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ElooBooks, chroniques livresques!
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1 février 2017

Flocons d'amour

 

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Auteurs John GREEN Maureen JOHNSON Lauren MYRACLE
Editions Hachette Date de parution 2010 / 345 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.
J'ai lu ce roman dans le cadre du Challenge Cold Winter 2016.

 

4ème de couverture :

     "24 décembre. Nuit des miracles? ou des catastrophes? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent! Gracetown... Bourgade perdue au milieu de nulle part, qui vous ferait presque regretter le traditionnel et soporifique repas de Noël. Pourtant, Jeb, Jubilé et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d'une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent. Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace!"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une lecture qui ne m'a pas fait vibrer...

Pour terminer et valider mon challenge Cold Winter, j'ai lu ce recueil composé de trois nouvelles écrites par trois auteurs différents. Je dois dire que je ressors avec un avis très mitigée de cette lecture.

J'ai trouvé les deux premières nouvelles caricaturales au possible. Dans la première, nommée Le Jubilé express et signée Maureen Johnson, l'héroïne découvre avec stupéfaction que les trains ne fonctionnent plus à la vapeur et traverse une autoroute à pied ; dans la seconde, Un Miracle de Noël à pompons, un groupe d'amis a la bonne idée de sortir en voiture à minuit alors qu'il y a 30 cm de neige sur la route pour rejoindre une équipe de pompoms girls... A mon sens, John Green a déjà été bien plus inspiré (Nos Etoiles contraires). Si le but était avant tout de nous faire rire, je n'ai clairement pas été bon public. J'ai vraiment eu l'impression que ces deux textes étaient bâclés et que leurs auteurs avait oublié en cours de route qu'un lectorat d'ados est en droit d'attendre un texte de qualité au même titre qu'un autre.

La troisième et dernière nouvelle, Le Saint Patron des cochons écrite par Lauren Myracle, a relevé un peu le niveau. J'ai pris plaisir à la lire car je l'ai trouvée plus crédible et surtout plus profonde. J'ai apprécié que l'ensemble du recueil se passe au même endroit et au même moment. Les personnages se croisent d'une nouvelle à une autre et c'est le point fort de Flocons d'amour. Les trois auteurs ont tissé un fil conducteur qui permet le dénouement de chaque nouvelle. Les personnages sont tour à tour principaux ou secondaires et chacune de leur action a un impact, décisif ou minime, selon l'histoire proposée.

Flocons d'amour n'est pas un livre que j'ai envie de conseiller. A mon sens, il existe bien assez de romans d'amour à destination des ados sur le marché pour passer à côté de celui-ci sans regret

 

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Flocons d'amour sur la Fnac.com

© Eloo 02/2017

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7 décembre 2016

Hugo de la nuit

 

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Auteur Bertrand SANTINI Editions Grasset Jeunesse Date de parution 2016 / 213 p.

→ Je remercie Bertrand Santini et les éditions Grasset Jeunesse pour l'envoi de ce service presse.

 

4ème de couverture :

      "Une nuit d'été. Un enfant. Des fantômes. Un Secret. Après Le Yark et Jonas, le requin mécanique, Bertrand Santini signe un surprenant conte fantastique, drôle, inquiétant et magique."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ Une très bonne lecture!

Allons du plus futile au plus utile... Qui ne craquerait pas pour cette si jolie couverture? A la fois mystérieuse et envoûtante, elle me fait penser à un coucher de soleil, ce moment où la nuit vient à la rencontre du jour qui se meurt. Du coup, j'ai trouvé que ce roman était une lecture on ne peut plus appropriée pour conclure la fin du mois de novembre, lorsque la nuit raccourcit chaque jour davantage. Ou, dit autrement, cela me semblait être une lecture automnale parfaite juste avant les grands froids. Bref, je m'égare. Revenons à l'essentiel.

A mon sens, Hugo de la nuit relève plus du conte philosophique que du roman. On y parle de l'importance de la vie, du non-sens de la mort, du passage vers l'au-delà, mais également des rêves et des cauchemars qui peuplent notre sommeil. Ces sujets sérieux sont traités avec justesse mais aussi avec une certaine légereté. L'auteur a de l'humour à revendre, de la poésie au bout de la plume et il nous propose une fin en apothéose et en cacophonie, avec des créatures (fantômes, zombies) parfois complètement barrées.

Ce roman me semble sans âge. Les personnages et les thématiques sont abordables dès l'âge de 10 ans, mais le vocabulaire, parfois cru, me parait plus approprié pour un public adolescent. Pas si simple donc de le conseiller. En tous les cas, l'adulte que je suis a pris beaucoup de plaisir à se plonger dans cette histoire, somme toute assez courte. Hugo de la nuit est une très belle suprise.

  

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Hugo de la nuit sur la Fnac.com

© Eloo 12/2016

13 janvier 2018

Mes dernières lectures de 2017

 

Je suis très en retard... Et ça m'agace. Je pensais trouver un rythme de croisière plus rapidement que cela, mais force est de constater que depuis que bébé d'amour est né, je ne suis pas encore au top pour m'organiser. Du coup, le blog et la chaîne booktube en subissent les frais. Même s'ils ne sont plus ma priorité, je chéris toujours autant mon petit cocon en ligne qui me permet de partager avec vous mes jolies lectures.

Pour me permettre de démarrer 2018 sereinement, et surtout à jour! - je vous propose de réunir dans ce même article mes dernières lectures de 2017. Et pour être honnête, je crois que je vais également appliquer cette méthode pour mes lectures à venir. Je vais recycler sans état d'âme le traditionnel bilan du mois ; certes vous n'aurez plus un article complet pour chaque livre lu, mais c'est ce qui me correspond le mieux pour le moment.

Je suis dans un état d'esprit où je n'ai plus envie de vous écrire des articles à la présentation bien stricte (comme j'ai toujours eu l'habitude de le faire depuis 7 ans). J'ai plutôt dans l'idée de me poser tranquillement devant mon ordinateur et de papoter avec vous, simplement. 

 

J'ai lu... 3 bandes-dessinées.

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Les Cochons dingues est une bande-dessinée beaucoup trop mignonne. Elle ravira les plus jeunes lecteurs mais également tous ceux qui vivent ou ont vécu avec des cochons d'inde. Ces animaux sont drôles malgré eux ; quand ils ont faim, ils ont très faim, quand ils ont peur, ils ont très peur, et cela engendre des scènes très cocasses! Cette BD peut également être un bon début pour apprendre à mieux connaître ces petits animaux très attachants : à la fin, l'auteur nous explique comment bien s'en occuper.

J'ai également lu la suite des aventures de Princesse Sara (je vous ai parlé des tomes 1 à 8 juste là). Si j'ai trouvé le 9ème tome, Intrigue à Venise, un peu plat et sans réel intérêt bien que toujours aussi divertissant, j'ai adoré le 10ème tome, La Guerre des Automates. Il met à jour un nouveau complot qui a su piquer ma curiosité de lectrice. La fin est d'ailleurs une véritable torture... Je croise donc les doigt pour une parution rapide du tome suivant! (Par contre, j'espère vraiment que le jeu du chat et de la souris ne va pas trop s'éterniser entre nos deux personnages principaux, je trouve que ça en devient lassant)

 

J'ai lu... 1 roman jeunesse.

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J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer l'auteur jeunesse Sophie Rigal-Goulard à l'occasion d'une formation professionnelle. J'en ai donc profité pour lire un de ses romans, et mon choix s'est porté sur ce one-shot, Isis, 13 ans, 1,60m, 82 kilos. J'ai vraiment apprécié ce court roman qui aborde bon nombre de faits lourds de conséquences lorsqu'ils sont vécus / subis par une jeune adolescente : le surpoids, le harcèlement scolaire, l'absence d'une figure paternelle, la pression familiale, la confiance en soi, etc. Ce roman épistolaire, abordable dès 10 ans, est à mettre entre toutes les mains!

 

J'ai lu... 2 romans ados.

Côté romans ados, j'ai bien avancé dans mes suites de saga, avec tout d'abord la lecture du deuxième tome de Phobos. Je l'ai lu très rapidement après le tome 1 (mon avis ici) car j'avais très envie de connaître la suite. J'ai adoré la première moitié de ce roman, lorsque les candidats doivent prendre une décision collective et irrémédiable, puis lorsqu'ils entreprennent leur installation. Mais ensuite, je trouve que le rythme perd en puissance et que l'intrigue piétine un peu. J'espère que le troisième tome saura relancer cette saga comme il se doit!

romans

J'ai également lu le deuxième tome de la saga Lady Helen, Le Pacte des mauvais jours. Je portais un regard en demi-teinte sur le premier tome (mon avis ici), et il fallait que ce roman-ci me convainc de ne pas abandonner ma lecture. Pari réussi! L'auteur nous embarque enfin dans son histoire en nous dévoilant davantage le fonctionnement de son univers et du Club des mauvais jours. Lady Helen se révèle être une femme de caractère, indépendante, qui prend des décisions et assume ses choix. Une héroïne parfaite en somme, qui a su dépasser sa timidité du début. Je suis à présent plus qu'impatiente de lire la suite.

 

☆ Le récap' en vidéo ☆

© Eloo 01/2018

12 juin 2017

Phobie

 

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Auteur Sarah COHEN-SCALI Editions Gulf Stream Collection Electrogène (Thriller)
Date de parution 2017 / 400 p.

→ Je remercie les éditions Gulf Stream pour l'envoi de ce service presse.

 

4ème de couverture :

      "Une odeur de moisi. Une cave. L'obscurité totale. Et la peur. La peur qui prend aux tripes. Cauchemar... ou réalité? Anna ouvre les yeux et prend peu à peu conscience qu'elle n'est pas en train de faire le cauchemar récurrent qui la tourmente depuis son enfance, mais qu'elle est bel et bien séquestrée. Qui l'a enlevée ? Le croque-mitaine qui la terrorise depuis qu'elle a cinq ans, ou un homme de chair et d'os ? Chargé d'enquêter sur l'enlèvement de la jeune fille, le commandant Ferreira doit collaborer avec un psychiatre, le docteur Fournier. Son enquête est vite reliée à une autre, celle de la disparition du père d'Anna, onze ans auparavant. Onze années de silence et d'oubli à parcourir. Un voyage à rebours, au cœur d'une mémoire secrète.

Anticipation, horreur, thriller, conte de fée... Les genres se mêlent pour explorer toutes les facettes de l'angoisse."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une très bonne lecture!

J'avais déjà lu Max du même auteur, et celui-ci m'a laissé un souvenir au goût amer. Je l'avais aimé mais je l'avais également trouvé dérangeant à plus d'un titre. Phobie est un roman complètement différent, mais qui m'a plus ou moins fait le même effet. A ceci près que je crois l'avoir tout de même préféré.

Pour tout vous dire, Phobie a été une sacrée surprise. On se lance dans une histoire d'enlèvement puis, au fil des pages, les dés sont sans cesse relancés. Ce qui se cache derrière l'intrigue de départ est effroyable, au point que je n'aurais su l'imaginer. Les dernières lignes de la quatrième de couverture résument bien le tout : un thriller mêlé d'horreur où les contes teintent la réalité.

Sarah Cohen-Scali ajoute un frisson supplémentaire à son roman en utilisant un fait divers réel (qu'elle a arrangé à sa manière) ainsi qu'un organisme existant (le CLICC). Par le biais de ce dernier, l'auteur met en lumière des progrès scientifiques stupéfiants et qui ne m'ont pas du tout mis à l'aise. J'ai eu dû mal à adhérer à la méthode proposée par le docteur Fournier et surtout à cautionner sa façon de procéder avec le commandant Ferreira.

Néanmoins, je ressors bluffée de cette lecture qui a su me convaincre. Si vous aimez les thrillers haletants et un peu tordus, Phobie est la lecture qu'il vous faut. Foncez!

 

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© Eloo 06/2017

24 mai 2017

Harry Potter et la Coupe de feu (t.4)

 

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Auteur J.K. ROWLING Editions Gallimard Date de parution 2009 (réédition de luxe) / 731 p.

→ Il s'agit d'une relecture.

 

4ème de couverture :

      "Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d'immenses défis."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

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Je continue doucement mais sûrement ma relecture de la série Harry Potter, saga chouchou, saga doudou, qui a marqué un tournant dans ma vie de lectrice. J'étais déjà une grande dévoreuse de livres avant, mais je restais dans ma zone de confort avec des lectures très jeunesse. Après Harry Potter, je n'avais plus peur des gros pavés, et j'étais prête à lire des romans plus matures. J'ai grandi avec nos trois héros, je suis devenue une adolescente à leur côté.

Aujourd'hui, je suis largement une adulte et, pleine de nostalgie, je prends un plaisir infini à me replonger dans cette aventure magique. Harry Potter et la Coupe de feu est un tome transitoire : il annonce les temps plus sombres à venir ainsi que le retour de Lord Voldemort. La scène dans le cimetière m'a fait froid dans le dos, je la redoutais tant, même si je savais évidemment comment le tout allait se conclure. Je crois que je relis à chaque fois les Harry Potter comme si c'était la première fois.

Il n'y a rien que je préfère davantage que de redécouvrir les nombreux petits détails que j'avais oubliés et qui font la beauté de cette saga. Je vous propose de me rejoindre sur ma chaîne Booktube où j'ai publié une vidéo dédiée à ma lecture de ce tome-ci : "🎥 VLOG | Retour + Lecture en direct"

Je souhaite juste ajouter ici une petite précision que j'ai omise dans ma vidéo : j'ai adoré "la chasse à la sorcière" menée par Hermione pour découvrir le secret de Rita Skeeter. J'admire sa ténacité et son intelligence, elle est incroyable.

 

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Harry Potter et la Coupe de feu sur la Fnac.com

 © Eloo 05/2017

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15 février 2017

Lady Helen : Le Club des mauvais jours (t.1)

 

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Auteur Alison GOODMAN Editions Gallimard Jeunesse Date de parution 2016 / 567 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

      "Londres. Avril 1812... Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant?"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Ce livre me faisait envie depuis sa sortie (non mais regardez-moi cette couverture!) et je suis ravie d'avoir pu l'emprunter à la médiathèque. L'association des belles robes de bal et des traces de sang cachés sous les tapis promettent souvent de belles intrigues. Et ici, le fantastique entre également en jeu puisque les méchants sont de viles créatures surnaturelles communément appelées les Abuseurs ; démons qui passent par ailleurs totalement inaperçu pour un oeil non averti. Ce n'est toutefois pas le cas de notre héroïne Lady Helen qui développe progressivement d'étranges pouvoirs. Le moins que l'on puisse dire est que le speech de départ est très prometteur!

Alison Goodman, de sa jolie plume, nous ouvre les portes d'un univers sombre et inconnu dans le monde bien réel du début du 19e siècle anglais. Nous découvrons en même temps que l'héroïne l'existence des Abuseurs et du Club des mauvais jours, le tout mêlé à des notions de pouvoirs, de généalogie et même d'alchimie. J'ai beaucoup aimé ce que l'auteur a mis en place dès le début de son histoire mais j'ai regretté qu'elle en reste au stade de l'esquisse tout au long de son roman. Beaucoup de pistes sont lancées mais aucune n'est véritablement développée, ce qui rend ce premier tome très introductif. Trop au vu du nombre de pages : je déplore beaucoup de longueurs et de "passages à vide". Je conçois que lady Helen ne peut pas maîtriser ses nouveaux pouvoirs en un jour et qu'elle doit faire face à des choix douloureux qui demandent du temps et de la réflexion, mais pour moi le rythme de l'histoire en a inévitablement pâti. 

Je m'attendais à ce que ma lecture de Lady Helen, le Club des mauvais jours soit plus addictive que cela et c'est pourquoi ce roman n'obtient donc pas tous les suffrages de ma part. Néanmoins, l'originalité de l'intrigue et la fin me donnent envie de lire la suite. J'espère que le second tome apportera plus d'actions et de réponses, qu'il lèvera davantage le voile sur le fonctionnement et la finalité du fameux Club des mauvais jours.

 

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Le Club des mauvais jours sur la Fnac.com

© Eloo 02/2017

11 janvier 2017

L'Amour comme par enchantement

 

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Auteur Nora ROBERTS Editions Harlequin Date de parution 2016 (réédition) / 266 p.

→ J'ai sorti ce roman de ma PAL.
J'ai lu ce roman dans le cadre du Challenge Cold Winter 2016.

 

4ème de couverture :

     "En pleine tempête de neige dans les Rocheuses, Gabriel Bradley porte secours à un véhicule accidenté et découvre avec stupéfaction que la conductrice est une jeune femme belle à couper le souffle et... enceinte de plusieurs mois. Homme solitaire et secret, Gabriel accepte pourtant d'héberger l'inconnue dans le chalet où il s'est isolé pour peindre.
Bientôt, la jeune Laura sort de son silence. Mannequin célèbre, elle a interrompu sa carrière pour épouser un riche héritier de la côte Est. Mais, alors qu'elle venait d'apprendre qu'elle était enceinte, son mari s'est tué avec sa maîtresse dans un accident de voiture.
Emu par le récit de Laura, troublé par sa beauté, Gabriel est partagé entre le désir de la garder près de lui pour la protéger et l'envie de la voir partir au plus vite pour retrouver sa chère liberté. Mais Laura, désemparée, semble s'en remettre complètement à lui..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Ceci est une romance et j'ai pris plaisir à la lire. Je répète : ceci est une romance et j'ai pris plaisir à la lire. Incroyable mais vrai! Merci Nora Roberts de m'avoir prouvé que c'était possible et que j'ai eu raison de persévérer. 

Les romans d'amour et moi, ça fait... au moins mille! Ils m'ennuient et je les trouve trop souvent sans saveur. J'adore regarder des comédies romantiques, mais en livres et en mots, ça ne passe pas, ou très rarement. Toutefois, je retente parfois l'expérience et la fin d'année 2016 me semblait propice pour une lecture sans prise de tête. C'était également l'occasion d'avancer dans mon Challenge Cold Winter, et surtout de découvrir enfin la plume de Nora Roberts, une des reines du genre.

Je suis la première surprise à avoir accroché autant. J'ai trouvé la plume de l'auteur souple et agréable, l'histoire douce et entraînante. Nora Roberts évite les gros clichés et nous propose une romance qui m'a semblé crédible. Laura, le personnage principal, est enceinte (comme moi), et je pense que j'aurais réagi de la même manière qu'elle tout au long du roman et des difficultés rencontrées. Elle est bien plus forte qu'elle ne le croit, et ça m'a plu. Quant à Gabriel, il est attachant et il possède un petit côté mystérieux, mais sans en faire trop.

Le dénouement est un peu facile, la fin très prévisible. C'est une lecture réconfortante, sans être un chef d'oeuvre. "Vite lu, vite oublié" comme on dit, c'est mon seul regret. 

 

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L'Amour comme par enchantement sur la Fnac.com

 © Eloo 01/2017

18 janvier 2017

Six of Crows (t.1)

  

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Auteur Leigh BARDUGO Editions Milan Date de parution 2016 / 564 p.

→ J'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

 

4ème de couverture :

     "Kaz Brekker, dit "Dirtyhands", est le chef des "Six of Crows", une équipe de malfrats aux talents exceptionnels : Inej, espionne défiant les lois de la gravité ; Matthias, soldat assoiffé de vengeance ; Nina, Grisha aux puissants pouvoirs magiques ; Wylan, fugueur des beaux quartiers, expert en démolition, et enfin Jesper, tireur d'élite accro au jeu. Ensemble, ils peuvent sauver leur monde de la destruction... s'ils ne s'entretuent pas avant!"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Premier coup de coeur de l'année pour un roman que j'ai choisi totalement au hasard - merci à la couverture qui m'a tapé dans l'oeil. J'étais d'ailleurs persuadée avant de commencer ma lecture d'avoir entre les mains un roman fantastique, alors que non non, il s'agit bien de fantasy. L'auteur, Leigh Bardugo, nous propose un univers très fouillé, qui sort des sentiers battus et qui défie les codes traditionnels du genre. C'est novateur et cela m'a fait l'effet d'une grande bouffée d'air frais.

 

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L'histoire tient en haleine de bout en bout, avec ses nombreux rebondissements et ses revirements de situation de dernière minute. Mais ce sont les personnages qui, selon moi, font véritablement la force de ce premier tome. Car ce n'est pas tant la finalité de leur mission qui m'a le plus captivée mais bien leur parcours personnel, leurs secrets et leur quête vers ce qu'il me semble être un apaisement, enfin. Vous l'aurez compris, sous leur airs impitoyables, nous avons affaire à de gros durs qui cachent de profondes fêlures. Ils leur arrivent de faire des choses horribles sans grands états d'âmes certes, mais on se surprend à tout leur pardonner. D'ailleurs, sont-ils vraiment des méchants? Ils doivent survivre quel qu'en soit le prix, point barre. Tous les six sont uniques en leur genre, atypiques et terriblement attachants.

Leigh Bardugo possède une plume incisive et pleine d'humour qui apporte énormément à cet univers somme toute relativement sombre. J'ai tellement hâte de lire la suite ; sortie prévue pour le mois de mai 2017 chuchote-on, patience, patience...

 

Six of crows - Tome 1
Six of Crows sur la Fnac.com

© Eloo 01/2017

24 novembre 2015

Là où tombent les anges

là où tombent les anges

 

Auteur : Charlotte BOUSQUET
Editions : Gulf Stream
Date de parution : 2015
395 p.

 

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Gulf Stream, sur les recommandations de ma copine Gaëlle (que vous pouvez retrouver en vidéo ici : Lanylabooks)

 

4ème de couverture :

      "Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêves, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l'épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l'exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Quand la Première guerre mondiale éclate, Robert est envoyé au front. C'est l'occasion pour Solange de s'affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s'organisent peu à peu sans les hommes... Amitié. Loyauté. Liberté. Le destin de trois femmes de la fin de la belle époque au début des années folles."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Je suis très heureuse d'avoir eu l'opportunité de lire ce roman. Au début, j'ai été un peu déroutée par sa construction si originale ; c'est marrant parce qu'en y repensant j'ai l'impression que ce livre et moi nous sommes apprivoisés au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture. Et finalement, je sors conquise de cette histoire. Je vous conseille Là où tombent les anges à 1000%.

Charlotte Bousquet nous propose un texte où s'alternent narration, lettres échangées, extraits de presse, journal intime écrit par Solange... Il faut bien avouer que l'on peut facilement s'y perdre, d'autant plus que l'histoire n'est pas strictement linéaire. Il fallait néanmoins oser et c'est au lecteur de s'accrocher car ce roman en vaut vraiment la peine.

Là où tombent les anges ne paye pas de mine à prime à bord mais ce roman est un véritable trésor d'informations diverses et variées. On aborde l'histoire de la Première guerre mondiale d'un point de vue assez inattendu en littérature qui est celui des femmes pendant cette sombre période historique. En vrac : la peur et l'attente de nouvelles de leurs proches au front mais aussi les salaires de misères pour des heures d'épuisement dans les usines où il y a souvent de malheureux accidents, le système D avec l'augmentation des prix, les orphelins, les mutilés et les morts, la désinformation de la presse, l'émancipation progressif de la femme que l'on tente de tuer dans l'oeuf par des arrestations... Dans ce roman on parle aussi de sujets toujours d'actualité tels que la maltraitance, l'homosexualité, la maladie, la dépendance des personnes âgées, la musique et les voyages. J'en oublie sans doute.

Comme vous pouvez le constater, l'auteur aborde une infinité de sujets avec une justesse et une rigueur historique qu'il faut saluer. Charlotte Bousquet a dû énormément se documenter et c'est presque dommage de ne pas trouver une bibliographie à la fin du livre. J'ai notamment beaucoup apprécié les coupures de presse de début de chapitres qui sont véridiques puisqu'elles datent d'époque.

Les personnages, pour la grande majorité des femmes évidemment, sont très différents les uns des autres et chacun a son propre combat à mener. Mon côté fleur bleue a eu une préférence pour l'histoire de Clémence mais j'ai également été très touchée par Henriette et par la vieille pianiste.

Il n'y a pas eu de suspense dans cette chronique puisque je vous l'ai dit dès les premières lignes : lisez ce roman, il fait parti de ceux qui font du bien à l'humanité, pour se rappeler et ne jamais oublier. La guerre existe toujours et tout au long de ma lecture j'ai eu une pensée émue pour tout ceux qui en souffrent aujourd'hui.

© Eloo 11/2015

25 juillet 2016

I.R.L.

 

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Auteur Agnès MAROT Editions Gulf Stream Collection Electrogène Date de parution 2016 / 444 p.

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Gulf Stream.

 

4ème de couverture :

      "Je lève la main jusqu'à mon visage, laisse échapper un cri. A chacun de mes doigts, à chacune de mes phalanges, un filin brille sous le soleil timide qui pénètre dans la pièce. Je traverse la paroi aussi facilement qu'on soulève un rideau, les mains déjà tendues en avant. Au moment où mes doigts se posent sur le pavé tactile où brillent des boutons multicolores, je suspends mon geste, pétrifiée par l'angoisse. Je m'appelle Chloé Blanche et j'ai grandi à Life City. Comme tous les habitants, j'ignorais que nous étions filmés en permanence. J'ignorais que nous étions un divertissement pour des milliers de foyers. J'ignorais que nous étions les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de City Life, IRL. J'ignorais surtout à quel point nous étions manipulés. Puis j'ai rencontré Hilmi, le nouveau à la peau caramel. Le garçon qui faisait battre mon coeur, mais que ceux qui tirent les ficelles ne me destinaient pas. C'est ainsi que j'ai découvert ce que nous étions, à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ Une lecture qui ne m'a pas fait vibrer...

Il y a quelques mois maintenant, j'avais reçu des e-mails très intrigants de la part de la maison d'édition Gulf Stream. A la fois menaçants, inquiétants et avertissants... Il s'agissait d'un teasing réussi! J'étais alors très impatiente de lire ce nouveau roman d'Agnès Marot, qui me permettait du même coup de découvrir sa plume.

"Ouvre les yeux. Regarde ton environnement, essaie de comprendre comment il fonctionne".

Ce roman traite de nombreux sujets qui portent à réflexion : les dérives possibles des nouvelles technologies, l'enfermement dû aux écrans, la liberté de soi et des autres, le libre arbitre, les apparences, les inégalités sociales, la fan attitude, et j'en passe. Pour cela, je tire mon chapeau à l'auteur qui a su capter l'attention de ses lecteurs sur des thématiques sérieuses et ô combien d'actualité, tout en proposant une histoire divertissante.

L'auteur a fait le choix ambitieux de mélanger les temporalités tout au long de son roman. Un choix tout à fait louable, mais qui m'a fait un peu perdre le fil au début. Se situer sur l'échelle du temps à chaque chapitre, voire à chaque paragraphe, demande une certaine concentration (pour info, lire une partie de ce roman dans un aéroport n'est pas chose aisée, j'ai testé pour vous^^). De plus, cela diminue grandement le suspense de l'intrigue. Cela ne constituera pas une gêne pour tous les lecteurs, mais personnellement je pense que cela a eu une incidence sur mon rythme de lecture. J'ai eu l'impression de savoir à l'avance ce qui allait se passer les pages suivantes et du coup j'ai manqué d'empressement pour arriver à la fin.

J'ai été très lente pendant ma lecture, clairement. Pour la raison évoquée plus haut et peut-être aussi parce que je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. Je les ai trouvés intéressants mais c'était comme si je les observais de loin, allez savoir pourquoi. Chloé a toutefois su me toucher à l'approche du dénouement final. Pour finir, une courte phrase sur la plume d'Agnès Marot, qui ne m'a pas forcément fait vibrer, mais qui a le mérite d'être facile et agréable à lire.

 

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I.R.L. sur la Fnac.com

© Eloo 07/2016

13 février 2016

Le Chant des esprits (t.2)

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Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel

Date de parution : 2014
568 p.

 

4ème de couverture :

      "En 1852, Hélène et Gwyneira ont quitté l'Angleterre pour venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui, au crépuscule d'une vie mouvementée, les deux pionnières, toujours liées par une amitié indéfectible, s'inquiètent pour leurs petites-filles, Elaine et Kura, deux cousines que tout oppose.
Belle mais capricieuse, Kura possède une voix magnifique. Portée par la perspective d'une carrière internationale, elle refuse d'assumer son rôle d'héritière de Kiward Station, le domaine familial, pour se consacrer au chant.
Lorsque Kura rencontre William, le fiancé d'Elaine, ce dernier tombe aussitôt sous le charme de la jeune métisse. Dès lors, le drame couve..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Mon dieu que la première partie de ce roman m'a ennuyé! Je n'ai pas retrouvé assez vite l'émerveillement que j'avais pu ressentir en lisant les descriptions des paysages merveilleux, dans le tome 1. L'auteur s'y attarde moins, comme si elle estimait en avoir fait le tour dans Le Pays du nuage blanc. L'intrigue met du temps à se mettre en place et cela manque de peps.

De plus, les personnages tombent parfois dans la caricature, notamment Kura qui m'a été insupportable pendant de nombreux chapitres. Il semble ne pas y avoir de juste milieu et il ressort de la narration une vision assez manichéenne : les "belles" personnes contre les "mauvaises" personnes. 

J'ai vraiment cru que l'auteur allait baser l'intégralité de son intrigue autour des drames familiaux qui rythment le début du roman. Heureusement, il n'en ai rien et la seconde partie du Chant des esprits s'est révélée bien meilleure. A un moment donné, Sarah Lark provoque une fracture dans la vie "rangée" des deux jeunes filles, Elaine et Kura, et c'est parti pour l'aventure, celle que j'avais tant aimé dans Le Pays du nuage blanc. Nous voyageons à nouveau à l'intérieur des terres de la Nouvelle-Zélande et les belles descriptions sont de retour. Elaine et Kura se prennent enfin en main, volent de leurs propres ailes (même si ce n'est pas sans difficulté) et j'en suis soulagée!

Cette fois-ci, l'auteur attache beaucoup d'importance à la musique maorie et j'ai découvert avec plaisir leurs instruments traditionnels ainsi que la signification du haka et de leurs chants, dont le mystérieux chant des esprits. Sarah Lark met également en avant l'exploitation des mines, ce qui distingue ce second tome de son prédécesseur où nous nous étions davantage intéressés aux élevages de moutons et à la ruée vers l'or.

Parce que la seconde partie de ce roman m'a vraiment emballée, j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire avec le dernier tome de cette trilogie, Le Cri de la Terre. En espérant que celui-ci soit moins inégal et qu'il me plaise de bout en bout.

Le Chant des Esprits sur la Fnac.com

© Eloo 02/2016

6 février 2016

Zombie ball

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Auteur : Paolo BACIGALUPI
Editions : Au Diable Vauvert
Date de parution : 2013
312 p.

 

4ème de couverture :

      "Comment stopper une invasion de zombies avec des battes de baseball?
Rabi, Miguel et Joe jouent près de l'abattoir de la ville. Il s'en dégage une terrible puanteur. Les adolescents mènent l'enquête et découvrent que l'alimentation toxique des vaches les transforme en zombies! Les fast-foods de la région regorgent de burgers contaminés..."
Une apocalypse pleine d'humour pour apprendre à manger bio et à dégommer du zombie!"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ Une très bonne lecture!

Je ne sais pas vous, mais je trouve ce résumé très prometteur. Moi qui ne suis absolument pas attirée par les histoires de zombies, j'ai même décidé de faire une exception.

Cela dit, je trouve que la quatrième de couverture induit un peu en erreur : certes des vaches-zombies appellent forcément à des scènes cocasses voire absurdes, mais de là à dire que ce roman est plein d'humour... A mon sens une formulation de ce type aurait été plus appropriée : un roman à l'allure déjantée qui se révèle très engagé (ça sonne bien, non?!). Car oui, nous avons là entre les mains un roman très intelligent.

Si on lit entre les lignes, on se rend vite compte que l'auteur utilise son histoire pour dénoncer l'élevage intensif. La description du lieu de vie des vaches fait serrer les dents, sans parler de leur nourriture composée ici de déchets et de médicaments. Mais d'autres sujets tiennent à coeur à Paolo Bacigalupi : l'immigration et les sans-papiers, le racisme, la corruption, l'argent plus fort que tout,... entre autres.

Ce roman est classé est en science-fiction mais, si on occulte la présence des zombies, on pourrait transposer cette histoire à notre société actuelle et c'est à mon sens le plus effrayant. L'auteur semble vraiment vouloir nous mettre en garde, et personnellement je suis assez d'accord avec son raisonnement.

Finalement, les zombies sont une thématique assez secondaire du roman donc si c'est ce que vous aimez en littérature, passez votre chemin. Paolo Bacigalupi s'en sert avant tout d'excuse pour écrire une histoire qui fait réfléchir sur notre façon de vivre aujourd'hui. Par contre rassurez-vous, nous n'évitons pas les descriptions dégeu' d'attaques de zombies, pour mon plus grand déplaisir.

La chute de Zombie ball est au top, et j'ai adoré le dénouement. Je vous conseille ce roman qui ne paie pas de mine mais qui en vaut vraiment la peine.

Zombie ball sur la Fnac.com

© Eloo 02/2016

13 janvier 2016

Le Pays du nuage blanc (t.1)

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Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel
Date de parution : 2013
642 p.

 

→ C'est Marine Tartinneauxpommes qui m'a donné envie de lire ce roman.

 

4ème de couverture :

      «Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d'une réputation irréprochable.»

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l'aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l'héritier d'un magnat de la laine. Ni l'une ni l'autre ne connaissent leur futur époux.
Une nouvelle vie - pleine d'imprévus - commence pour les deux jeunes femmes, qu'une amitié indéfectible lie désormais..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Lecture coup de coeur!

Sarah Lark nous invite au voyage avec son roman dont le point de départ est Londres → destination la Nouvelle-Zélande. Nous traversons la planète sur un bateau en compagnie de Hélène et de Gwyneira, les deux héroïnes, et nous partons à la découverte du "pays du  long nuage blanc" (Aotearoa, nom donné par les Maoris à la Nouvelle-Zélande).

J'ai été complètement fascinée par ce pays aux paysages merveilleux, où les anglais colons "cohabitent" avec les maoris autochtones, et où tous les rêves sont possibles. Parmi les colonisateurs de l'île, certains sont devenus de grands éleveurs de moutons, d'autres espèrent trouver fortune grâce à la ruée vers l'or. Et au milieu de tout ça, nous avons Hélène et Gwyneira qui tentent de s'adapter à leur nouvelle vie depuis qu'elles ont quitté leur Angleterre natale. 

Le Pays du nuage blanc est une fresque historique incroyable où nous suivons deux familles génération après génération. Conflits, complots, rivalités, secrets... La vie n'est pas de tout repos dans ce petit coin de paradis. L'ambiance de ce roman est tout de même reposante, même si entrecoupée de quelques rebondissements. J'ai été happée dans l'histoire car j'ai énormément aimé suivre le développement des villes de ce nouveau pays, où tout est à découvrir et à conquérir pour les européens.

Les deux héroïnes sont très attachantes, tout comme certains personnages secondaires et je pense notamment aux serviteurs maoris. Nous les voyons grandir, mûrirent puis vieillir. Ce sont ensuite les enfants qui prennent la place aux parents. J'ai hâte de connaître la suite de l'histoire avec le tome 2, Le Chant des esprits

Le Pays du nuage blanc sur Fnac.com

© Eloo 01/2016

1 juillet 2016

Le Livre de l'Enigme (I) : Source des tempêtes

 

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Auteur Nathalie DAU Editions Les Moutons électriques Date de parution 2016 / 443 p.

→ Ce livre m'a très gentiment été offert par la maison d'édition Les Moutons électriques.
J'ai lu ce roman en lecture commune avec Lanylabooks.

 

4ème de couverture :

      "Les ténèbres ont un cœur de lumière.
Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Lorsque la maison d'édition Les Moutons électriques m'a proposé de découvrir ce roman, j'ai immédiatemment été séduite par les quelques extraits qu'elle m'avait joint à son e-mail. J'ai donc accepté de reçevoir Source des tempêtes en service presse, ce qui me permettait par ailleurs de me plonger dans un nouvel univers de fantasy. Je dois avouer que cela m'avait manqué.

Je suis admirative du travail d'écriture de Nathalie Dau et notamment de ses tournures de phrases. Elles sont toutes empreintes d'émotions ; elles sont justes et belles. Je me suis surprise à marquer des pages pour garder en mémoire quelques citations, ce qui ne m'arrive que très rarement.

Le fait que le personnage principal ne soit pas le "héros" de l'histoire permet une approche tout à fait originale et bienvenue. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, l'intrigue qui se met en place au fur et à mesure des pages est complexe et intéressante. La thématique du conflit entre les croyances ancestrales et les nouvelles religions n'est pas innovante mais elle a tout de même su me convaincre. 

Arrivé à mi-parcours, j'ai trouvé que le récit s'essouflait un peu. J'avais envie d'en savoir plus sur l'Enigme de Namuh et le rôle à jouer des protagonistes mais le tout reste assez flou jusqu'à la fin de ce premier tome. De plus, certaines relations assez malsaines m'ont un peu gêné pendant ma lecture. Elles m'ont fait penser à celles que l'on peut suivre dans la série Game of Thrones mais apparemment cela me dérange moins sur écran qu'entre les lignes d'un roman.

Globalement, j'ai passé un bon moment avec Source des tempêtes et je lirai la suite avec plaisir. J'espère que le second tome relancera l'intrigue et nous offrira des éclaircissements.

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Source des tempêtes sur la Fnac.com

© Eloo 07/2016

4 septembre 2015

Les Outrepasseurs (t.1) : Les Héritiers

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Auteur : Cindy VAN WILDER
Editions : Gulf Stream
Date de parution : 2014
350 p.

 

Ma vidéo où l'on peut voir l'auteur Cindy Van Wilder dédicacer mon livre!
→ Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Elise, Les Lectures d'Elise.

 

4ème de couverture :

"-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
- Nous ?
- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…"

 

Mon Avis : ♥♥♥

Cette trilogie fantastique, c'est tout une histoire,... attendez que je vous explique. C'est d'abord le conseil lecture de ma copine Gaëlle (alias Lanylabooks), qui m'a donné très envie de découvrir l'univers des Outrepasseurs. C'est ensuite un coup de coeur total de ma part pour les belles couvertures qui rendent ma bibliothèque si jolie, je suis faible... et oui je l'assume. C'est aussi une belle rencontre avec l'auteur, Cindy Van Wilder, pendant le festival les Imaginales. C'est enfin une lecture commune avec l'adorable Elise que vous pouvez retrouver sur sa chaîne Booktube Les Lectures d'Elise.

Mais tout ça ne vous dit pas si j'ai aimé ce premier tome. La majorité du récit étant un retour dans le passé, j'ai eu davantage l'impression de lire un conte qu'un roman, et ce n'était pas pour me déplaire. J'ai beaucoup aimé me plonger aux origines pour comprendre l'histoire de cette communauté nommée les Outrepasseurs. Qui sont-ils? D'où viennent-ils? Pourquoi ont-ils fondé cette société? Et surtout que combattent-ils? J'ai trouvé cette remontée dans le temps très agréable à lire, à tel point que j'étais parfois un peu frustrée de revenir au présent

Le présent est caractérisé par le jeune Peter qui découvre que sa famille et lui sont étroitement liés aux Outrepasseurs. Peter fait parti de la nouvelle génération, celle qui un jour peut-être mettra fin à un combat ancestral entre les deux entités : les Outrepasseurs et les Fés. J'ai bien l'impression que le jeune garçon aura à jouer un rôle crucial dans les deux tomes suivants ; en attendant il fait ici figure de second rôle. Du coup, comme si l'auteur avait peur qu'on oublie Peter, elle nous ramène parfois à lui pendant quelques pages. Mais j'ai trouvé que cela cassait le rythme de ma lecture ; je crois que j'aurais préféré un retour en arrière qui dure tout le roman, quitte à rencontrer Peter pour la première fois dans le deuxième tome. Mais c'est bien le seul élément que j'ai à déplorer.

L'histoire est bien écrite, très travaillée et Cindy Van Wilder nous en donne juste ce qu'il faut pour qu'on ait envie de lire la suite. 
Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de citer le commentaire que Myriam a posté sur la fiche Livraddict de ce roman, sous le pseudonyme de missmymoo, et qui je trouve reflète parfaitement l'ambiance : 

"Une grande aventure qui nous propulse du cadre d'une mystérieuse société secrète des temps modernes, aux origines historiques et fantastiques de ce groupe de métamorphes, sur lesquels s'est abattue la malédiction des fés, dans une France médiévale où les guerres de religion faisaient rage. Une belle découverte, une plume fluide et entraînante, un récit très bien documenté : vivement la suite !"

Oui, vivement la suite!

© Eloo 09/2015

23 juin 2015

Juste avant le bonheur

Juste-avant-le-bonheur

 

Auteur : Agnès LEDIG
Editions : Albin Michel
Date de parution : 2013
342 p.

 

→ Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec ma binôme NinaMilk & Muffins.

 

4ème de couverture :

      "Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Ému par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie?"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ [Coup de Coeur!]

J'avais envie de découvrir la plume d'Agnès Ledig depuis bien longtemps car elle est une auteur alsacienne. Grâce à ma binôme Nina et à notre lecture commune, c'est enfin chose faite avec son second roman, Juste avant le bonheur. On m'avait promis de la tendresse et de l'émotion, et j'ai été comblée.

Ce roman se découpe en deux parties bien distinctes. La première m'a beaucoup plu car elle est très positive et motivante, elle nous rappelle de ne jamais baisser les bras car on finit toujours par remonter la pente. Ce début d'histoire m'a beaucoup fait penser à ce que peuvent également nous proposer Barbara Constantine et Anna Gavalda dans leurs propres romans. J'ai également apprécié la situation géograhique du roman, de l'Alsace (chez moi) à la Bretagne (chez ma meilleure amie), car j'ai reconnu de nombreux lieux où j'ai déjà posé le pied.

La seconde partie a été plus difficile à lire car le revirement de situation m'a ému aux larmes. Le titre Juste avant le bonheur prend alors tout son sens. Je ne peux évidemment pas m'étaler sur le sujet car je vous en dévoilerais trop, mais sachez que l'auteur ne nous a pas épargné et que, si la première partie nous donne le sourire, la seconde nous fait jurer entre les dents "putain de vie!". Mais c'est la vie, la vraie, et qu'est-ce qu'on peut y faire... A part avancer, toujours. Le message est très beau - et si personnel car je sais que l'auteur Agnès Ledig a mis vraiment beaucoup de son propre vécu dans cette histoire. Du coup, il faut l'avouer, ça rend un peu triste aussi.

Je vous conseille vraiment ce roman qui nous offre une belle leçon de vie.

compte instagram : eloobooks                                                                                                                                                 © Eloo 06/2015

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23 octobre 2014

Eleanor & Park

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Auteur : Rainbow ROWELL
Editions : Pocket Jeunesse
Date de parution : 2014
378 p.

 

→ Lecture Commune avec ma binôme Nina de la chaîne Youtube Le Libr'Air : le recap' par ici / son avis par là!

 

4ème de couverture :

      "Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths."

 

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ [Coup de Coeur!]

C'est difficile pour moi de vous livrer un avis conplet ici alors que j'ai l'impression de vous avoir déjà tout dit dans mon article Lecture Commune avec Nina. Je vais tout de même m'atteler à la tâche, en évitant tout spoiler cette fois, inévitable dans l'article précédant où je vous donnais mon avis à chaud.

Eleanor & Park est un roman coup de coeur car les deux personnages ont su me toucher profondément. Le parcours et l'environnement familial d'Eleanor et de Park sont complètement différents, mais ces derniers sont tous les deux attachants à leur manière. On nous donne l'impression que Park a été mis sur la route d'Eleanor pour qu'il la sauve, mais Eleanor en fait finalement tout autant pour lui. Elle l'aide à grandir et à prendre ses responsabilités.

Avec ce livre, j'ai vécu un tourbillon d'émotions très fortes. Il ne faut pourtant pas s'attendre à une histoire pleine de rebondissements : cette histoire c'est la vie, avec ces hauts et ces bas, ces difficultés et ces rayons de soleil. Je me suis sentie dégoutée et en colère, j'ai parfois été triste, j'ai ris et j'ai été bien, je me suis sentie vivante aux côtés d'Eleanor et de Park. J'ai adoré me plonger dans leur univers de K7 audio et de comics ; vivre dans les années 80 le temps de quelques pages m'a rendu très nostalgique (même si je suis née en 89!).

J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur Rainbow Rowell, je ne saurais pas trop comment le dire autrement : je l'ai trouvé très "cocooning". On plonge dans son histoire et on se sent bien comme si tout était familier. Tout au long de ma lecture, ce roman était devenu mon refuge.

Je vous conseille donc vivement ce roman qui sera sans nul doute une de mes meilleures découvertes livresques pour cette année 2014.

© Eloo 10/2014

14 avril 2015

La Passe-Miroir (t.1) : Les Fiancés de l'Hiver

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Auteur : Christelle DABOS
Editions : Gallimard
Date de parution : 2013
517 p.

 

→ Challenge Pioche ton addiction! #6 : Je suis une (petite?) brique!

 

4ème de couverture :

      "Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Si vous regardez régulièrement mes vidéos, vous savez certainement que j'avais envie de lire ce roman depuis que Clélia en a parlé sur sa chaîne Youtube BrodyBooks. Je suis enfin passée à l'action et j'ai d'ors et déjà envie de lire la suite (sortie prévue pour novembre 2015, patience!).

On entre dans l'histoire en douceur avec la découverte de cet univers créé de toutes pièces par l'auteur, Christelle Dabos. Je l'ai beaucoup comparé à celui de Lewis Carroll dans Alice au Pays des Merveilles, car rien n'a de sens. Lorsqu'on débarque sur la Citacielle, il est inutile de chercher à comprendre son fonctionnement car rien n'est logique. C'était très intéressant de suivre Ophélie dans sa découverte d'un monde sans queue ni tête.

Les Fiancés de l'Hiver est un roman de fantasy comme je les aime. J'ai trouvé qu'il démarrait assez lentement mais il va ensuite crescendo à mesure que les intrigues se dessinent. Ophélie se rend compte que la Citacielle est pourrie de l'intérieur et qu'elle ne peut compter sur personne, peut-être pas même sur son fiancé... Accompagnée de sa tante, elle essaie tant bien que mal de se familiariser avec ce qui l'entoure et surtout de survivre.

Ophélie est une héroïne imparfaite et c'est ce qui l'a rend si attachante. Par contre, j'ai trouvé le contraste entre Thorn et elle est très (trop?) important. Thorn est présenté comme un homme avec un grand H, tandis qu'Ophélie passe pour une jeune fille mal fagotée et frêle qui ne comprend rien à rien. J'ai eu l'impression que Thorn s'imposait comme une sorte de figure paternel à l'égard d'Ophélie, alors qu'ils sont censés former "un couple". J'espère que leur relation trouvera un certain équilibre au fil des tomes.

Malgré ce minuscule petit bémol, j'ai passé un très agréable moment de lecture avec ce roman et j'ai hâte de connaître la suite des aventures d'Ophélie et de Thorn. Je vous conseille fortement de vous plonger dans Les Fiancés de l'Hiver si vous aimez la fantasy ou si c'est un genre que vous avez envie de découvrir (vous tenez là un roman idéal pour débuter).

Ce roman est le lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama.

Les Fiancés de l'hiver sur la Fnac.com

mon avis en vidéo

© Eloo 04/2015

12 août 2014

Le Tort du soldat

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Auteur : Erri DE LUCA
Editions : Gallimard
Collection : Du monde entier
Date de parution : 2014
88 p.

 

Le Saviez-vous? Erri De Luca est un grand auteur italien, dont l'ensemble de l'oeuvre a été récompensé par le prix Ulysse en 2013.

 

4ème de couverture :

      "Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish. En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Luca évoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l’existence d’un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d’avoir perdu la guerre…"

 

Mon Avis : ♥♥♥risque de spoilers

Le Tort du soldat est un petit roman très intéressant à plus d'un titre. L'auteur Erri De Luca partage avec nous son regard sur la Seconde Guerre mondiale. Et l'interprétation qu'il nous livre m'a beaucoup intrigué.

Dans la première partie de son roman, nous sommes en compagnie d'un traducteur en langue yiddish qui nous en apprend beaucoup sur les évènements passés durant la guerre, et notamment au sujet de la destruction du ghetto de Varsovie par les nazis. J'ignorais que ses habitants s'étaient défendus ardemment et avaient résisté pendant un long mois à l'attaque de leur ennemi. Des faux papiers avaient même été distribués aux artistes juifs afin qu'ils puissent quitter discrètement le ghetto et témoigner.

Dans la seconde partie, c'est la fille d'un ancien soldat allemand qui prend la parole. Elle nous raconte l'histoire de son père qui s'est toujours senti recherché, surtout après le fameux enlèvement d'Adolf Eichmann. Culpabilité? Le raisonnement du vieux soldat au sujet de la défaite des nazis est très intéressant à suivre. Le titre prend d'ailleurs tout son sens pendant la lecture :

"- Je suis un soldat vaincu. Tel est mon crime, pure vérité." Il fit le geste de chasser les pellicules de ses épaules. "Le tort du soldat est la défaite. La victoire justifie tout. Les Alliés ont commis contre l'Allemagne des crimes de guerre absous par le triomphe". p.47

L'acharnement avec lequel ce vieil homme tente de comprendre la défaite nazie, allant jusqu'à étudier les textes sacrés de la foi juive, laisse parfois sans voix. Grâce au témoignage livré par la femme, nous comprenons également comment on est supposé vivre lorsque l'on est la fille d'un criminel de guerre...

Je conseille cette lecture à tout le monde, même si je dois vous alerter sur le fait que l'auteur utilise parfois un vocabulaire difficile pour celui qui est étranger à la culture juive. Personnellement, il m'a fallu parfois m'accrocher et me munir de mon ordinateur et du dictionnaire pour suivre toute l'affaire. Mais dans l'ensemble, c'est très agréable à lire, la plume d'Erri De Luca berce le lecteur et les quelques phrases types qui se répètent tout au long du roman marque le rythme. 

Pour conclure, Je trouve Erri de Luca tout simplement fascinant et je donnerais cher pour pouvoir discuter longuement avec lui, autour d'un verre et confortablement installé dans un sofa...

© Eloo 08/2014

8 décembre 2014

Mordechaï Anielewicz : "non au désespoir"

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Auteur : Rachel HAUSFATER
Editions : Actes Sud Junior
Collection : Ceux qui ont dit non
Date de parution : 2010
96 p.

 

→ J'ai eu envie d'en savoir plus sur l'histoire du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale suite à ma lecture du roman d'Erri de Luca Le Tort du soldat (éd. Gallimard).

 

4ème de couverture :

      "Nous ne voulons pas sauver nos vies. Personne n'en sortira vivant. Nous désirons seulement sauver notre dignité d'homme. Il parle, Mordechaï l'ange. Il parle, et calmement il déclare la guerre. On est le 18 avril 1943 et dehors il fait si sombre... Mais en nous une lumière, un petit feu ardent, allumé par lui, notre doux commandant. Il parle et tous l'écoutent, parce qu'il est notre chef, celui qui voit, celui qui veut, celui qui peut. Nous emmener loin d'ici, par le haut, par le beau. Finir en fiers, partir debout, frapper la mort, vivre jusqu'au bout."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Je suis très contente d'avoir pu en apprendre davantage sur Mordechaï Anielewicz, un jeune homme intelligent et très courageux. Parfois l'homme est capable de choses dont on ne le soupçonnerait pas. Même s'il savait les juifs du ghetto condamnés, Mordechaï Anielewicz a su leur donner espoir afin qu'ils se battent jusqu'au bout, pour la justice et la liberté. En prenant les armes, les habitants du ghetto de Varsovie n'ont pas subi la violence des nazis, ils se sont défendus et ont choisi leur façon de mourir. Mordechaï Anielewicz était leur guide vers leur délivrance.

Ce documentaire à destination des ados m'a donné envie d'en savoir encore plus sur les combats et la résistance des juifs du ghetto de Varsovie face à leur ennemi nazi. Car il faut bien avouer que ce petit livre reste succinct et qu'il m'a laissé sur ma faim. J'ai été surprise car il s'agit d'un documentaire écrit comme un roman. L'auteur se met dans la peau d'une jeune passeuse d'une douzaine d'année qui fait partie du réseau créé par Mordechaï Anielewicz. Je suppose qu'elle est un personnage fictif mais rien n'est précisé (même si des enfants comme elle ont sûrement existés). Son rôle est de sortir discrètement du ghetto et de récupérer un tas de choses à l'extérieur, de la nourriture comme des armes. Elle est nos yeux et nous raconte le combat de Mordechaï Anielewicz jusqu'à son dernier souffle.

Cette idée de "romancer" un documentaire est un choix éditorial intéressant mais qui rend le tout très "jeunesse". L'auteur ne rentre malheureusement pas dans les détails et je suis ressortie de cette lecture avec l'impression qu'il me manque des éléments. Finalement, ce livre est une mise en bouche qui devrait donner envie à ses lecteurs de se tourner vers d'autres ouvrages qui traitent du même sujet.

© Eloo 12/2014

2 septembre 2014

Cycle Drenaï (t.2) : Le Roi sur le seuil

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Auteur : David GEMMELL
Editions : Bragelonne
Date de parution : 2001
370 p.

 

→ C'est ma binôme Nina de la chaîne Youtube Le Libr'Air qui a sorti ce roman de ma PAL!

 

4ème de couverture :

"Les temps ont changé...
Un siècle s'est écoulé depuis l'incroyable résistance au sein de la forteresse de Dros Delnoch. Et Druss, le valeureux héros de cette aventure, est resté une Légende. Mais aujourd'hui, le tyrannique empereur Ceska a pris le contrôle du territoire des Drenaïs. Dans sa quête insatiable de pouvoir, il a trahi ses plus fidèles soldats, le corps d'armée du Dragon. Il leur a tendu un piège et a lancé contre eux des créatures monstrueuses, mi-hommes, mi-bêtes, à la force de destruction prodigieuse: les Unis.
Le massacre fut terrible et Tenaka Khan est le seul survivant. Il n'est pas près d'oublier la traitrise de son maitre. Dans ses veines coule le sang d'ancêtres mythiques : Regnak, le dernier Compte de Bronze, et Ulric, prince des Nadirs, deux ennemis ancestraux. Avec un tel héritage, la glace et le feu fusionnent pour forger un chef à la volonté trempée dans l'acier.Dans l'étroit regard violet du Khan brillent les flammes de la haine. Sa mâchoire et ses poings sont serrés.Et aujourd'hui, son cœur crie vengeance!"

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Après m'être plongé avec délice dans Légende, j'ai décidé de poursuivre ma découverte du cycle Drenaï et de la plume de David Gemmell avec ce second titre. Même s'il n'égale pas tout à fait son prédécesseur, Le Roi sur le seuil est un roman de fantasy très bien ficelé que j'ai vraiment beaucoup aimé.

Les personnages sont toujours aussi charismatiques, les guerriers ont de l'allure, ce sont des hommes d'honneur et les femmes ont du plomb dans leur tête. David Gemmell ne perd pas le rythme et les évènements s'enchaînent à une vitesse surprenante. On ne s'ennuie pas et tout se tient. J'ai d'ailleurs préféré la fin de cette histoire à celle de Légende car elle est plus complexe et plus travaillée (dans Légende le dénouement est un peu facile et donc moins impressionnant).

Dans ce roman-ci, la thématique de la peur de l'étranger est très présente. D'ailleurs, David Gemmell aurait créé le personnage de Païen (un homme à la peau noire voyagant sur un territoire habité par des hommes à la peau blanche) suite à un propos raciste tenu par un lecteur de Légende.

David Gemmell est un des maîtres incontestables de héroïc fantasy, il nous entraine dans son univers et on ne voudrait plus jamais en sortir. J'ai hâte de poursuivre l'aventure Drenaï avec Waylander!

© Eloo 09/2014

12 mai 2013

La Bibliothécaire de GUDULE

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La Bibliothécaire de GUDULE
Edition Le Livre de poche jeunesse - Coll. Fantastique. 2001. 186 p.
Première édition : 1995

Le Saviez-vous? Gudule est un auteur aux multiples facettes : elle écrit pour les enfants comme pour les adultes, touche  à tous les styles/tous les genres. A travers ses romans, elle a abordé des thèmes comme l'enfance maltraitée, la séropositivité, le racisme, les SDF, etc.

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4ème de couverture :

      "Pourquoi la vieille dame qui habite en face de chez Guillaume écrit-elle très tard la nuit? Quelle est cette jeune fille qui ne sort de chez elle qu'à la nuit tombée? Pour résoudre ces mystères, Guillaume se lance dans un fantastique voyage au pays des livres et de l'écriture..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Avant toute chose, je souhaiterai souligner le fait que La Bibliothécaire est un roman de qualité. A mon sens il est important de le lire une fois dans sa vie car il peut être justement considéré comme une référence dans la littérature jeunesse.
Malgré tout,j'avoue ne pas m'être sentie "en phase" avec l'auteur pendant ma lecture et je vous explique de ce pas pourquoi.

Tout d'abord - et c'est un ressenti tout à fait personnel -, je n'ai pas du tout accroché à la plume de l'auteur. Celle-ci possède un style bien à elle, je dirais même un style reconnaissable, ce qui pour le coup est positif, mais qui malheureusement ne me touche pas.
Ensuite, je me suis rendue compte dès les premières pages que j'avais un livre "très scolaire" entre les mains. Gudule nous raconte une histoire certes, mais on s'apperçoit très vite que celle-ci va lui permettre de passer des messages à ses lecteurs du type : "les livres, c'est bien" & "écrire avec des fautes d'orthographes, c'est mal". J'avoue me sentir un peu vieille pour que l'on me rappelle ces principes-là...

Mais je crois en définitive que ce qui m'a le plus gêné est l'exploitation d'oeuvres déjà existantes. La démarche de l'auteur à travers ce roman est la suivante : faire découvrir aux enfants certains classiques de la littérature jeunesse. En soi, je trouve ça très bien. C'est la méthode pour y parvenir qui ne me convient pas. Guillaume, le personnage principal, entre dans les livres et interragit dans leurs histoires.
Exemple : il va rencontrer Alice (Alice au Pays des Merveilles de L. Carroll) et discuter avec elle. Nan mais allo?
L'auteur se réapproprie des oeuvres qui ne lui appartiennent pas, nous livre sa propre interprétation, permet à ses personnages d'y faire une apparition : pour moi c'est dénaturer l'oeuvre originale ni plus ni moins! On peut me traiter de psycho-rigide mais... On ne touche pas aux classiques!!

Je me sens mieux, je vous ai tout dit.
Je pense qu'il est important de lire ce roman tant que l'on a le bon âge! Je conseille donc cette histoire à tous les 
enfants de 9-12 ans qui je pense seront bien plus réceptifs que moi.
C'est finalement pour eux que l'histoire a été écrite et c'est l'essentiel à retenir!

Lecture idéale en primaire dans le cadre de l'école. Lisez-le tant qu'il est encore temps!

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-> En bref :
#oui : bon roman pour les 9-12 ans!
#non : pas un roman pour la vieille que je suis!

 

© Eloo 05/2013

5 mai 2013

Rouge rubis de Kerstin GIER

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Rouge rubis (t.1) de Kerstin GIER
Editions Milan. 2011. 349 p.

Le Saviez-vous? Vous pourrez très bientôt retrouver Rouge rubis sur grand écran.
Bande-annonce (en allemand) :

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4ème de couverture :

      "Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥ [Coup de Coeur!] • Relecture •

J'ai lu Rouge rubis dès sa sortie en 2011, suivant le conseil de ma libraire avisée. Ce fut un coup de coeur total ; je me rappelle encore, je l'avais lu d'une traite pendant mes vacances en Espagne, au bord de la piscine (oui, ça fait rêver, je sais^^). Malheureusement, je n'avais pas pu vous partager mon ressenti car de retour en France, il était difficile pour moi de mettre des mots sur des émotions déjà trop lointaines. 

Aujourd'hui, j'ai décidé de relire ce roman car je souhaite découvrir sa suite - Rouge rubis est le premier tome d'une trilogie. Les émotions que m'a transmis ce roman sont à nouveau là, et pourtant je sens que ce ne sera pas plus facile de vous livrer mon avis. Soyez indulgent, je vais faire de mon mieux! En fait, c'est comme si ce coup de coeur était inexplicable. Comme si ce roman se suffit à lui-même et auquel il n'y a rien à ajouter.

Relevons tout de même une intrigue originale et une héroïne atypique.
Cela faisait longtemps que je n'avais plus lu un roman young adult fantastique d'une telle qualité. C'est une vraie bouffée d'air frais de sentir que l'auteur est maître de son histoire dès la première ligne et qu'elle ne se laisse pas simplement guider au fur et à mesure de son inspiration. Elle ne laisse rien au hasard et sait pertinemment comment va finir son dernier tome losqu'elle écrit le premier. Le thème abordé, à savoir "la remontée dans le temps", n'est pas nouveau mais Kerstin Gier se l'approprie avec brio.
Passons à l'héroïne Gwendolyn qui m'a beaucoup plu. C'est une jeune fille sans expérience mais qui sait faire fonctionner ses petites cellules grises (Hercule Poirot, sors de ce corps!). Elle est entourée de personnes qui ont chacun un avis bien arrêté sur son don et sur ce qu'il implique mais elle ne se laisse pas influencer et cherche à se faire son propre opinion. Gwendolyn est affublée d'un sacré compagnon de route (et non pas l'inverse comme il le croit!) : Gidéon, un jeune homme qui a une haute estime de lui-même. Comme d'habitude, j'ai dû mal à m'attacher à un tel personnage, mais j'ai bon espoir qu'il s'adoucisse dans les deux tomes suivants (il n'y a pas de raison que le charme de Gwendolyn n'opère pas!) 

Je vais m'arrêter là. Je vous conseille à toutes et à tous de tenter l'expérience Rouge rubis, ça vaut vraiment le coup!

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-> En bref :
C'est un #oui total! Foncez, qu'est-ce que vous attendez?!
#non : /

© Eloo 05/2013

5 juillet 2013

Malronce de Maxime CHATTAM

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Autre-Monde : Malronce (t.2) de Maxime CHATTAM
Editions Albin Michel. 2009. 406 p.

Voir la chronique du tome 1

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4ème de couverture :

      "Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d'énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez... Pénétrez dans Autre-Monde."

 

Mon Avis : ♥♥♥

Après un premier tome coup de coeur, j'attendais bien évidement énormément de la suite... Et la chute peut être fatale! Alors non, Malronce n'est pas une déception mais je l'ai trouvé vraiment en-dessous de son prédécesseur... Dommage!

Nous retrouvons nos trois héros là où nous les avons laissés, ils partent en quête et leur voyage est... long. Pour ne pas dire ennuyeux! Bien sûr, leur chemin est pavé d'embûches mais cela saute très vite aux yeux qu'ils s'en sortiront très bien - et avec un peu trop de facilité.
Au cours de leur remontée vers le Sud, ils vont faire la connaissance de deux clans d'enfants-adolescents aux moeurs & coutumes complètement différentes des leurs. Malheureusement, Matt, Ambre et Tobias ne s'attardent pas chez eux et je l'ai regretté. J'aurais aimé pouvoir m'imprégner davantage de leurs univers, découvrir leurs logis et leur façon de vivre, connaître leur manière d'appréhender ce nouveau monde plus en profondeur, etc.

Dans le dernier quart du livre, l'histoire prend une nouvelle tournure et on est enfin tenu en haleine. Dommage donc qu'il ait fallu s'accrocher jusque là. Je ne vous en dirais pas plus car je ne voudrais pas trop vous en dévoiler.
La fin remontant le tout, j'ai vraiment envie de lire la suite, le troisième tome Le Coeur de la Terre. Maxime Chattam a su créer un univers à part entière, avec sa part de mystère que les personnages et les lecteurs doivent percer à jour. Mais l'auteur doit faire attention à ne pas verser dans la facilité!

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-> En bref :
#oui : un univers fourni et mystérieux qu'on a envie de découvrir, une fin haletante.
#non : un démarrage beaucoup trop lent.

 

 

© Eloo 07/2013

29 mars 2013

Entre chiens et loups (t.1) de Malorie BLACKMAN

Entre chiens et loups

Entre chiens et loups (t.1) de Malorie BLACKMAN
Editions Milan - Coll. Macadam. 2005. 396 p.

Le Saviez-vous? Entre chiens et loups a été récompensé par le Prix Ado-Lisant en 2007, prix belge décerné par des jeunes entre 13 & 16 ans. Source

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4ème de couverture :

      "Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin... Et s'ils changeaient ce monde?"

 

Mon Avis : ♥♥♥

Il était temps pour moi de m'attaquer à ce roman de Malorie Blackman qui a suscité de nombreuses émotions parmi ses lecteurs et qui pourrait être en passe de devenir un incontournable de la littérature jeunesse.

Dans son guide des livres pour les 8/16 ans, Tony Di Mascio nous dit que "lire cette histoire [...] est un exercice salvateur pour pointer les clichés bien ancrés dans les mentalités de chacun" (Je cherche un livre pour un enfant ; p.72). Je lui donne ô combien raison. Toute la force de ce roman réside sur l'inversion mise en scène : ici les noirs sont puissants et dominateurs & les blancs pauvres et marginalisés. Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer Callum - blanc dans l'histoire - noir au vu de ce qu'il vit au quotidien. Cela prouve que nous sommes vraiment formatés par l'histoire de notre propre société.

Plus globalement, je dirais que le synopsis est bien trouvé et qu'il apporte matière à réflexion. Néanmoins, il m'a fallu un certain temps pour entrer dans l'histoire et j'ai eu beaucoup de mal à m'identifier aux personnages (peut-être justement à cause de l'inversion?). Je n'ai pas toujours compris les choix des personnages mais il est clair qu'il est difficile de se mettre à leur place qui est à des lumières de la nôtre. La fin, par contre, m'a vraiment touché (sans surprise, qui ne le serait pas?) et j'ai hâte de me plonger dans la suite.

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-> En bref :
#oui : une situation originale où les "rôles" sont inversés, plume agréable, alternance des points de vue de Sephy & Callum, invitation à la réflexion
#non : difficulté à entrer dans l'histoire (au début) & à m'identifier aux personnages

 

© Eloo 03/2013

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