le chant des esprits

 

Auteur : Sarah LARK
Editions : L'Archipel

Date de parution : 2014
568 p.

 

4ème de couverture :

      "En 1852, Hélène et Gwyneira ont quitté l'Angleterre pour venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui, au crépuscule d'une vie mouvementée, les deux pionnières, toujours liées par une amitié indéfectible, s'inquiètent pour leurs petites-filles, Elaine et Kura, deux cousines que tout oppose.
Belle mais capricieuse, Kura possède une voix magnifique. Portée par la perspective d'une carrière internationale, elle refuse d'assumer son rôle d'héritière de Kiward Station, le domaine familial, pour se consacrer au chant.
Lorsque Kura rencontre William, le fiancé d'Elaine, ce dernier tombe aussitôt sous le charme de la jeune métisse. Dès lors, le drame couve..."

 

Mon Avis : ♥♥♥♥♥ Une bonne lecture mais...

Mon dieu que la première partie de ce roman m'a ennuyé! Je n'ai pas retrouvé assez vite l'émerveillement que j'avais pu ressentir en lisant les descriptions des paysages merveilleux, dans le tome 1. L'auteur s'y attarde moins, comme si elle estimait en avoir fait le tour dans Le Pays du nuage blanc. L'intrigue met du temps à se mettre en place et cela manque de peps.

De plus, les personnages tombent parfois dans la caricature, notamment Kura qui m'a été insupportable pendant de nombreux chapitres. Il semble ne pas y avoir de juste milieu et il ressort de la narration une vision assez manichéenne : les "belles" personnes contre les "mauvaises" personnes. 

J'ai vraiment cru que l'auteur allait baser l'intégralité de son intrigue autour des drames familiaux qui rythment le début du roman. Heureusement, il n'en ai rien et la seconde partie du Chant des esprits s'est révélée bien meilleure. A un moment donné, Sarah Lark provoque une fracture dans la vie "rangée" des deux jeunes filles, Elaine et Kura, et c'est parti pour l'aventure, celle que j'avais tant aimé dans Le Pays du nuage blanc. Nous voyageons à nouveau à l'intérieur des terres de la Nouvelle-Zélande et les belles descriptions sont de retour. Elaine et Kura se prennent enfin en main, volent de leurs propres ailes (même si ce n'est pas sans difficulté) et j'en suis soulagée!

Cette fois-ci, l'auteur attache beaucoup d'importance à la musique maorie et j'ai découvert avec plaisir leurs instruments traditionnels ainsi que la signification du haka et de leurs chants, dont le mystérieux chant des esprits. Sarah Lark met également en avant l'exploitation des mines, ce qui distingue ce second tome de son prédécesseur où nous nous étions davantage intéressés aux élevages de moutons et à la ruée vers l'or.

Parce que la seconde partie de ce roman m'a vraiment emballée, j'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire avec le dernier tome de cette trilogie, Le Cri de la Terre. En espérant que celui-ci soit moins inégal et qu'il me plaise de bout en bout.

Le Chant des Esprits sur la Fnac.com

© Eloo 02/2016