mordechai-anielewicz-non-au-desespoir

 

Auteur : Rachel HAUSFATER
Editions : Actes Sud Junior
Collection : Ceux qui ont dit non
Date de parution : 2010
96 p.

 

→ J'ai eu envie d'en savoir plus sur l'histoire du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale suite à ma lecture du roman d'Erri de Luca Le Tort du soldat (éd. Gallimard).

 

4ème de couverture :

      "Nous ne voulons pas sauver nos vies. Personne n'en sortira vivant. Nous désirons seulement sauver notre dignité d'homme. Il parle, Mordechaï l'ange. Il parle, et calmement il déclare la guerre. On est le 18 avril 1943 et dehors il fait si sombre... Mais en nous une lumière, un petit feu ardent, allumé par lui, notre doux commandant. Il parle et tous l'écoutent, parce qu'il est notre chef, celui qui voit, celui qui veut, celui qui peut. Nous emmener loin d'ici, par le haut, par le beau. Finir en fiers, partir debout, frapper la mort, vivre jusqu'au bout."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥

Je suis très contente d'avoir pu en apprendre davantage sur Mordechaï Anielewicz, un jeune homme intelligent et très courageux. Parfois l'homme est capable de choses dont on ne le soupçonnerait pas. Même s'il savait les juifs du ghetto condamnés, Mordechaï Anielewicz a su leur donner espoir afin qu'ils se battent jusqu'au bout, pour la justice et la liberté. En prenant les armes, les habitants du ghetto de Varsovie n'ont pas subi la violence des nazis, ils se sont défendus et ont choisi leur façon de mourir. Mordechaï Anielewicz était leur guide vers leur délivrance.

Ce documentaire à destination des ados m'a donné envie d'en savoir encore plus sur les combats et la résistance des juifs du ghetto de Varsovie face à leur ennemi nazi. Car il faut bien avouer que ce petit livre reste succinct et qu'il m'a laissé sur ma faim. J'ai été surprise car il s'agit d'un documentaire écrit comme un roman. L'auteur se met dans la peau d'une jeune passeuse d'une douzaine d'année qui fait partie du réseau créé par Mordechaï Anielewicz. Je suppose qu'elle est un personnage fictif mais rien n'est précisé (même si des enfants comme elle ont sûrement existés). Son rôle est de sortir discrètement du ghetto et de récupérer un tas de choses à l'extérieur, de la nourriture comme des armes. Elle est nos yeux et nous raconte le combat de Mordechaï Anielewicz jusqu'à son dernier souffle.

Cette idée de "romancer" un documentaire est un choix éditorial intéressant mais qui rend le tout très "jeunesse". L'auteur ne rentre malheureusement pas dans les détails et je suis ressortie de cette lecture avec l'impression qu'il me manque des éléments. Finalement, ce livre est une mise en bouche qui devrait donner envie à ses lecteurs de se tourner vers d'autres ouvrages qui traitent du même sujet.

© Eloo 12/2014