21 novembre 2012

La Quête d'Ewilan (t.3) : L'Île du destin de Pierre BOTTERO

ewilan 33

La Quête d'Ewilan (t.3) : L'Île du destin de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2004. 355 p. 

Le saviez-vous? Pierre Bottero a un jour déclaré : "Enfant, je rêvais d'étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n'arrivais pas à trouver la porte d'entrée vers un monde parallèle ! J'ai fini par me convaincre qu'elle n'existait pas. J'ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d'un monde classique... jusqu'au jour où j'ai commencé à écrire des romans. Un parfum d'aventure s'est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d'étonnantes créatures, des villes étranges… J'avais trouvé la porte." Source 

banniere

 

4ème de couverture :

     "Il s'agissait d'un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu'à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s'immobilisa. - Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s'accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux."

 

Mon Avis : étoile jaune      • Relecture•

L'Île du destin est le dernier tome de la trilogie La Quête d'Ewilan. Aussi pour ne pas gâcher votre lecture et vous laisser entière surprise concernant le dénouement, ma chronique sera relativement succincte.

Je ne peux néanmoins m'empêcher de vous faire remarquer la superbe couverture : Camille y est représentée de façon majestueuse et sûre d'elle.  Sa quête d'identité s'achève, lui permettant enfin de retrouver "l'Ewilan" qui sommeillait en elle. Bravo à Jean-Louis Thouard pour son travail et son talent partagé! (je trouve qu'on ne cite jamais assez les illustrateurs!)

Cette trilogie se termine par une belle conclusion qui nous permet de nous arrêter là. Mais pour celles et ceux qui ne veulent pas quitter Ewilan et ses compagnons, l'auteur laisse également une porte grande ouverte... qui mène tout droit vers la seconde trilogie Les Mondes d'Ewilan. Je vous le dis, tout reste à découvrir!

 

© Eloo 11/2012

Posté par Eloo aime lire à 07:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


10 novembre 2012

L'Amour sans le faire de Serge JONCOUR

serge-joncour-l-amour-sans-le-faire

L'Amour sans le faire de Serge JONCOUR
Editions Flammarion. 2012. 318 p. 

Le saviez-vous? Serge Joncour a commencé à écrire à l'âge de 12 ans. Il s'agissait de pamphlets qui caricaturaient ses professeurs (cela faisait beaucoup rire ses copains de classe). Autre souvenir raconté par l'auteur : "Je n’étais pas le plus brillant, j’étais souvent hors sujet, mais à chaque fois que le professeur remettait les copies, il gardait la mienne pour la fin et il la lisait à voix haute. Je n’écrivais plus un devoir, j’écrivais pour être lu." Source 

banniere

 

4ème de couverture :

      "Après dix ans de silence, Frank téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée."

 

Mon Avis : étoile jaune

Comme bon nombre de romans contemporains français, L'Amour sans le faire démarre lentement. L'auteur prend le temps qu'il juge nécessaire pour poser la situation et nous faire découvrir les deux personnages principaux (= alternance de chapitres, l'un pour Franck, l'autre pour Louise, et ainsi de suite jusqu'à leur rencontre). Pour moi, ce n'est pas un point faible. Je me suis laissée bercer par l'histoire et j'ai patiemment attendu que Serge Joncour me surprenne. Le moins que l'on puisse dire est qu'il y est largement parvenu car on ne s'attend pas à la tournure que prennent les évènements dans l'histoire. De plus, on ne s'attend pas non plus à ce que l'auteur arrive à remuer tant de choses en nous, qu'il arrive à nous procurer autant d'émotion.

Serge Joncour maîtrise son roman de bout en bout, il m'a surpris par certains détails qui révèlent ses connaissances diverses (sur l'Auvergne, l'agriculture, etc.). Et même si certains sujets abordés ne font pas parti de mes sujets de prédilection (la chasse par exemple), l'auteur a quand même réussi à m'embarquer.

Durant les 100 dernières pages, l'histoire prend un nouveau rythme, plus soutenu. Cela correspond au moment où Franck et Louise prennent de l'assurance. J'ai trouvé l'image jolie.
La fin est complètement à la hauteur de mes attentes.
 Elle laisse une porte ouverte à tous les possibles.

Ce roman a vraiment tout pour plaire : l'histoire est belle et touchante, elle nous rappelle à l'essentiel. Quant à la plume, elle est à la fois poétique et pleine de subtilité.
On sent que pour Serge Joncour nous offrir une belle prose est tout aussi important que de nous raconter son histoire. Et c'est vraiment appréciable.

banniere 

Ce roman a été lu dans le cadre de l'opération des "Matchs de la rentrée littéraire", organisé par Priceminister que je remercie. Je donne une note de 18/20 à L'Amour sans le faire de Serge Joncour.
Lien vers la fiche produit

 

Rentrée-Littérraire-V2-logo

© Eloo 11/2012

Posté par Eloo aime lire à 11:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

02 novembre 2012

La Quête d'Ewilan (t.2) : Les Frontières de glace de Pierre BOTTERO

Ewilan 2

La Quête d'Ewilan (t.2) : Les Frontières de glace de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2004. 284 p.

Le saviez-vous? Si Ewilan apprécie la compagnie du petit chuchoteur, son "papa" Pierre Bottero a, quant à lui, une préférence pour les chats.. De son vivant, il en possédait un qui répondait au doux nom de Mouki. Source

banniere

 

4ème de couverture :

      "Les bras de la goule se refermèrent sur Camille qui poussa un cri de détresse. Un froid terrible la saisissait, figeant ses membres et menaçant de faire exploser son coeur. Camille avait si froid qu'elle aurait hurlé si elle en avait été encore capable. Elle ne sentit pas des bras la saisir, l'envelopper dans des couvertures, la frotter, la masser. Il faisait froid. Vraiment trop froid."

 

Mon Avis : étoile jaune      •Relecture•

Quel plaisir de se replonger dans l'univers d'Ewilan!

Après un premier titre introductif, nous entrons ici dans le vif du sujet : la quête! Les personnages nous sont à présent familiers et nous nous y attachons sans peine. Ensemble, ils forment une belle équipe soudée par l'amitié. Leur voyage va être parsemé d'embûches ; je vous promets que ce tome-ci vous tiendra en haleine du début à la fin!

Je souhaite profiter de ce deuxième tome pour vous parler un peu du personnage d'Ewilan qui est une héroïne comme je les aime. Elle n'est ni trop naïve, ni trop capricieuse. C'est une jeune fille de son âge qui retombe volontiers dans l'enfance mais qui n'en oublie pas moins de prendre ses responsabilités et d'assumer ses choix! Elle a dû caractère, mais il est suffisamment dosé pour qu'elle n'en devienne pas insupportable. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et reste fidèle à ses idées.
En bref, je trouve que des héroïnes comme elle se font trop rares dans les romans ados d'aujourd'hui! Alors chers auteurs, prenez exemple : il est bien plus facile de s'identifier à une héroïne comme Ewilan qu'à une petite gourde qui ne sait pas mettre un pied devant l'autre et qui se fait tourner la tête par deux mâles en puissance! (Et oui, Pierre Bottero nous épargne le triangle amoureux - ce n'était pas encore à la mode lors la parution de la saga - et ça fait franchement du bien!)

 

© Eloo 11/2012

Posté par Eloo aime lire à 20:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

25 octobre 2012

La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO

ewilan 1

La Quête d'Ewilan (t.1) : D'un monde à l'autre de Pierre BOTTERO
Editions Rageot. 2003. 283 p. 

Le saviez-vous? C'est à l'âge de douze ans que Pierre Bottero découvre sa passion pour la littérature d'héroïc fantasy, en lisant la  fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux. Sa rencontre avec la plume de J. R. R. Tolkien fut si intense qu'elle l'empêcha de dormir pendant une semaine. Source

banniere

 

4ème de couverture:

      "Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses.
-Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherché, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable..."

 

Mon Avis : etoile_jaune      • Relecture• 

Pierre Bottero est un auteur que j'affectionne tout particulièrement. Je trouve qu'il nous plonge dans des mondes incroyables, dont lui seul a le secret. Sa plume est belle, entrainante et complètement addictive!


J'avais lu la saga La Quête d'Ewilan pour la première fois il y a quelques années, peut-être même à sa sortie... ce qui fait trèès loin! Ca a été un coup de coeur monumental ; si bien que j'étais pleine d'apréhension en me replongeant dans le premier tome, D'un monde à l'autre, il y a quelques jours... Et si je ne vivais plus l'histoire de la même façon? Je l'avais lu adolescente, je suis aujourd'hui une adulte, et la perception/le ressenti n'est plus forcément le même. Ou l'art de s'angoisser... pour rien!

Car c'est une nouvelle fois un coup de coeur! La preuve qu'un bon roman reste un bon roman, qu'importe l'âge du lecteur! Mais alors pourquoi ça prend? Héhé mystère (a t-on vraiment envie de le savoir finalement?), c'est la magie Bottero!

Je pense que l'oeuvre de cet auteur est idéal pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la fantasy. Les grands adeptes du genre trouveront peut-être les aventures d'Ewilan quelques peu enfantines, mais mine de rien, on est rapidement happé dans l'histoire (en ce qui me concerne, j'ai toujours autant de mal à refermer ce livre à la fin d'un chapitre!).

Finalement, le seul petit repproche que j'aurais à faire à ce premier tome, D'un monde à l'autre, c'est qu'effectivement on passe d'un monde à l'autre! Le nouvel univers que l'on découvre aux côtés de Camille et Salim me plait tellement, que pendant ma lecture je n'avais aucune envie que nos deux héros retournent chez eux, en France ; il le fallait bien pourtant...

 

© Eloo 10/2012

Posté par Eloo aime lire à 20:49 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

16 octobre 2012

L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD

arche_derniers_jours

L'Arche des derniers jours d'Eric SIMARD
Editions Syros - Coll. Soon. 2009. 327 p.

4ème de couverture :

      "La Terre, début du vingt-deuxième siècle. Un effroyable conflit planétaire a décimé presque toutes les espèces vivantes et provoqué des mutations génétiques. Des enfants aux pouvoirs étranges se sont réfugiés dans la jungle, auprès des rares animaux ayant survécu. Chaque adomutant a son propre "amimal", qui lui correspond étrangement. Ainsi, Iza et Louve, Lyan et Cerf, Shaona et Aigle, Mynor et Taureau, Youn et Dauphin vivent paisiblement sur une côte sauvage du sud de l'Inde. Mais des hommes armés accostent, manifestement à leur recherche. Cachés dans la mangrove, les adolescents se préparent à riposter farouchement.Ils ignorent que des scientifiques de l'Arche des derniers jours, un inquiétant laboratoire caché au coeur des îles des Cyclades, ont décidé de les capturer afin de pouvoir les étudier..."

 

Mon Avis : ♥ ♥

L'Arche des derniers jours se déroule dans un monde futuriste complètement imaginé par Eric Simard, l'auteur. Nous sommes au vingt-deuxième siècle et pourtant, même si le monde tel que nous le connaissons n'existe plus, il est très facile de s'y retrouver et de s'y immerger aux côtés des autochtones.

A travers les mésaventures d'adolescents un peu sauvages vivants en communion avec la nature, les esprits et surtout leurs "amimaux", ce roman aborde la question de l'éthique : jusqu'où peut-on aller au nom de la science et/ou de l'art?  Jusqu'au sacrifice de vies humaines?
Tout au long des chapitres, l'auteur ne cache pas ses diverses sources d'inspiration : la mythologie, la religion, et très certainement aussi l'oeuvre de Mary Shelley Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Le sujet est prometteur mais l'histoire s'avère finalement assez classique, sans grand coup de théâtre et avec quelques longueurs. Mais ce qui m'a veritablement gêné est l'absence de personnage principal. On peut consiérer qu'il y en a plusieurs, mais ils restent finalement assez mystérieux à nos yeux. Du coup, il est difficile de s'attacher à l'un ou l'autre, même si leur mésaventure nous touche. On a envie de les voir s'en sortir, mais on garde un regard détaché sur l'histoire.

Je crois qu'en conclusion il manque le petit quelque chose en plus à ce roman pour qu'il se démarque des autres du même genre. Seule sa fin peut surprendre, assez "adulte" finalement. On s'attend peut-être à une note plus positive que ça, car nos héros combattent pour une noble cause : pour que triomphe l'humanité et la liberté.

 

© Eloo 10/2012

Posté par Eloo aime lire à 07:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


17 septembre 2012

La Baronne meurt à cinq heures de Frédéric Lenormand

la-baronne-meurt-a-cinq-heures

La Baronne meurt à cinq heures de Frédéric Lenormand ♠
"Voltaire mène l'enquête"
Editions JC Lattès. 2011. 331 p.

 

4ème de couverture :

      "Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux? En ce froid février 1733, c'est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille!). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s'en prenne à d'autres honnêtes gens - à lui-même, par exemple. Heureusement, avec l'aide providentielle d'Emilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu'au cou, celle-ci va l'accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie. Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas..."

 

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Mon avis ira droit au but - inutile d'ajouter des fioritures et autres ronds de jambes, je laisse ça à Voltaire! -, l'essentiel étant que j'ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman.

Le point fort de La Baronne meurt à cinq heures est le mélange réussi des genres : l'intrigue policière et l'humour de l'auteur font bon ménage, et le fait que l'auteur choisisse un contexte historique particulier rend le tout encore plus sympathique.
La résolution du meurtre est à l'image du roman tout entier : décalé. Même si l'auteur semble bien s'éclater, il n'empêche pas que son intrigue est rondement bien mené. Encore un policier comme je les aime : rien de trop glauque ou effrayant, mais une énigme passionnante à résoudre. J'ai eu des soupçons, mais je me suis surtout fait balader. C'est donc réussi! 

En plus d'utiliser en fond une période historique précise, Frédéric Lenormand met en scène des personnages ayant réellement existé (Voltaire, la Baronne de Fontaine-Martel, la Marquise du Châtelet, etc.). Je ne sais pas dans quelle mesure les informations historiques qu'il nous donne sont véridiques ; mais je crois que dans le doute il ne faut pas trop s'y fier : de toute évidence le but premier de l'auteur est de nous divertir, pas de nous informer. Il a choisit un contexte historique qu'il connaît et des personnages qui ont existé pour bâtir son intrigue qui est à mon sens complètement fictive.

Je vous conseille ce roman si vous appréciez les polars-historiques-humouristiques-sans prises de tête!

© Eloo 09/2012

Posté par Eloo aime lire à 10:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 septembre 2012

Métamorphose en bord de ciel de Mathias MALZIEU

métamoprhose en bord de ciel

Métamorphose en bord de ciel de Mathias MALZIEU ♠
Editions Flammarion. 2011. 157 p.

 

4ème de couverture :

      "Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu’à ce qu’un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ». Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. » Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour."

 

Mon Avis : ♥    / spoils \

Mathias Malzieu est une personne aux multiples facettes : chanteur, musicien, écrivain ; on peut dire qu'il a l'écriture dans la peau... et un univers bien à lui. Sa plume est belle, elle nous invite à une valse poétique, parfois hésitante et d'autres fois plus trash. Métamorphose en bord de ciel est truffé de figures de styles, ce qui nous incite à deviner entre les lignes une deuxième interprétation possible de l'histoire, moins littérale.

Dans son roman, Mathias Malzieu a créé un univers suréaliste dans le monde bien réel d'aujourd'hui. Comme une porte qui s'ouvre sur un "après" inconnu, dès que l'on monte sur le toit de l'hôpital, toutes nos certitudes "s'envolent" et tout est à réapprendre. Certains voient en Mathias Malzieu une sorte d'héritier de Lewis Caroll,  oui sauf qu'Alice est dans un rêve, pas sous morphine... Tandis que je n'ai aucun problème à imaginer une jeune fille en pleine discussion avec un lapin blanc portant une montre à gousset, la volière sur le toit de l'hôpital n'arrive pas à me convaincre. Et c'est un problème...

La porte qui s'ouvre vers ce nouvel univers s'ouvre aussi sur tous les possibles. Peut-être que rien n'est réel finalement, peut-être que tout n'est qu'imagination dans la tête de Tom à cause du surplus de morphine ou de la sournoiserie de la betterave... En tous les cas, je n'ai eu cette réflexion qu'après coup ; et malheureusement pendant ma lecture, j'ai eu la nette impression de passer complètement à côté de l'histoire...

Une belle déception. De la poésie et une jolie plume, mais un contenu qui ne m'a pas transporté. Je suis restée en retrait et je n'ai pas réussi à m'envoler aux côtés de Tom 'Hématome'. Je ne donne qu'un à ce roman, non pas parce qu'il n'est pas de qualité, mais parce qu'il n'était pas fait pour moi.

 

© Eloo 09/2012

Posté par Eloo aime lire à 10:57 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

09 août 2012

Les Dix enfants que madame Ming n'a jamais eus d'Eric-Emmanuel SCHMITT

les-dix-enfants-que-madame-ming-n-a-jamais-eus-cover

♠ Les Dix enfants que madame Ming n'a jamais eus d'Eric-Emmanuel SCHMITT
Editions Albin Michel. 2012. 114 p.

 

4ème de couverture :

      "Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius."


Mon Avis : ♥ ♥

Eric-Emmanuel Schmitt n'y va décidément pas par quatre chemins : ce roman, comme ses prédécesseurs, est court et concis. Malgré tout, on y trouve son compte et retrouve la plume de l'auteur avec plaisir. Ce livre avec un titre à rallonge est le dernier né du cycle de l'invisible, dont est également issu Oscar et la dame rose que j'avais déjà lu (les titres sont indépendants les uns des autres).

L'interêt de ce roman sont les anecdotes que Madame Ming raconte sur chacun de ses enfants (j'ai trouvé l'histoire du narrateur très secondaire, et pas forcément indispensable). Elles sont si extraordinaires qu'on doute de leur véracité, mais on se laisse malgré tout gentiment dupé à cause de la sincérité troublante de Madame Ming chaque fois qu'elle commence un nouveau récit. J'ai également aimé découvrir Confucius : personnage historique, il a profondément marqué la civilisation chinoise et est considéré comme le premier "éducateur" chinois. Sachez néanmoins que si vous espériez découvrir la Chine (ses moeurs, ses paysages, etc.) à travers ce roman, il vaut mieux passer votre chemin...

Dans ce conte philosophique, Eric-Emmanuel Schmitt nous offre un peu de sa sagesse, comme toujours.
Ce roman ne sort pas du lot, mais il est agréable à lire.

 

 

confucius_54

"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie."
Confucius (551av. J.C. - 479 av. J.C.)

 

 

© Eloo 08/2012

Posté par Eloo aime lire à 14:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

31 juillet 2012

Éloge de la cellulite et autres disgrâces de Dominique DYENS

eloge de la cellulite

♠ Éloge de la cellulite et autres disgrâces de Dominique DYENS
Editions Héloïse d'Ormesson. 2006. 171 p.

Nouvelles caustiques
Faut-il dégraisser les femmes comme les entreprises?

 

4ème de couverture :

      "Que penser d'une société de laquelle toute femme qui ne serait pas liftée, siliconée, botoxée serait bannie, réduite à la clandestinité ; où les hommes hantés par le spectre du chômage troqueraient leurs épouses contre un emploi ; où l'implantation à l'échelle nationale de Maisons Closes pour Femmes Respectables sauverait l'économie française du marasme?
Cauchemar, hypothèse loufoque, Dominique Dyens observe avec esprit ce monde gouverné par l'apparence et les régimes. Provocatrice et drôle, elle plaide pour les rondeurs et la revanche des ménagères. Entre conte surréaliste et fable contemporaine, ses histoires caustiques renouent avec l'écriture acérée des romancières anglaises.

Un Eloge qui tient la ligne et traite le mal par le rire."

 

Mon Avis : ♥ ♥

J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce recueil de nouvelles écrit par Dominique Dyens ; ce n'était pourtant pas couru d'avance car ce genre littéraire n'est pas franchement ma tasse de thé. Je finis toujours une nouvelle avec un arrière goût d'inachevé sous la langue, et une belle frustration du même coup. Les sept histoires d'Eloge de la cellulite et autres disgrâces font exception, elles me semblent toutes être d'une longueur idéale. L'auteur n'oublie pas que le lecteur est souvent friand de détails, mais elle n'en fait pas trop non plus.

Le résumé présente parfaitement le contenu du livre : c'est grinçant et caustique, un brin caricatural mais aussi avec un fond de vérité (au secours!). Si certaines nouvelles nous présentent le pire, d'autres reflètent la réalité parfois triste de nos vies. Et toujours des femmes qui cherchent leur place dans la société...

Bien que ce recueil de nouvelles ne soit pas un coup de coeur, je ne peux qu'inciter les personnes qui portent un intérêt à Eloge de la cellulite et autres disgrâces à se lancer dans cette lecture. C'est bien écrit, c'est plein d'humour et ça se lit très vite!

 

 © Eloo 07/2012

Posté par Eloo aime lire à 12:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

24 juillet 2012

Et puis, Paulette... de Barbara CONSTANTINE

Et-puis-Paulette-de-B-CONSTANTINE

♠ Et puis, Paulette... de Barbara CONSTANTINE

Edition Calmann-Lévy. 2012. 312 p.

 

4ème de couverture :

      "Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… 
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher. 
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…"

Mon Avis : ♥ ♥ ♥

Il n'y a bien que les hommes seuls qui connaissent le prix de la solitude. C'est à partir de cette constatation que reposent les fondations du roman de Barbara Constantine, Et puis, Paulette... Un homme seul décide d'héberger une femme dans le besoin, puis un homme veuf depuis peu, puis deux autres vieilles femmes... Et puis ça continue comme ça et on se dit que le défilé ne va jamais s'arrêter! Mais qu'importe, la maison est grande et le bruit c'est la vie!

Le moins que l'on puisse dire est que ce roman possède un trop-plein d'optimisme! Autant de solidarité, c'est plutôt rare d'en voir et d'en vivre dans la réalité. Et puis, Paulette... est plein de bons sentiments, mais c'est surtout un roman qui nous ramène aux justes valeurs. Il nous rappelle notamment que même si la vie n'est pas toujours belle, il est toujours possible de s'en sortir quand on s'y met à plusieurs...

Et parce que nous vivons dans une société vieillissante, ce livre est également un souffle de fraicheur qui nous chuchote au creux de l'oreille que les personnes âgées, ok elles sont pas toujours faciles, mais elles ne doivent pas non plus être considérés comme un "poids morts" par les moins vieux... A mon sens, c'est une bien jolie philosophie!

L'écriture de Barbara Constantine est spontanée et tout à fait adéquate à ce type d'histoires qu'elle veut nous raconter... J'aime beaucoup!
Je ne peux que conseiller cette lecture à chacune & chacun!

 

© Eloo 07/2012

Posté par Eloo aime lire à 21:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :