la fille de l'hiver

 

Auteur : Eowyn IVEY
Editions : Fleuve Noir

Date de parution : 2012
430 p.

 

Le Saviez-vous? Eowyn Ivey s'est inspirée d'un conte traditionnel russe pour écrire ce roman.

 

4ème de couverture :

      "L'Alaska, ses forêts impénétrables, ses étendues enneigées. Son silence. Sa solitude.
Depuis la mort de leur bébé, le mariage de Mabel et Jack n'a plus jamais été le même. Partir vivre sur ces terres inhospitalières paraissait alors une bonne idée. Seulement, le chagrin et le désir d'enfant les ont suivis là-bas et la rudesse du climat, le travail éreintant aux champs les enferment chacun dans leur douleur.
Jusqu'à ce soir de début d'hiver où, dans un moment d'insouciance, le couple sculpte un bonhomme de neige à qui ils donnent les traits d'une petite fille. Le lendemain matin, celui-ci a fondu et de minuscules empreintes de pas partent en direction de la forêt...
Peu de temps après, une petite fille apparaît près de leur cabane, parfois suivie d'un renard roux tout aussi farouche qu'elle. Qui est-elle? D'où vient-elle? Est-elle une hallucination ou un miracle? Et si cette petite fille était la clé de ce bonheur qu'ils n'attendaient plus?

 

Pourquoi Nina m'a choisi cette lecture : 

fille de l'hiver nina

l'avis de Clara • l'avis de Margaud
Le Blog de Nina

 

Mon Avis : ♥♥♥

C'est déjà le second hiver que je me dis que ce roman est la lecture idéale pour la saison. Grâce à Nina, cette fois-ci je l'ai vraiment lu. Je ne saurais finalement dire pourquoi j'avais envie de le lire tout en appréhendant de me lancer dans l'histoire. La couverture est si belle, le résumé si doux, que j'avais peut-être peur d'être déçue. Ce roman n'a pas été un coup de coeur mais je suis heureuse d'avoir pris le temps de le découvrir.

Eowyn Ivey a une très belle plume, pleine de finesse et de poésie. J'ai été impressionnée lorsque j'ai appris qu'il s'agissait d'un premier roman, tant la prose est maîtrisée. A croire que l'auteur a eu d'autres vies 'littéraires' avant celle-ci...

Mabel et Jack, les deux personnages principaux, sont très attachants. Dès les premières pages, leur tristesse s'insinue en nous et nous fait formuler ce voeu silencieux : que quelque chose/quelqu'un  leur redonne enfin le sourire. Les conditions de vie en Alaska sont rudes ; grâce aux descriptions appliquées de l'auteur, je m'imaginais dans la cabane du vieux couple en train de me frotter les mains devant le poële, dans l'espoir vain de me réchauffer. Le ton du roman est rapidement donné : on ne peut pas vivre dans un endroit aussi isolé, seulement survivre. En s'exilant, Mabel et Jack cherchent un nouveau sens à leur vie. Mais peut-on vraiment en trouver un sur les terres froides d'Alaska? Et puis la petite fille apparaît, et la donne change...

Arrivée à la moitié du roman, j'ai trouvé que le récit commençait à tirer en longueur. J'ai eu un petit moment de flottement jusqu'à arriver à la troisième et dernière partie. On passe quelques années et j'ai été à nouveau rattrapée par l'histoire. Finalement, lorsqu'on arrive à la fin de La Fille de l'hiver, on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'un miracle, d'une magie du Nord, si tout est bien réel. Et je crois que ça n'a pas d'importance. C'est un conte, alors tout est possible... Et la petite fille qui sommeille encore en moi a envie de croire.

© Eloo 02/2014