, celle-ci promettant d'être encore plus complexe et addictive. Je ne suis qu'impatience!

Les Disparus du Clairdelune sur la Fnac.com

© Eloo 01/2016

17 mai 2015

#EnjoyMarie

photo (30)

 

Auteur : Marie Lopez
(EnjoyPhoenix)
Editions : Anne Carrière
Date de parution : 2015
215 p.

 

4ème de couverture :

"J'ai eu une envie, l'envie de raconter une histoire, de partager quelque chose de différent avec vous. Moins de vidéos, plus de mots, moins d'EnjoyPhoenix, plus de Marie. Kaléidoscope d'instants, polaroids de ma vie au collège, puis au lycée... Rassurez-vous, ce n'est pas une autobiographie... à dix-neuf ans, vous rigolez! Simplement un regard, des remarques spontanées sur des sujets parfois mis à l'écart par les médias, ce genre de sujets pas vraiment accrocheurs : être bien dans sa peau avec... un appareil dentaire, des cheveux gras, de l'acné sévère, le harcèlement scolaire, la famille décomposée... et le reste, le Net, les réseaux sociaux, tout y est, le meilleur comme le pire. A travers des anecdotes, des confidences, mon vécu de youtubeuse, j'ai voulu écrire un recueil sans prétention, petit GPS décalé pour les jeunes connectés, afin de vous éviter les mêmes erreurs - les miennes, bien sûr. Et peut-être afin de vous faire gagner du temps... sur celui que l'on n'a pas. Avec un peu de recul, et j'espère un peu d'humour, je témoigne ici de la réalité, quelquefois complexe, du jeune âge, car, comme chacun sait, les ados sont une énigme pour les adultes."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Je vous avais annoncé la couleur sur Instagram : je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter le livre de Marie car il a trop titillé ma curiosité. On dirait que c'est à la mode en ce moment chez les Youtubeuses : Zoella a écrit Girl Online, Marie a écrit #EnjoyMarie. La différence, c'est que Marie a a priori écrit son livre toute seule comme une grande (je dis a priori car on ne peut jurer de rien mais personnellement je ne doute pas de la sincérité de la jeune femme).

Marie, EnjoyMarie, EnjoyPhoenix, 1 505 848 abonnés à l'heure où j'écris ces quelques lignes. C'est impressionnant. Je ne fais pas parti des abonnés de la première heure car lorsque j'ai rejoint sa communauté, nous n'étions déjà pas trop loin du million. Je voulais comprendre comment la magie s'était opérée, d'où venait l'engoument. J'ai compris très vite : Marie, c'est la grande soeur sympa et sans prise de tête, celle qui n'en sait finalement pas beaucoup plus que toi, mais ce qu'elle sait, ce qu'elle vit, elle te le partage, simplement, cadeau. Dans ces vidéos, elle respire l'authenticité et la joie de vivre. On se sent proche d'elle. Et bien Marie qui écrit un livre, c'est exactement la même.

On ne s'improvise pas écrivain, et ça tombe bien car Marie ne se décrit pas comme telle. Elle nous prévient aussi tout de suite, ceci n'est pas une autobiographie et j'ai envie de lui répondre "ouf! tu as encore le temps". Son livre est un assemblage de réflexions et d'incursions dans son quotidien (mince, j'aurais dû compter le nombre de fois où elle a écrit "thé vert"). Un titre de film annonce souvent la thématique abordée dans le chapitre qui va suivre. La Guerre des boutons, Les Dents de la mer... Je vous l'accorde, ce n'est parfois pas très subtil mais c'est toujours plein d'humour.

Marie s'adresse directement à son lecteur avec des mots simples, et parfois avec de très belles phrases qui surprennent, qu'on relit et qu'on a envie de s'approprier. Elle nous parle de sujets divers et variés, et deux ont particulièrement retenu mon attention. Tout d'abord le harcèlement scolaire dont elle nous parle sous la forme d'un conte. Finalement, Marie effleure le sujet ; c'est avant tout pédagogique et préventif. J'en attendais plus et je reste un peu sur ma faim. Mais peut-être était-il difficile pour elle de se dévoiler davantage et je le respecte. Marie reste très pudique dans ce livre et nous devons nous y faire, rappelons-nous qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie. Le second sujet qui a retenu mon attention est Internet évidement. J'ai apprécié de connaître les raisons qui ont poussées Marie à faire des vidéos car nous partageons les mêmes. Tous les autres sujets mériteraient d'être retenus, notamment ceux sur le divorce ou l'amitié, mais je vous laisse la surprise de les découvrir par vous-mêmes.

Pour conclure, je dirais que Marie a réussi son pari car je pense que tous ses lecteurs arriveront à s'identifier au détour d'une page, d'une ligne. Merci Marie pour ce doux moment de lecture!

"J'ai bien réfléchi en buvant mon thé vert. Ce livre sera un petit pied de nez à toute cette communication ultra-rapide dont je vous parlais tout à l'heure." p. 14

 

 

→ Ce concours permet de gagner le roman #EnjoyMarie écrit par Marie Lopez (éd. Anne Carrière).

Je souhaite remercier toutes les personnes qui me suivent fidèlement dans mes aventures livresques, qui lisent régulièrement mes articles sur ce blog et qui regardent mes vidéos. Ce concours est organisé en lien avec ma chaîne Youtube, c'est pourquoi vous devez être abonné à celle-ci pour pouvoir participer.

ATTENTION :
Ce concours est ouvert aux résidents de la France Métropolitaine ; une seule participation par personne sera acceptée.
Le roman #EnjoyMarie n'est pas un livre neuf, il démeure néanmoins en très bon état (légèrement cornéVoir le livre dans ma vidéo ci-dessus).
Ce concours n'est pas sponsorisé ; je ne suis pas responsable en cas de perte ou de dégradation du colis par La Poste.

→ Concours ouvert jusqu'au samedi 30 mai 2015 23h59.

Ce concours est clos!

L'heureuse gagnante est Lucie (lucieved).

© Eloo 05/2015

27 mai 2015

Les Apparences

couv75497486

 

Auteur : Gillian FLYNN
Editions : Sonatine
Date de parution : 2012
573 p.

 

4ème de couverture :

      "Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari, Nick, forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan, leur vie aisée, leur travail dans la presse, pour s'installer dans la petite ville du Missouri où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, celui-ci découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres brisés aux murs et aucune trace de sa femme. L'enquête qui s'ensuit prend vite une orientation inattendue : aux yeux de la police, chaque petit secret entre époux et autres trahisons sans importance de la vie conjugale prennent une importance inimaginable et Nick devient bientôt un suspect idéal. Alors qu'il essaie désespérement de son côté de retrouver sa femme, celui-ci découvre qu'elle aussi lui dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres bien plus inquiétantes. Il serait criminel d'en dévoiler davantage tant l'intrigue recèle de surprises et de retournements."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Je suis sortie de ma zone de confort en lisant un thriller. Je n'aime pas avoir peur, et heureusement ce n'est pas ce sentiment qui m'a poursuivi pendant ma lecture. Je me suis plutôt sentie très mal à l'aise face à l'atmosphère très malsaine de ce roman.

Je dois faire attention de ne pas vous dévoiler trop de l'intrigue car on se fait balader de rebondissements en retournements de situation. On commence la première partie avec l'alternance de deux types de chapitres : la narration de Nick à partir du jour où sa femme a disparu, et le journal intime qu'Amy écrivait avant sa disparition. On se rend compte dès le départ que la description que chaque personnage fait de son couple est complètement différente et on ne sait jamais qui croire. Amy et Nick ont chacun une part d'ombre et des petits secrets bien enfouis qui menacent d'éclater au grand jour. L'enquête piétine, les certitudes ne sont que façades, Nick est le coupable tout désigné... Mais est-ce si simple? Une chose est sûre, on nous ment.

J'ai beaucoup apprécié ce roman bien ficelé où l'auteur ne laisse rien au hasard. Gillian Flynn distille la relation d'Amy et Nick avec doigté et la conclusion finale est implacable. Ce n'est pas le genre de roman que je voudrais lire trop souvent car lorsqu'on referme ce livre, on a tout de même un goût amer dans la bouche. Mais pour les fans de thriller, je suis sûre que Les Apparences comblera toutes vos attentes.

© Eloo 05/2015

19 septembre 2014

Lecture Commune avec Nina #2

 

lc2

Nina, ma binôme que vous pouvez retrouver sur sa chaîne Youtube Le Libr'Air, et moi avons décidé de nous faire plaisir et de lire ensemble Eleanor & Park de Rainbow Rowell ce week-end, en mode cocooning et blablas entre copines. Nous avons choisi de lire ce titre car il nous fait très envie à toutes les 2 et que nous ne voulons pas le laisser traîner davantage dans nos PAL respectives.

Nous avions déjà tenté l'expérience une première fois avec le second tome du dyptique Phaénix : Le Brasier des souvenirs de Carina Rozenfeld. L'article est par ici!

Dans la suite de cet article, je vais partager avec vous mes petits moments du week-end, notre avancée dans le roman, nos commentaires et notre ressenti, donc si cela vous intéresse, lisez-la suite ;)

/!\ ATTENTION : risque de spoils, indépendemment de ma volonté /!\

banniere

Vendredi 20h30 C'est parti!

21h45 Je viens de lire les cinquante premières pages et je suis déjà complètement happée dans l'histoire. La plume de Rainbow Rowell est très belle et ses deux personnages principaux, Eleanor et Park, sont terriblement attachants. J'ai hâte d'en découvrir plus sur le passé d'Eleanor, celui-ci semble malheureusement très douloureux...

Un commentaire Nina? "J'suis à 43 pages. On se prend vite au jeu, c'est fluide. J'aime bien Eleanor. J'espère qu'on aura une belle surprise avec cette lecture! ;)"

52/378 p. (14% lus)

 23h20 Je m'arrête là pour ce soir, l'histoire a beau être passionnante, j'ai les paupières qui tombent... Je suis très optimiste quant à la suite du roman, ce qui se joue me plaît beaucoup!

"[...] et puis il a appelé sa grand-mère pour lui dire que tout ce qu'il voulait pour son anniversaire, c'était des piles AA." (p. 75)

85/378 p. (22% lus)

Samedi 18h30 C'est reparti! Après une journée bien remplie, je reprends ma lecture...

Nina : "Je suis rendue page 70. Ils se parlent enfin! :D"
Eloo : "Attends de voir 20 pages plus loin ;)"

19h30 Eleanor & Park est une sucrerie que l'on a envie de faire durer ; vous savez, celle qu'on met sous la langue et qu'on laisse fondre doucement. Je savoure chaque mot avec délectation. On s'attache profondément à Eleanor et à Park, on a envie de sauver la première et de prendre le second dans les bras.

115/378 p. (30% lus)

22h20 Je suis absolument ravie de croiser sans cesse des clins d'oeil aux années 80,... Mais du coup je passe mon temps à faire des recherches! Ma curiosité me perdra. Non, en réalité j'adore, l'auteur nous permet vraiment de nous imprégner de l'ambiance si particulière de ces années-là. Comme me le faisait d'ailleurs remarquer Nina, ce roman est très riche en références musicales, il nous donnerait même envie d'écouter à nouveau des vinyles. Je vous laisse ici, je vais continuer à lire sous ma couette!

140/378 p. (37% lus)

Dimanche Mais que s'est-il passé?! Bon j'avoue, j'ai pas mal traîné ce dimanche... J'ai joué aux Sims 4 beaucoup, j'ai rangé et j'ai fait le ménage un peu. Conclusion, je me suis à nouveau penchée sur mon livre le soir, sous la couette. Mais finalement, j'ai quand même pas mal avancé. Je me suis arrêtée à la page 230, après un doux chapitre qui se termine sur une jolie scène. Eleanor et Park me font rêver, je ne voudrais jamais les quitter...

photo
Mon Compte Instagram

Le week-end est terminé, mais pas notre lecture commune qui va donc se poursuivre lundi...

230/378 p. (61% lus)

Lundi 8h16 Des nouvelles de Nina : "J'ai hésité à prendre le livre avec moi, ce matin, mais j'ai trop peur de l'abîmer... :) Ce soir, hâte de le reprendre..."

23h00 Quels sentiments contradictoires : j'ai envie de tourner les pages de plus en plus vite pour connaître la fin et je voudrais que ce roman ne se termine jamais! Tous les soirs, j'attends avec délice le moment où je vais retrouver mon livre ; Eleanor & Park me vide la tête.

280/378 p. (74% lus)

Mardi 23h00 J'ai terminé ce roman, je quitte définitivement Eleanor et Park. Je vis ça comme une rupture, ce qui est somme toute assez logique. Il faut que je passe à autre chose. C'est à la fois difficile et nécessaire de grandir.
J'ai pleuré. Evidemment, j'ai pleuré. Pendant 5 chapitres, les derniers. Je me sens vider, je me sens en paix. En paix pour Eleanor. Tout va bien maintenant.
Ce roman est une pépite.

378/378 p. (100% lus)

Eleanor & Park/ RainBow ROWELL
Ed. Pocket Jeunesse
2014
378 p.
© Eloo
 09/2014

27 octobre 2011

Les Vaches de Staline de Sofi OKSANEN

51riaUMHE1L__SL500_AA300_

Les Vaches de Staline de Sofi OKSANEN

Edition Stock - Coll. La Cosmopolite. 2011. 512 p.

 

4ème de couverture : 

      "Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés en Sibérie désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent là-bas, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée de l'autre côté du "Mur", elle a tenté d’effacer toute trace de ses origines et de taire les traumatismes de l’ère soviétique.

Sofi Oksanen décrit avec une grande puissance d’évocation les obsessions de ces deux femmes : Anna ne pense qu'à contrôler l'image de son corps, tandis que sa mère raconte sa rencontre avec « le Finlandais », à Tallinn, dans les années 1970, avec une sorte de distance glaçante, comme si sous ce régime de surveillance, la peur s'infiltrait jusque dans les rapports de séduction. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?"

 

Mon avis : ♥ ♥ 

Je retrouve avec plaisir la plume de Sofi Oksanen avec Les Vaches de Staline, le prédécesseur de Purge (mais traduit en langue française après son successeur qui avait par ailleurs raflé de nombreux prix et que j'avais beaucoup aimé).

Cet auteur a un style bien à elle, et je crois qu'il n'y a pas de milieu : soit on aime, soit on aime pas. Pour Sofi Oksanen, les mots sont avant tout un outil qui lui permet de dire exactement ce qu'elle a à dire. Et tant pis s'il n'y a pas toujours de ponctuations, et tant pis si les phrases sont trop courtes ou trop longues. Qu'importe tant qu'elles traduisent parfaitement ses pensées. Toutes ces phrases touffues, je les vois comme un désordre ordonné : Sofi Oksanen sait très bien ce qu'elle veut dire et où elle va, et c'est à toi lecteur de suivre comme tu peux! Ce qui m'amène à une chose très simple : les romans de cet auteur ne sont pas une lecture facile mais sont néanmoins bien ancrés dans la littérature contemporaine. Le moment propice pour se plonger dedans ? Il doit être calme, silencieux et permettre une grande concentration.

Passons à l'histoire même. Une fin de Seconde Guerre Mondiale difficile, une Guerre Froide empoisonnante et une reconstruction "à l'occidentale" longue et laborieuse. Nous sommes en Estonie et en Finlande, et nous vivons ces périodes historiques en compagnie de trois générations de femmes : Sofia la grand-mère, Katariina la mère et Anna la fille. Comme dans Purge, l'auteur semble vouloir coller au mieux à la réalité historique ; Sofi Oksanen possède visiblement beaucoup de connaissances sur la vie des estoniens et des finlandais en ces périodes troublées, et elle nous en apprends beaucoup.

Les thèmes récurrents de ce roman sont les suivants : la peur, la méfiance et surtout l'obsession (de cacher son origine estonienne pour la mère et de manger pour la fille). Le message de Sofi Oksanen est très clair : les évènements historiques que l'on subit et les personnes qui nous entourent influent directement sur notre comportement, présent et futur. Les Vaches de Staline est un roman dur, parfois cru, mais on sort de cette lecture avec l'impression que l'on n'a pas perdu son temps.

Je conseille aux personnes qui se lancent dans ce roman de s'accrocher : le style de Sofi Oksanen n'est pas facile et demande beaucoup de concentration (ce qui lui a valu deux petits coeurs mais le troisième n'était pas loin), mais il vaut le détour.

 

Je tiens à remercier PriceMinister pour ce partenariat (le premier en ce qui me concerne!) et pour m'avoir permis de faire cette jolie découverte!

 

Une Citation : "Le socialisme ne réussirait jamais ailleurs que sur le papier pour la simple raison que les doigts de tout le monde ne se tendent que vers soi, vers l'intérieur, même quand la main s'avance pour donner." (p. 288)


rentree_litteraire

© Eloo 10/2011

14 janvier 2014

Phaenix (t.2) : Le Brasier des souvenirs

phaenix tome 2 la brasier des souvenirs

 

Auteur : Carina Rozenfeld
Editions : Robert Laffont
Collection : R
Date de parution : 2013
417 p.

 

Le Saviez-vous? Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec ma binôme Nina (Le Libr'Air)
→ voir l'article

  

4ème de couverture :

      "Elle a tout oublié, il se souvient de chaque instant. Depuis la nuit des temps, ils se retrouvent pour former le Phaenix. Cette fois, afin que l'oiseau mythique renaisse de ses cendres, les deux amants devront ranimer le feu sacré...
Au cours de sa première année de fac dans le Sud de la France, Anaïa a appris qu'elle était détentrice d'un secret profondément enfoui en elle. Deux garçons qu'elle a rencontré, Eidan et Enry, attendent d'elle qu'elle se souvienne, et recouvre sa véritable identité. Une série de rêves troublants la hante, un mystérieux visiteur lui laisse des messages la nuit à travers des paroles de chansons... Grâce à ces indices, elle pourra renouer le fil coupé de son existence et découvrir que l'amour est la seule étincelle capable d'allumer le brasier de ses souvenirs. Celui qui est son âme soeur est là, près d'elle, tout près d'elle... Réchauffée par les flammes de leur passion, Anaïa devra encore affronter les démons de son passé. Leur fusion suffira-t-elle à réparer ce qui a été brisé et à écarter le péril qui les guette?" 

 

Mon Avis :♥♥♥♥ [Coup de Coeur!]

• risque de spoilers •

Après avoir eu quelques difficultés à me remettre dans l'histoire - dû à des souvenirs légèrement brumeux quant à la fin du tome 1, j'ai ensuite été totalement happée jusqu'à la dernière page!

Le mélange des temps du passé m'avait un peu dérangé dans Les Cendres de l'oubli, et même si Carina Rozenfeld n'a pas changé sa manière d'écrire, ce ne fut pas le cas pour ce roman-ci. Me serais-je habituée? A moins que l'explication ne réside dans le fait que j'étais à fond dans l'histoire, au point de ne pas trop faire attention à la forme...

On peut déplorer l'un ou l'autre passages superflus mais de manière générale Carina Rozenfeld ne fait pas traîner son récit.
L'auteur revisite le mythe du Phénix de manière tout à fait originale et inattendue, ça m'a vraiment beaucoup plu. On sent que Carina Rozenfeld a fait des recherches pointues afin de ne pas dénaturer la légende tout en nous livrant sa propre interprétation.

Le couple formé par Anaïa et Eidan a quelque chose de vraiment magique, et on ne peut qu'envier leur relation si spéciale. L'auteur a su me toucher à travers ses mots lorsque ces deux personnages se retrouvent enfin, j'ai trouvé ça très beau. 
Lorsque les liens entre Anaïa, Eidan et Enry se dévoilent, j'ai vraiment été scotchée. Je ne veux pas dire que j'ai été surprise (on ne peut pas parler de "suspense" dans ce roman où le lecteur comprend bien plus vite que son héroïne), mais je trouvais que le tout s'emboîtait parfaitement. J'ai trouvé ça sublime, voilà.

J'ai vraiment envie de lire d'autres romans de cette auteur et je pense poursuivre avec sa trilogie La Quête des Livres-Monde (quel beau titre!)...

 © Eloo 01/2014

27 décembre 2013

La Princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG

princesse des glaces

La Princesse des glaces de Camilla LÄCKBERG
Editions Actes Sud - Coll. actes noirs. 2008. 381 p.

Le Saviez-vous? 
Ce roman a reçu le Grand prix de littérature policière et le prix Polar international en 2008 (ce sont des prix français).
Le 22 janvier 2014, Casterman publiera l'adaptation BD de La Princesse des glaces, signée par Olivier Bocquet (scénario) & par Léonie Bischoff (dessin).

banniere

4ème de couverture :

      "Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. 
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. 
Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

princesse des glaces nina3

 Le Blog de Nina

banniere  

Mon Avis : ♥♥♥

Je traîne parfois des pieds pour lire un roman à succès car je sais pertinemment que je n'aurai pas besoin de le conseiller à la médiathèque : il sera sans cesse emprunter sans mon aide. Mais c'est aussi bien de comprendre pourquoi un livre engendre un tel engouement, pourquoi il fait la différence.

Après la lecture de ce roman, je comprends sans mal le succès de Camilla Läckberg. Voici un polar très sympathique à lire, sans prise de tête, et où nous entrons suffisamment dans la vie des personnages principaux pour s'attacher à eux. Erica devient une amie pour le lecteur, tout simplement. Ce n'est pas non plus gore, l'auteur n'insiste pas sur les descriptions du meurtre car ce qui l'intéresse est l'enquête qui en découle. Un peu à la manière d'Agatha Christie, mon auteur doudou en matière de polar, mais sans son excentrique détective.

Je n'ai pas trouvé l'écriture (à moins que ce ne soit la traduction) extraordinaire, mais pour ce type de lecture ce n'est pas le plus important. L'essentiel est d'avoir envie de tourner les pages au plus vite pour connaître le fin mot de l'histoire, et c'est bien le cas ici.

Camilla Läckberg s'attarde beaucoup sur la vie personnelle d'Erica et j'ai trouvé ça frustrant par moment. Cela ralentit l'intrigue policière et j'aurais parfois préféré qu'elle avance plus vite. Mais c'est aussi parce que l'auteur nous invite à entrer dans sa vie, à vivre avec elle son histoire avec Patrick et à s'inquiéter avec elle pour sa soeur,  que nous avons envie de connaître la suite de ses aventures.

Je ne suis pas pressée de lire Le Prédicateur, mais je le lirai c'est certain.

 

© Eloo 12/2013

16 janvier 2011

Les Chevaliers d'Emeraude d'Anne ROBILLARD

chevaliersemeraude1 emeraude_tome_2 leschevaliersdemeraude3 chevaliertome4 


Les Chevaliers d'Émeraude (12 t. - série terminée)
d'Anne ROBILLARD
Édition Michel Lafon
FANTASY -> High Fantasy

Le feu dans le ciel (t.1) ; Les dragons de l'empereur noir (t.2) ; Piège au royaume des ombres (t.3) ; La princesse rebelle (t.4) ; L'île des lézard (t.5) ; Le journal d'Onyx (t.6) ; L'enlèvement (t.7) ; Les dieux déchus (t.8) ; L'héritage de Danalieth (t.9) ; Représailles (t.10) ; La justice céleste (t.11) ; Irianeth (t.12).


Mon avis :


      Les Chevaliers d'Émeraude est une longue saga en 12 tomes, et pour que cela soit plus simple pour moi et plus compréhensible pour vous, je vais vous donner mon avis en utilisant une très vieille méthode : les + et les -! Pardonnez-moi donc s'il y a un manque d'effort au niveau de ma prose cette fois-ci!

Petite alternance de + et de - qui vont plus ou moins ensemble (je commence par le + car je suis de nature positive et optimiste!) :

Le + : Les Chevaliers d'Émeraude est une saga complexe et fouillée, on remarque clairement le sens du détail de l'auteur.
Le - : J'ai parfois trouvé que les dénouements étaient un peu faciles, tirés par les cheveux. Dès qu'une situation s'enlise et stagne, l'auteur apporte des solutions qui arrivent de nul part, qui tombent du ciel pour ainsi dire. Ça l'a "sauvait" et lui permettait de continuer son histoire, moi ça ne m'a pas convaincu.

Le + : Beaucoup de tomes et du temps qui passe entre les parutions, heureusement l'éditeur a eu la bonne idée de mettre un résumé de l'histoire passée au début de chacun des livres. Je vous jure, ça aide!
Le - : L'attente entre la parution de chaque tome ainsi que le nombre de tomes lui même m'a démotivé petit à petit, pour faire simple, je me suis essoufflée. Était-il indispensable d'écrire l'histoire en 12 tomes? Je ne pense pas. A mon sens, l'auteur pouvait dire tout ce qu'elle avait à dire en moins de lignes.

Le + : Certains personnages sont vraiment attachants. On prend plaisir à les suivre dans leur aventure et on a tendance à s'identifier à certains d'entre eux car ils ont chacun des traits de caractères différents (ce qui est leur force).
Le - : Trop de personnages. Pendant la lecture, on a tendance à se creuser les méninges et à se demander "c'est qui déjà celui-là?". Au début du livre, tous les Chevaliers sont listés mais je ne vois pas vraiment l'intérêt de les nommer alors que la plupart sont de simples figurants sur qui on ne sait rien de plus (cela dit, ils sont très utiles quand il faut quelques morts du côté des gentils, on ne s'est pas attaché à eux et l'auteur non plus).

 

les_chevaliers_d_meraude_5 les_chevaliers_d_meraude_6 emeraude7 leschevaliersdemeraude8

Le + : On a envie de connaître le dénouement (on sait que le grand méchant, Amecareth, doit être vaincu - 'faut que ça finisse bien quand même- mais on ne sait pas comment). Anne Robillard s'en sort pas mal côté suspense, j'avoue ne pas avoir deviner comment l'histoire allait se terminer.
Le - : Par contre, dans le même registre, j'ai trouvé énervant qu'elle use de "faux-suspense" relativement souvent. C'est du type : "Bidule ne s'était pas rendu compte que derrière lui, quelqu'un l'observait. C'est à ce moment-là que Bidule entendit un bruit, se retourna et attaqua son adversaire". Oui, ça m'a clairement agacée.

Le + : Cette saga est abordable, elle vise tous les publics. A mon avis, elle est idéale lorsque l'on ne connait pas trop la fantasy et que l'on a envie de se lancer.
Le - : J'ai malheureusement trouvé (et à mon grand regret) que l'auteur manquait cruellement de style. Les phrases, les mots, les expressions étaient dans leur plus simple appareil. Ça aurait pu être écrit de façon plus jolie.

Le + : De très belles couvertures qui donnent vraiment envie. Comme toutes celles de Michel Lafon!

Le - : Je m'attendais à une fin plus en apothéose, après 12 tomes d'attente. Dans ses remerciements, l'auteur annonce la suite de cette saga avec une nouvelle série "Les héritiers d'Enkidiev". C'est sûrement pour cette raison que tout n'est pas résolu à la fin d'Irianeth, le tome 12. Lire jusqu'au bout et ne pas avoir toutes les réponses : quelle déception! C'est une technique qui peut s'avérer efficace pour tenir ses lecteurs et lui proposer une nouvelle série, mais, par esprit de contradiction,  je ne sais pas si je répondrai présente!

En Conclusion : Peut-être plus de - que de +. Il n'empêche que je ne regrette pas d'avoir lu les Chevaliers d'Émeraude dans son intégralité. J'ai accroché dès le début, j'ai pris du plaisir à la lecture, j'ai eu envie de connaître la suite (comme quoi le manque de style n'est pas dramatique puisqu'il ne m'a pas empêcher de poursuivre ma lecture)... Et puis un petit dérapage, j'ai eu moins envie durant les 3 derniers tomes et je ne sais pas trop comment c'est arrivé. C'est tout de même une lecture que je conseille. Et puis je crois qu'il était important pour moi de dire les -  de cette série qui n'a pas besoin de justifier son succès. Il est mérité malgré tout!

 

les_chevaliers_d_meraude_9 Les_Chevaliers_d_Emeraude_tome_10 les_chevaliers_d_meraude_11 chevaliers_d_emeraude

16 mars 2017

Les Loups chantants

 

miniature loups chantants

Auteur Aurélie WELLENSTEIN Editions Scrineo Date de parution 2016 / 264 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

      "Frappée par une maladie rare, la peau de Kira se couvre de glace. Dans quelques jours, la jeune fille sera devenue une statue, prisonnière de son propre corps. Pour la sauver, son frère, Yuri, s'élance avec son attelage de chiens de traîneau à travers les mille kilomètres de steppes glacées qui les séparent de l'hôpital. Mais aussitôt partis, une meute de loups aux pouvoirs étranges les prend en chasse. Les prédateurs s'infiltrent dans l'esprit du jeune homme, et la louve de tête lui souffle alors un terrible secret : elle est Asya, son amour perdu. Celle qu'il croyait morte depuis si longtemps. Rêve, folie, piège mortel ou réalité? Tout en se battant pour sauver sa soeur, Yuri va devoir affronter les fantômes de son passé."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Aurélie Wellenstein nous propose ici un roman très onirique où les rêves et les cauchemars se confondent avec la réalité. Accompagné d'Anastasia, Yuri, le personnage principal, traverse des steppes glacées et sans fin pour rejoindre la capitale dans l'espoir de sauver sa soeur Kira d'un mal inconnu. Les croyances ancestrales et la science moderne entrent alors en opposition. Kira est-elle maudite ou simplement malade?

En suivant le parcours initiatique de Yuri, nous abordons entre autres le thème du deuil à surmonter. En effet, ce dernier a perdu sa fiancée, Asya, partie rejoindre les loups chantants. Mais en est-on vraiment sûr? En tous les cas, la meute sera du voyage et traquera sans relâche les trois jeunes gens.

L'auteur a su créé un univers à la fois poétique et fantastique, mais dans lequel j'ai eu le sentiment de me perdre quelques fois. Où est la réalité? Où est le rêve? L'ambiguité demeure jusqu'à la fin...

En ce qui concerne les points positifs, j'ai beaucoup aimé la relation homme-animal décrite dans ce roman, et notamment celle traduite par les liens très forts que partage Yuri avec ses chiens de traineau. J'ai également apprécié sa relation avec Anastasia, une jeune femme de caractère qui a les pieds bien ancrés dans la réalité. Sa présence est indispensable auprès de Yuri afin de maintenir son équilibre. Enfin, je félicite l'auteur pour ses descriptions plus vraies que nature, j'ai vraiment eu l'impression de trembler de froid au côté de ses trois personnages.

Passons à présent aux points négatifs qui ont malheureusement jeté une ombre sur ma lecture. Le voyage occupe une place centrale dans ce roman, il est sans fin pour les personnages... Et il l'a été pour moi aussi. Je me suis un peu ennuyée et j'ai été soulagée d'arriver au bout de la quête. Celle-ci n'a, par ailleurs, pas été à la hauteur de mes attentes et j'ai été un peu déçue lors des rebondissements finaux. Le personnage de Yuri, dans ses doutes et ses questionnements, dans son sens du sacrifice et son attirance viscérale pour la mort, m'a agacé plus d'une fois. J'ai toutefois été contente de le découvrir grandi à la fin.

En définitive, mon avis est en demi-teinte car j'ai l'impression d'être parfois passée à côté de cette histoire, de ne pas avoir su lire entre lignes. Comme si l'auteur avait voulu transmettre un message à travers son roman et que je ne l'ai malheureusement pas compris.

 

loups-chantants_une-1
Les Loups chantants sur la Fnac.com

© Eloo 03/2017

27 janvier 2015

Le Ver à soie

2702901-ver-soie-galbraith-jpg_2343186

 

Auteur : Robert GALBRAITH (J.K. Rowling)
Editions : Grasset
Date de parution : 2014
569 p.

 

→ Mon avis sur le précédent roman : L'Appel du coucou.

 

4ème de couverture : /!\ spoiler! /!\

      "Un écrivain a disparu... Le célèbre Owen Quine venait de mettre le point final à son dernier manuscrit - un roman à clé sulfureux dont Cormoran Strike, chargé de l'enquête, pressent qu'il a de quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue. Qui donc aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence? Les suspects ne manquent pas.
Lorsqu'il retrouve le cadavre de l'auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, Strike comprend qu'il a affaire au meurtrier le plus impitoyable qu'il lui ait été donné de traquer..."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Je concluais mon avis concernant L'Appel du coucou, la première enquête du détective Cormoran Strike, en notant que j'espérais que la couverture du tome suivant soit tout aussi jolie. C'est bien le cas. Les éditions Grasset ont à chaque fois repris les couvertures VO et c'est un choix très judicieux. Celles-ci possèdent ce qu'il faut de mystérieux, avec toujours une couleur dominante, et donnent envie d'ouvrir le roman pour se plonger à l'intérieur.

Comme je le fais remarquer plus haut avec la mention "spoiler", je déplore que le résumé en dise un peu trop. Il dévoile un élément important de l'histoire qui ne survient qu'aux environs de la page 160. Même si Le Ver à soie est un pavé, je trouve ça un peu dommage. Du coup, l'intrigue ne s'épaissit pour le lecteur que lorsqu'il a dépassé ce passage, puisqu'avant il sait ce qui va inévitablement arriver.

Je trouve que cette enquête est très intéressante mais pas tout à fait aussi addictive que celle du premier tome. Le personnage clé, Owen Quine, est très particulier, extravagant voire détestable, et je me suis assez rapidement dit que quoi qu'il est pu lui arriver, il l'avait bien cherché. On ne ressent pas vraiment de compassion à  son égard. Ses proches sont tout aussi hauts en couleur et cela produit des confrontations assez curieuses entre Cormoran Strike et eux, ainsi que des descriptions de situations plutôt cocasses.

L'auteur n'a rien perdu de son humour dans ce tome et on se régale. On en apprend également davantage sur les caractères et le passé du détective et de son assistante Robin, et c'est agréable de mieux les connaître. Ils sont complexes et bien travaillés.

Personnellement, j'adore le passage où Cormoran Strike se pose dans son appartement pour faire le point sur tous les éléments et les indices de son enquête, et où il cherche la faille. C'est un moment incontournable de l'histoire où le détective remet doucement toutes les pièces du puzzle à leur place et où moi je n'arrive pas à en aligner deux. Vous le savez peut-être maintenant, mais c'est le côté "cérébral" qui m'intéresse le plus dans un polar, et je peux dire qu'avec Robert Galbraith alias J.K. Rowling je suis servie.

Ce qui me plait également c'est lorsque le détective trouve la solution/le coupable mais que l'auteur ne nous le dévoile pas. Le roman change alors de rythme et devient haletant. En tant que lectrice, je tourne les pages de plus en plus vite pour connaître le fin mot de l'histoire - qui m'échappe toujours soit dit en passant!

En conclusion, Le Ver à soie est un bon roman policier, qui malgré son grand nombre de pages, se lit très vite. J'ai préféré L'Appel du coucou car l'intrigue m'a semblé plus évidente mais cela reste un détail. J'espère que J.K. Rowling nous proposera encore d'autres enquêtes du détective Strike, un personnage auquel je m'attache de plus en plus.

mon avis en vidéo

© Eloo 01/2015

28 décembre 2012

Le Murmure des Illphes de Charlotte WAGNER

473407_122585627870307_582608374_o

Le Murmure des Illphes de Charlotte WAGNER
Editions ThoT. 2012. 196 p. 

Le saviez-vous? Charlotte Wagner est une toute jeune auteur et Le Murmure des Illphes est son premier roman.
Pour la soutenir et/ou découvrir son univers, je vous invite à aller visiter sa page facebook : lien.

banniere

 

4ème de couverture :

      "Liberté. Qu'advient-il lorsque tout un peuple oublie le sens de ce mot? Luya, une jeune Ilkane ne le sait que trop bien. Elle est née dans un monde où la seule valeur qui subsiste est celle de l'argent. Oppressée par un gouvernement qui bannit les émotions et la compassion, la population a fini par accepter la soumission et s'est "endormie". Mais un jour Luya trouve un disque de musique interdite. Alors elle se réveille et se rebelle."

 

Mon Avis : ♥♥

Ce premier roman nous offre une belle réflexion autour de la signification du mot "liberté". Malgré quelques maladresses et une tendance à verser parfois vers la facilité, "Le Murmure des Illphes" nous révèle une jeune auteur pleine de promesses.

J'ai décidé de suivre l'éditeur qui a publié ce roman dans sa collection Fantasy. Néanmoins, je trouve que Le Murmure des Illphes peut également faire penser à de la science-fiction par certains aspects. Et j'aurais même envie d'aller encore plus loin : pour moi ce roman est inclassable ; on sent que l'auteur Charlotte Wagner est influencée par des lectures de genres divers.
Rappelons qu'il s'agit d'un premier roman et qu'il n'est pas dramatique de ne pas pouvoir le caser dans un genre précis. Cela n'empêche pas à Charlotte Wagner de nous proposer un roman intéressant et parfois même original.

Ce court roman aurait mérité d'être davantage étoffé, mais au moins on ne peut pas reprocher à l'auteur de broder. Elle va en effet droit au but et les rebondissements ne manquent pas. Néanmoins, j'aurais peut-être apprécié que l'histoire soit plus lente au démarrage afin de découvrir plus en profondeur le fonctionnement de la Société. De plus, je n'ai pas vraiment compris la décision de tout plaquer que Luya prend sur un coup de tête. Je trouve qu'elle ne réfléchit pas assez aux conséquences et c'est dommage. La jeune fille dit n'avoir rien à perdre et je ne suis pas forcément d'accord avec elle. Même si elle trouve ses parents formatés et soumis, j'ai dû mal à croire qu'elle ne ressente aucune affection pour eux. Il n'y a, à mon sens, pas assez d'explications de la part de l'auteur (ce qui rend la décision de Luya assez peu crédible) ; et du coup j'ai trouvé l'héroîne au début de l'histoire assez égoïste et trop centrée sur elle-même.
A la fin, nous avons droit à un beau renversement de situation à lequel je ne m'attendais pas. Charlotte Wagner a su me surprendre agréablement.

Je ne regrette pas d'avoir pris le temps de lire Le Murmure des Illphes et je souhaite à l'auteur de continuer sur cette voie dans laquelle elle ne peut que s'améliorer. Je serai présente au rendez-vous qu'elle nous donnera -je l'espère- avec son prochain roman.

 

© Eloo 12/2012

15 juillet 2014

0.4

0_4

 

Auteur : Mike A. LANCASTER
Editions : Nathan
Collection : Blast
Date de parution : 2011
254 p.

 

Le Saviez-vous? 0.4 est un tome 1 et malheureusement Nathan n'a pas publié la suite ; vous ne pouvez donc trouver second tome 1.4 qu'en VO. J'ai contacté l'éditeur via sa page facebook Lire en live pour savoir s'il comptait publier 1.4 un jour, mais ma question est restée jusqu'alors sans réponse...

 

4ème de couverture :

    "Quand ils se sont réveillés, leurs amis, leurs parents, leurs voisins, tout le monde avait changé. Tout le monde, sauf eux Quatre."

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture :

nina 04 v

Le Blog de Nina

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

J'avais acheté ce roman en librairie il y a trèèèès longtemps, sur un coup de tête, et il aurait pu rester encore un moment dans ma PAL si Nina ne l'en avait pas sorti. Du coup je ne m'attendais pas à grand chose avec ce livre, et j'ai été très agréablement surprise.

0.4 propose une première plongée dans la SF aux jeunes dès 11 ans, et elle ne peut être que réussie. Même pour moi qui suis habituée à des romans plus adultes dans ce genre, ce fut une très bonne lecture, entrainante et pleine de suspense. C'est bien simple, j'ai lu ce livre d'une traite. On ne voit pas venir la chute, tout n'est que découverte et surprise au fil des pages et aux côtés des quatre personnages principaux.

Justement parlons-en rapidement de ces personnages principaux : Mike A. Lancaster ne suit pas les codes traditionnels du roman jeunesse qui veulent que tous les personnages principaux soient des enfants. Ici, nos quatre personnages sont deux jeunes ados et deux adultes. J'ai trouvé ce choix surprenant et en définitive plutôt cool. Il montre que lors d'une situation totalement inédite, les adultes ne sont pas plus avancés que les plus jeunes et tout aussi démunis.

La couverture est très représentative de l'histoire, dommage qu'elle ne soit pas plus engageante : ce roman mérite qu'on s'y arrête.

© Eloo 07/2014

30 janvier 2015

Concours 1000 abonnés ♥ ft. Schausette

 

 

 Ce concours permet de gagner :

Lot n°1 : le roman Eleanor & Park / Rainbow Rowell (éd. PKJ) + 2 marques-pages créés par Schausette.
Lot n°2 : le roman Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles / Suzanne Hayes et Loretta Nyhan (éd. Belfond) + 2 marques-pages créés par Schausette.

Je souhaite remercier toutes les personnes qui me suivent fidèlement dans mes aventures livresques, qui lisent régulièrement mes articles sur ce blog et qui regardent mes vidéos. Ce concours est organisé en lien avec ma chaîne Youtube, c'est pourquoi vous devez être abonné à celle-ci pour pouvoir participer.

 

mpconcours1000

♡ Schausette vous gâte en vous offrant 2 marques-pages uniques, n'hésitez pas à aller lui rendre visite sur son BLOG, sa boutique ETSY et son INSTAGRAM.

Un grand merci à toi!

 

ATTENTION :
Ce concours est ouvert aux résidents de la France Métropolitaine ; une seule participation par personne sera acceptée.
Les romans Eleanor & Park et Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles sont des livres neufs, achetés par mes soins pour le concours.
Ce concours n'est pas sponsorisé ; je ne suis pas responsable en cas de perte ou de dégradation du colis par La Poste.

Ce concours est clos!

L'heureuse gagnante du Lot n°1 est Mathilde F.
L'heureuse gagnante du Lot n°2 est Léa G.

 

© Eloo 01/2015

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Newsletter
62 abonnés
Publicité
Challenge Goodreads
2018 Reading Challenge
Eloo has read 3 books toward their goal of 40 books.
hide
Publicité
Instagram

@ElooBooks

Publicité